Arsenal, OM : la désillusion est terrible pour Ethan Nwaneri
Arrivé dans la peau d’un grand espoir anglais, Ethan Nwaneri vit un prêt particulièrement compliqué à l’OM. Pendant ce temps, Arsenal, où il est sous contrat jusqu’en 2030, s’est qualifié pour la finale de la Ligue des Champions et reste en position de favori pour remporter la Premier League.
Ethan Nwaneri avait probablement un pincement au cœur mardi dernier. Un gros même. Pendant que lui et le reste de ses coéquipiers étaient punis à la Commanderie, condamnés à plusieurs jours de mise au vert forcée par la direction, le jeune Anglais voyait ses petits copains d’Arsenal se qualifier pour la finale de la Ligue des Champions en battant l’Atlético de Madrid 1-0. La Premier League est aussi à portée de main. Cruel parallèle des trajectoires pour celui qui a été prêté à l’OM l’hiver par les Gunners et qui est en train de vivre une expérience difficile en France. Il a plusieurs fois été tancé par Habib Beye, la dernière fois après le match contre Nice, qu’il n’a d’ailleurs pas joué.
«C’est un joueur de qualité, mais il doit nous en donner beaucoup plus dans son engagement au quotidien. D’autres joueurs en ont donné bien plus». Pendant que lui reste sur le banc, d’autres jeunes comme Nouhoum Kamissoko (21 ans), Tadjidine Mmadi (19 ans), Ugo Kadmiri (18 ans), Hilan Hamzaoui Slimani (20 ans) et Ange Lago (21 ans) ont tous fait leurs premières apparitions chez les professionnels. C’est même à se demander si on reverra le milieu offensif de 19 ans sous le maillot olympien d’ici la fin de la saison, lui qui n’est plus apparu depuis la défaite à Lorient le 18 avril. Il avait disputé 31 minutes ce jour-là.
Beye ne le fait plus jouer
Pour sa dernière titularisation, il faut carrément remonter au 8 février et la déroute face au PSG. Roberto De Zerbi, qui dirigeait son dernier match, l’avait remplacé dès la mi-temps. C’est le problème originel de l’international espoirs anglais. Il a accepté d’être prêté (sans option d’achat) à Marseille pour travailler avec le technicien italien. Malheureusement pour lui, trois semaines après sa venue, RDZ s’en est allé. Sous Beye, l’ailier a tout de même joué une heure face à Lille. Il est entré dès la 18e minute pour remplacer Greenwood blessé et avait même ouvert le score… avant d’être lui-même sorti à la 75e.
Avec 11 apparitions seulement toutes compétitions confondues avec l’OM (412 minutes de temps de jeu pour 2 buts et 1 passe décisive), le bilan est faible. Il a encore moins joué qu’à Arsenal en première partie de saison (12 apparitions, 515 minutes, pour 1 but) alors que c’était justement l’objectif recherché. L’Angleterre elle-même s’est émue de son sort, évoquant carrément «un fiasco» quelques jours après ce fameux tir au but raté en quart de finale de Coupe de France contre Toulouse. 5e tireur ce soir-là, un choix plutôt surprenant d’ailleurs, le gaucher avait bazardé sa frappe au-dessus de la barre, précipitant l’élimination des siens.
Arsenal ne le retiendra pas
C’est l’autre tournant de son aventure marseillaise. Nwaneri garde toujours une belle cote outre-Manche. En mars, il a même brillé avec les U21 anglais en compagnie de son ami Lewis-Skelly. L’un cire le banc dans un club en perdition, l’autre postule à une place de titulaire en finale de C1. Arsenal observe d’ailleurs cette situation avec un certain détachement. «Si nous pouvons compter sur des joueurs issus du centre de formation, c’est évidemment bien mieux, car l’identité est là. (…) Mais ils doivent le mériter, et pas seulement pendant une semaine, ni un mois, ni même des années, comme n’importe qui d’autre», prévenait Arteta à la mi-avril. Nwaneri espérait gagner en légitimité avec ce prêt, il est finalement plus proche d’un départ définitif, pas à l’OM bien sûr.
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