Jean-Michel Aulas dresse le bilan de Juninho à l'OL

De retour à l'OL depuis deux ans, Juninho a eu des bons et de moins bons moments. Le Brésilien, qui sort d'une relation tendue avec Rudi Garcia, a également connu des choix pas toujours heureux sur le mercato seulement ce sont les résultats sur le long terme qui comptent pour Jean-Michel Aulas. Le président lyonnais a d'ailleurs dressé le bilan de son directeur sportif.

Jean-Michel Aulas et Juninho pendant une conférence de presse
Jean-Michel Aulas et Juninho pendant une conférence de presse ©Maxppp
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Cela fait maintenant deux ans que Juninho est revenu à l'OL. Jean-Michel Aulas l'a admis de lui-même, il lui a longtemps couru après. Durant trois ans, le président de l'institution rhodanienne a travaillé au corps l'ancien numéro 8 du club. Pendant tout ce temps, le Brésilien a estimé que son heure n'était pas encore venue, avant de se jeter dans le grand bain à l'été 2019. Après deux saisons, l'heure est au constat. C'est le boss lui-même qui a dressé le bilan lors d'un long entretien accordé à Olympique et Lyonnais ce lundi soir. Aulas se dit heureux mais donne également quelques axes de progression pour la suite.

«C’est un bilan qui est positif. On a une totale confiance avec Vincent Ponceau, qui est le relais administratif de Juninho. Juni a le foot dans le cœur et doit savoir utiliser toutes les ressources du club pour trouver les solutions. Il a de grands pouvoirs pour mettre en œuvre nos idées. On travaille en permanence et on peut progresser, moi sur le plan du foot (rires) et lui sur le plan managérial. On est un ensemble qui cohabite sur des valeurs et des mutualisations très fortes. Et ce n’est pas un grain de sable qui va tout remettre en cause», explique Aulas, évoquant la fin de l'aventure en eau de boudin avec Rudi Garcia.

Aulas apprécie le travail de Juninho

Depuis son retour comme directeur sportif, Juninho n'a pas connu que des succès. Première décision pour l'après-Bruno Genesio, embaucher Sylvinho, un entraîneur brésilien sans expérience du banc de touche, mais rodé au haut niveau grâce à une carrière bien remplie. Hélas, l'expérience tourne court. L'ancien latéral est dégagé dès le mois d'octobre 2019 et est remplacé par Rudi Garcia. L'ancien technicien de l'OM n'est pas très apprécié par le vestiaire, ni par les supporters, et connaît des divergences avec Juninho mais emmène l'OL en demi-finale de Ligue des Champions, avant d'échouer à qualifier le club en Ligue Europa la saison dernière (notamment à cause de l'arrêt prématuré du championnat) et en Ligue des Champions cette saison.

«Avec Sylvinho, ça n’a pas collé mais Juninho est un garçon intelligent. Le choix Rudi Garcia s’est inscrit dans un choix de mois d'octobre, avec des entraîneurs disponibles. C’était le choix le plus raisonné et le plus ambitieux aussi. On va en demi-finale de Ligue des Champions. On est aussi champion d’automne. Sur l’effectif et avec les choix de Rudi et de Juni, on n'était pas loin quand même. Il y a eu un grain de sable et une fin de saison qui n’a pas marché, et qui a donné raison à ceux qui n’en voulaient pas », regrette un président lyonnais soulignant tout de même certains apports.

Des points à améliorer

Ces échecs sportifs sont aussi ceux de Juninho, lequel n'a pas toujours obtenu les bons résultats en termes de mercato. Andersen, Koné ou encore Reine-Adélaïde n'ont connu qu'une seule saison avant d'être prêtés, mais ces cas-là sont à mettre en balance avec des choix plus heureux comme la venue des Brésiliens Bruno Guimarães et Lucas Paqueta. Il faudra désormais se servir de ces expériences pour l'ancien joueur qui, à 46 ans, n'est qu'à l'aube de cette nouvelle carrière. La venue de Peter Bosz devrait également pacifier ses relations avec le staff technique.

«Il a une philosophie forte et on l’a choisi pour ça, insiste Jean-Michel Aulas. Il y a une connivence forte avec Juni. Nous sommes une fusée avec plusieurs étages. Il fallait d’abord Juni, je lui ai couru après pendant 3 ans. Il y a eu ce démarrage. Il a tout le pouvoir pour insuffler cette philosophie et ces valeurs, c’est sans doute pour cela que ça n’a pas toujours fonctionné avec Rudi. » Il était donc à nouveau temps de retenter l'expérience d'un technicien étranger après le court passage de Sylvinho. «Avec Peter (Bosz), ils sont en symbiose. On peut s’améliorer. On a fait un pas positif».

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