Ça part totalement en vrille au Séville FC !
Le club andalou sombre dans la crise et se rapproche très dangereusement de la zone rouge. Et les supporters en ont marre…
Qu’il semble loin le temps où le Séville FC terrorisait tout le monde en Europa League… Véritable ogre dans la deuxième compétition européenne, avec un palmarès monstrueux de 5 titres remportés entre 2014 et 2023, l’écurie andalouse ne fait aujourd’hui plus peur à personne. Ce week-end, Séville s’est par exemple incliné face à la lanterne rouge du championnat espagnol, le Real Oviedo (1-0).
La situation devient très complexe sur le plan sportif, puisque l’équipe de Luis García Plaza, qui est arrivé sur le banc de l’équipe il y a deux semaines pour remplacer l’Argentin Matías Almeyda, se retrouve à la dix-septième place de la Liga, deux points au-dessus du premier relégable. Un déclassement sportif qui ne date pas de cette saison, puisque le club s’est désormais habitué à se retrouver en deuxième partie de tableau. Mais à Séville, beaucoup redoutent que cette saison soit celle de la relégation, qui serait un terrible coup dur pour le club, déjà très instable sur le plan financier et institutionnel.
Une situation critique
L’accueil réservé aux joueurs par les supporters à l’aéroport a logiquement été très tendu, avec de vives insultes. José María del Nido Carrasco, président du club, a aussi été pris pour cible, lui qui est considéré comme le principal responsable des soucis actuels du club. Il faut dire que le club est marqué par ce conflit familial entre le dirigeant et… son père, président historique du club, José María del Nido Borrego, qui accuse son fils de trahison. Une guerre en coulisses qui a des conséquences évidentes sur le club, qui a aussi connu le départ de son emblématique directeur sportif Monchi. Résultat : un club instable, des décisions majoritairement mauvaises, comme le symbolisent les neuf entraîneurs passés par le club en quatre ans.
Les scènes de tension ne se sont pas arrêtées à l’aéroport, puisqu’une fois les joueurs arrivés au centre d’entraînement pour repartir chez eux, ils ont été accueillis par des supporters, dont certains cagoulés. La police a dû intervenir pour éviter des débordements qui auraient pu être très sérieux. Il faut dire que le panorama actuel du club est désolant et qu’il y a très peu de motifs d’espoir pour la suite, avec une équipe très faible, un club en crise et un pessimisme généralisé au sein des supporters et des médias locaux. Et le calendrier ne va pas aider puisque sur les huit journées restantes, le Séville FC doit encore jouer contre l’Atlético, dès ce week-end, et affrontera aussi des clubs de la première partie de tableau comme la Real Sociedad, Villarreal, le Real Madrid et le Celta…