Ligue des Champions

PSG-Arsenal : Marquinhos a dévoilé ce qu’il a dit à Gabriel à la fin de la finale

Par Matthieu Margueritte
3 min.
Marquinhos et Gabriel @Maxppp

Ç’a été l’une des images fortes de la dernière finale de la Ligue des Champions entre le Paris Saint-Germain et Arsenal (1-1, 4 tab 3). Les deux équipes se sont départagées lors de la séance des tirs au but et ce sont les Parisiens qui ont jubilé après la tentative ratée de Gabriel. Mais très vite, alors que ses coéquipiers sautaient dans tous les sens pour célébrer le deuxième titre consécutif de champion d’Europe, Marquinhos est immédiatement allé réconforter Gabriel. Depuis, les deux hommes ont rejoint la Seleção aux États-Unis et Marquinhos a profité d’une conférence de presse pour revenir sur cet événement et expliquer que le raté du Gunner lui avait rappelé un traumatisme dans sa carrière : son tir au but manqué qui avait provoqué l’élimination du Brésil face à la Croatie lors du Mondial 2022.

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«Je lui ai dit de garder la tête haute, qu’il avait fait une saison incroyable, qu’il avait été le meilleur défenseur du monde cette saison. Et qu’il ne méritait pas de porter ce poids tout seul. Que rien de ce moment n’effacerait la merveilleuse saison qu’il avait réalisée et que nous aurions vraiment besoin de lui ici (aux États-Unis, ndlr). J’étais déjà prêt à fêter ça, mais dès mes premiers pas de course, j’ai eu cette image de Gabi qui m’est revenue en tête, c’est la même image que j’ai eue quand j’ai moi-même raté mon tir lors de la Coupe du Monde 2022, et à ce moment-là, je me suis tourné vers mon coéquipier pour faire preuve d’empathie. Comme j’ai moi-même vécu un moment difficile comme celui-là, je sais quel poids cela représente, ça fait partie de notre carrière ; puis, au fil des jours, on arrive à mieux digérer tout ça et cette cicatrice devient une source de motivation. Mais ce moment-là est très difficile, d’autant plus quand on a l’espoir de marquer le tir au but. Je ne sais pas quelle importance cela a eu pour lui, mais pour moi, ça a été difficile. Comme j’aurais aimé recevoir un câlin à ce moment-là, j’ai quitté la fête quelques minutes pour aller le serrer dans mes bras. Je peux parler de ce que j’ai ressenti après avoir raté un tir au but en Coupe du Monde : j’ai ressenti un poids énorme. Le lendemain, j’ai reçu un message de sa part me remerciant pour ce moment, pour mon soutien, pour l’étreinte, pour les mots que je lui avais adressés. Je lui ai dit que ça avait été ma plus grande victoire ce soir-là, que c’était sympa de voir l’écho que ça avait eu : ma mère est venue, fière de ce que j’avais fait, ma femme, ma famille, mes frères. C’était le plus beau titre que j’ai remporté ce soir-là. Nous, les joueurs, on doit très vite passer à autre chose, on n’a pas le temps de s’attarder sur ce qu’on a déjà vécu. Je ne peux pas rester à faire la fête éternellement, on a déjà d’autres choses à faire ici, et lui aussi.»

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