Des nouvelles de... Karel Poborsky

C'est l'histoire d'un mec qui ne se laisse pas faire. Karel Poborsky est un dur à cuire, pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.

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À quelques mois de la Coupe du Monde 2006, celui qui détient le record de sélection (118 capes pour la République tchèque) quitte le confort du Sparta Prague, où il est un indiscutable titulaire, pour Ceske Budejovice, alors en Deuxième Division. La faute à une embrouille avec son entraîneur. Le capitaine de la sélection tchèque retourne donc dans le club de ses débuts dont il est aussi co-président. En sélection, Poborsky est indiscutable. Depuis ses débuts, Karel a toujours été sélectionné, tant son apport sur le flanc droit n’a pas d’équivalent dans le pays. Il est l’un des hommes de base du système Karel Brückner et ses performances dans les grandes compétitions ont toujours justifié son apport.

C'est d'ailleurs lors de l'Euro 96 que « Kaya » et la République Tchèque se révèlent. Alors que son pays atteint la finale à la surprise générale, le milieu droit impressionne par sa technique et son sens de la passe juste. Après une louche somptueuse en quarts de finale face à Victor Baia et le Portugal tout entier, les plus grands clubs européens lui font la cour et c'est Manchester United qui décroche la timbale. Le vieillissant Andrei Kanchelskis parti, c'est le Tchèque qui est chargé de l'animation côté droit. Mais, après une acclimatation difficile, il doit faire face à l'éclosion d'un jeune blondinet, un certain...David Beckham.

En 1998, Poborsky file à Benfica où il retrouve peu à peu ses qualités et martyrise tous les arrières gauches de Superliga à coups de dribbles géniaux, d’accélérations meurtrières et de centres qui se transforment souvent en passes décisives.

La Lazio, alors au sommet du football italien, vient le chercher au mercato d'hiver 2001, après que ses excellentes performances à l’Euro l’aient rappelé au bon souvenir des recruteurs. À Rome, la concurrence est rude mais ce dernier parvient tout de même à faire son trou. Vingt matches lors de sa première saison, vingt-neuf en 2001-2002, Poborsky devient un des piliers du club Laziale. Mais, à 30 ans, Karel veut rentrer à la maison. Il accepte donc la proposition du Sparta Prague, prend le brassard de capitaine et enchaîne les saisons de haute volée. Jusqu'à ce fameux clash.

A l'issue de la saison 2006-2007, le capitaine de la "Reprezentace" raccrochait ses crampons. Avant de revenir en sélection, cette fois comme directeur technique. Un rôle qui lui va comme un gant au regard de ses qualités de meneur.

N McA.

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