Espagne : Luis Enrique, la dernière chance

Critiqué par les médias et les fans depuis le début de l'Euro, Luis Enrique va devoir trancher : continuer d'insister avec son plan... ou changer radicalement.

Luis Enrique observe ses joueurs pendant un entraînement
Luis Enrique observe ses joueurs pendant un entraînement ©Maxppp
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L'Euro de l'Espagne n'est pas franchement brillant. La Roja a lancé son tournoi avec deux nuls, face à la Suède (0-0) et la Pologne (1-1), et ça passe mal au pays. Les troupes de Luis Enrique ont certes globalement dominé les deux rencontres, se procurant bon nombre d'occasions et auraient peut-être pris 6 points avec un peu plus de réussite de la part des joueurs offensifs... Mais pas de quoi satisfaire les observateurs espagnols, qui en plus d'avoir pointé du doigt certains joueurs comme Alvaro Morata ou Rodri et évoqué un manque de caractère global dans l'équipe, en ont surtout après Luis Enrique.

On le sait, l'ancien du Barça est têtu. Parfois à la limite de l'insolence et très sûr de lui dans ses conférences de presse, il avait déjà suscité de vives réactions à l'annonce de sa liste, décidant par exemple de ne sélectionner que 24 joueurs plutôt que 26, et se passant de certains joueurs comme Iago Aspas ou Jesus Navas, réclamés par l'opinion publique. Puis, certaines décisions, comme son obstination avec Morata en pointe, la présence de Marcos Llorente en tant que latéral droit, et d'autres encore, sont aussi dans le viseur. Nos confrères espagnols reprochent aussi à l'ancien attaquant du Real Madrid et du FC Barcelone d'être trop rigide tactiquement, refusant de troquer son 4-3-3 contre un autre système en cas de difficulté, en cours de match principalement.

La Fédé l'a dans le collimateur

Face à la Slovaquie ce soir, l'Espagne joue son ticket pour les huitièmes. Tout comme le sélectionneur ibérique joue sa tête. Même si les derniers messages en provenance de la Fédération se veulent positifs, publiquement du moins, certains seraient très agacés en interne. Par les résultats, mais aussi par le comportement du coach, qui a notamment critiqué, avant et après les rencontres, l'état de la pelouse du Stade de la Cartuja. Le stade "officiel" de la Roja, depuis que la Fédération a passé un accord avec le gouvernement andalou. Un peu à l'image d'un José Mourinho lors de son passage à Madrid, l'Asturien cristallise l'attention de tout le monde et, en quelque sorte, protège ses joueurs.

S'il ne fait pas l'unanimité, l'ancien international espagnol conserve tout de même des défenseurs, ou du moins des fans qui relativisent et trouvent des circonstances atténuantes aux résultats médiocres de la Roja, comme le manque de réussite des joueurs offensifs, ou un vivier bien moins qualitatif que précédemment. Contre les Slovaques, Luis Enrique est face à un dilemme : insister avec son 4-3-3 et le même onze que lors des deux premières rencontres (il n'y a eu qu'un changement d'un match à l'autre), ou tout chambouler. Lors de l'entraînement de mardi, le sélectionneur ibérique a notamment testé un onze avec quelques nouveautés, comme Eric Garcia, Cesar Azpilicueta, Thiago Alcântara et Pablo Sarabia. À suivre...

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