OL : pendant ce temps-là, John Textor fait ses affaires avec Botafogo...

Par Matthieu Margueritte
4 min.
OL : pendant ce temps-là, John Textor fait ses affaires avec Botafogo... @Maxppp

Sommé par l'Olympique Lyonnais de boucler le rachat du club rhodanien le plus vite possible, l'homme d'affaires américain semble gérer tranquillement le club carioca.

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L’Olympique Lyonnais a perdu patience. Présenté en grande pompe devant la presse française comme le successeur de Jean-Michel Aulas à la tête des Gones, John Textor est-il en train de jouer un vilain tour aux septuples champions de France ? Alors qu’il n’a cessé de repousser la date de son rachat par l’homme d’affaires américain, le club rhodanien lui a mis un sacré coup de pression hier. Désormais, Textor a jusqu’à demain pour se manifester.

« Au regard des avancées réalisées dans les 48 dernières heures, les Vendeurs et OL Groupe ont accepté de concéder un ultime délai à Eagle au 7 décembre 2022 pour trouver un accord final. OL Groupe rappelle que la société Eagle Football Holdings LLC, contrôlée par M. John Textor, s'est engagée auprès de ses principaux actionnaires historiques à acquérir 39 201 514 actions actions OL Groupe. Eagle Football s'est en outre engagée à souscrire, sous réserve de la réalisation de ses acquisitions à une augmentation du capital réservé à l'OL Groupe d'un montant de 86 M€. » Un communiqué cinglant destiné à faire enfin avancer les choses. L’OL arrivera-t-il à ses fins ? Personne ne le sait encore, mais John Textor ne semble pas si chamboulé que ça.

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Actionnaire principal du club de Botafogo, l’Américain semble davantage concerné par l’idée de faire ses petites affaires avec la formation carioca qu’à tout donner pour boucler le rachat de l’OL. Ces derniers jours, Botafogo était en tournée en Angleterre où il a affronté Crystal Palace, club dans lequel Textor est impliqué (0-0). À cette occasion, la formation brésilienne a découvert le centre d’entraînement moderne de Crystal Palace. Un outil de travail que Textor veut exporter au Brésil. « À Crystal Palace, nous avons mis des millions de dollars dans le centre d’entraînement des jeunes et l'équipe principale est de l'autre côté de la rue avec une bonne structure. Mais allez sur le site, vous verrez que parfois ils s'entraînent dans les installations des jeunes, c'est tellement avancé. » Un beau projet à venir donc.

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Silencieux au sujet de l'OL, Textor a des ambitions au Brésil

En attendant, Textor doit régler son différend avec la FERJ, la fédération de football de l’État de Rio de Janeiro. La raison ? Botafogo et Vasco se sont alliés pour protester contre la répartition financière des droits TV du championnat carioca. En clair, Flamengo toucherait deux fois plus d’argent (environ 3,2 M€) que les autres clubs (Botafogo, Fluminense et Vasco). En attendant, Textor pense déjà à la présaison puisqu’il veut que son club aille aux États-Unis en janvier 2023 pour y disputer des matches. Une volonté de développer son business a Brésil qu’il avait confirmé le 30 novembre dernier dans des propos relayés par le site Fogão.

« Je pense qu'un modèle de pur football en soi est très difficile à faire fonctionner. Vous savez, de nombreuses équipes passent beaucoup de temps, beaucoup d'argent, à courir après le succès en compétition. Je pense que les modèles commerciaux, qui se concentrent sur les supporters de l'équipe, ont plus de valeur que l'équipe elle-même. Je pense qu'il existe une relation symbiotique entre le modèle commercial traditionnel du football et certains des nouveaux modèles commerciaux, que nous voyons dans l'espace de consommation technologique. Je pense que le mariage a le potentiel d'être très lucratif. (…) La Ligue anglaise a le meilleur contrat de télévision au monde. Ils ont été parmi les premiers à vraiment s'organiser correctement en tant que ligue. Je pense que nous le faisons très bien ici au Brésil. C'est drôle, je pense que sur le plan compétitif, le Brésil est en avance sur le monde à bien des égards, mais en termes de football, il est loin derrière. Mais je pense que c’est en train de changer. Je savais que ce produit n'était pas conçu comme un produit à des fins de divertissement ». Des mots très commerciaux, pas très en adéquation avec les tristes du ballon rond. Mais Textor semble avoir un plan pour Botafogo. Un peu moins pour l’OL. À moins que…

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