Coupe du Monde 2022 : Dayot Upamecano raconte son nouveau rôle en Équipe de France

Présent face aux journalistes au lendemain de la victoire face à l'Australie (4-1), le défenseur central Dayot Upamecano s'est confié sur sa remise en question et semble assumer son statut naissant en équipe de France.

Dayot Upamecano lors de France-Australie
Dayot Upamecano lors de France-Australie ©Maxppp
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Titulaire aux côtés du Red Ibrahima Konaté, le défenseur Dayot Upamecano a été l'une des satisfactions d'une équipe de France victorieuse avec la manière aux dépens de l'Australie (4-1). Le central du Bayern Munich, en plus d'avoir montré beaucoup d'assurance dans l'axe de l'arrière-garde, s'est également montré intéressant dans les premières relances, cassant des lignes et mettant rapidement la pression sur le bloc adverse. Déjà interrogé sur le succès face aux Socceroos à l'issue du coup de sifflet final, le numéro 18 des Bleus s'est présenté face aux journalistes ce mercredi après-midi pour la traditionnelle conférence de presse.

Et pour son premier match de Coupe du monde, le joueur de 24 ans n'a pas voulu être dépassé par l'enjeu de cette entrée en lice de la sélection championne du monde en titre : «non, j'essaie de ne pas mettre de pression, je prends chaque match comme un autre. C'est sûr qu'il fallait bien commencer, l'équipe a bien fonctionné et je suis très heureux de mon match. Bien sûr, comme j'ai dit, sur le terrain, j'essaie de ne pas me mettre de pression. C'était mon premier match de Coupe du Monde, beaucoup de personnes auraient aimé être à ma place donc il faut que je donne le meilleur de moi-même. J'ai tout donné hier sur le terrain pendant toute la partie. C'est une Coupe du monde, chaque match est difficile. Maintenant, je me concentre sur le Danemark et on va tout faire pour gagner.»

Upamecano s'est remis en cause

Pourtant, avant ce rassemblement pour le Mondial qatari, Dayot Upamecano a subi quelques critiques lors des dernières trêves internationales en raison de performances en demi-teinte. Mais sa prestation face à l'Australie lui a permis de lever quelques doutes et de montrer un nouveau visage en équipe de France : «dans tous les métiers, on est critiqué. J'essaie de me concentrer sur mes performances, pas trop écouter les critiques. J'aime bien qu'on me dise quand j'ai fait des fautes pour essayer de la corriger. Pour m'améliorer, je suis à l'écoute et j'en veux toujours plus. Je n'ai pas eu que des moments difficiles en Equipe de France. Ma première sélection, j'ai marqué un but et on a gagné. Le plus important, c'est de se remettre en question. (...) J'ai beaucoup travaillé sur moi-même. Aujourd'hui, je me sens très bien, que ce soit en équipe de France ou au Bayern. Je me sens très bien dans l'équipe, le groupe vit bien. J'essaie de m'adapter le plus possible et on l'a vu hier, j'ai répondu présent.»

Le Bavarois doit ce nouveau statut en sélection à son style de jeu, qui apporte plus d'imprévisibilité dans le jeu de Didier Deschamps, mais également à une voix plus écoutée dans l'effectif. «C'est mon jeu d'essayer de casser les lignes vers l'avant pour créer un déséquilibre. C'est sûr que c'est un risque, j'essaie d'en prendre moins et je pense que je le fais très bien. J'espère continuer à être performant. Leader ? Je suis défenseur, je vois le jeu devant moi. Quand un joueur ne se replace pas, je dois lui dire, c'est mon boulot. Je le fais très bien et je vais continuer à le faire», a-t-il expliqué en salle de presse, avant de donner des nouvelles de son homologue Raphaël Varane : «il me donne beaucoup de conseils, c'est un très très grand défenseur. Il se porte bien, il s'entraîne. C'est un joueur très important pour nous et j'espère qu'il va pouvoir intégrer le groupe.» Un aîné avec lequel il compte bien avancer main dans la main vers le titre mondial.

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