PSG : Khvicha Kvaratskhelia a mis tout le monde d’accord en 28 minutes
Sur le banc au coup d’envoi, Khvicha Kvaratskhelia a répondu de la meilleur des manières et en moins de 30 minutes contre Chelsea au Parc des Princes en inscrivant deux buts et une passe décisive pour propulser le PSG vers un succès précieux (5-2), en 8es de finale de la Ligue des Champions, et répondre ainsi aux critiques accumulées ces dernières semaines.
C’est ce qu’on appelle une réponse par les actes. Absent du onze de départ de Luis Enrique, Khvicha Kvaratskhelia a fait taire tous ses détracteurs mercredi soir au Parc des Princes en 8es de finale aller de Ligue des Champions face à Chelsea. Pas forcément en verve ces dernières semaines en Ligue 1, notamment lors de la défaite (1-3) contre l’AS Monaco vendredi dernier, le Géorgien débutait sur le banc. Luis Enrique a fait ce choix fort en préférant Désiré Doué, qui n’a pas réussi à peser sur le match et profité de cette opportunité. C’est dans cette optique que l’entrée de Kvaratskhelia à la 62e minute a totalement renversé la rencontre parisienne. Dès ses premiers instants sur le terrain, Khvicha Kvaratskhelia a imprimé sa vitesse, sa technique et sa créativité dans le jeu parisien. De quoi réveiller les troupes de l’entraîneur espagnol.
«On est toujours prêts, que ce soit titulaire ou remplaçant. Le coach insiste beaucoup pour ça. Aujourd’hui, nos remplaçants ont vraiment fait la différence donc c’est très bien», a d’ailleurs souligné Bradley Barcola en zone mixte. A peine entrée, Kvara était déjà au four et au moulin avec une première contribution décisive survenue à la 74e minute, lorsqu’il a délivré une passe millimétrée pour Vitinha, qui est parvenu à conclure brillamment d’un lob magistral au-dessus de Jorgensen pour redonner l’avantage au PSG. Ce geste a permis au club francilien de prendre l’ascendant psychologique après l’égalisation de Chelsea et a rappelé que l’attaquant géorgien pouvait faire la différence dans les grands rendez-vous européens, là où ses critiques avaient été les plus sévères en championnat. «C’est toujours un peu difficile quand on entre en cours de jeu depuis le banc, mais j’essaie simplement de faire mon travail et je pense que j’ai très bien joué aujourd’hui. Pour autant, nous avons encore un long chemin à parcourir, donc je me concentre sur le prochain match», a expliqué Kvara à PSG TV. Et la fin de rencontre a été un véritable festival pour Kvaratskhelia.
Un remplaçant qui envoie un message
À la 86e minute, il a conclu une action collective d’une frappe limpide et, en toute fin de match (90e+4), le numéro 7 du PSG a signé son doublé personnel, transformant un match équilibré en succès éclatant (5-2) pour le PSG. Après la rencontre, l’ancienne pépite de Dinamo Batoumi a affiché une grande sérénité et une confiance retrouvée. Il a salué l’importance de cette victoire face à Chelsea et rappelé que le travail restait à faire pour valider la qualification. «Je suis heureux d’avoir aidé mon équipe et d’avoir gagné contre Chelsea qui est une bonne équipe. Je suis heureux de ce match. On reste le PSG, je pense qu’on a montré ce soir qu’on était capable de tout. Il faut juste continuer de cette manière, on a pris deux buts, il faut analyser les erreurs qu’on a faites. On est content de gagner avec trois buts de plus. Maintenant, on va être concentré sur le prochain match», a analysé le natif de Tbilissi. Une prestation spectaculaire qui symbolise une réponse éclatante aux critiques, mais aussi la force collective du Paris Saint-Germain dans ce début de phases finales.
En moins de 30 minutes, celui qu’on surnommait Kvaradona en Italie a donc inscrit deux buts et délivré une passe décisive, se voyant logiquement désigné homme du match par l’UEFA. Sa performance a, non seulement, illustré son talent, mais aussi sa capacité à répondre aux critiques accumulées en Ligue 1 contre des adversaires jugés moins exigeants. D’ailleurs, avec son doublé et sa passe décisive comme remplaçant, Kvaratskhelia est impliqué dans plus de buts en 19 matchs de Ligue des Champions (15) qu’en 35 matchs de Ligue 1 (14). De quoi faire regretter Luis Enrique d’avoir opté pour ce trio offensif sans l’international géorgien ? Loin de là. «Des regrets d’avoir mis Kvara sur le banc ? Non. Ce qu’on recherche est la meilleure solution pour les joueurs. Si on devait recommencer le match maintenant, je referais la même chose», a affirmé Luis Enrique en conférence de presse, taquin et souriant devant le parterre de journalistes présents. En tout cas, l’ancien chouchou du Napoli a rappelé son talent offensif et technique, indispensable pour les grandes soirées européennes.
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