Ligue 1

Les folles propositions d’Olivier Létang sur l’arbitrage français

Olivier Létang a souvent les arbitres dans son viseur, à l’instar de son coup de sang le week-end dernier lors de LOSC-Stade Rennais. Pour améliorer la situation, il a soumis quelques propositions lors du dernier conseil d’administration de la LFP.

Par Maxime Barbaud
2 min.
Olivier Létang @Maxppp

Jusque-là, Olivier Létang s’était plutôt tenu sage cette saison. La décision de M. Wattelier d’expulser Alexsandro dès la 13e minute lors de la défaite à domicile contre le Stade Rennais (2-0, samedi 3 janvier) l’a rendu fou. Après son entraîneur Bruno Genesio, lui aussi a explosé à la mi-temps. « Vous savez ce que vous avez fait, c’est une honte, c’est un scandale », dénonçait-il en s’adressant à l’arbitre du match, qui n’a fait qu’appliquer le règlement en vigueur. Le président lillois est coutumier des critiques envers l’arbitrage. Il nourrit même la grande ambition de le réformer, de le moderniser.

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Lors du conseil d’administration de la Ligue de football professionnel le 4 décembre dernier, un mois avant LOSC-Stade Rennais donc, il avait dressé un bilan très dur à l’égard des arbitres. « Nous ne pouvons plus accepter un système dans lequel nous avons tous les week-ends et sur plusieurs terrains des décisions qui ne sont plus compréhensibles (…). Comment est-il possible de se tromper sur des situations qui sont pourtant limpides ? Cela a un impact sur la compétition, sur le classement final, donc des impacts forts », regrettait-il dans des propos que L’Équipe s’est procuré. Il a aussi critiqué la note salée du financement à l’arbitrage.

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Létang propose un recours à l’IA comme solution

« Les coûts embarqués (25 millions d’euros par saison) sont importants par rapport aux résultats obtenus », surtout mis en rapport avec les résultats, peu probants selon lui, de la VAR, venant carrément à remettre en cause son utilisation. Létang ne fait pas que critiquer, il propose également. Dans son discours, il développe des axes d’amélioration, notamment le recours à la technologie comme l’utilisation de l’intelligence artificielle, qui pourrait permettre d’« atteindre zéro erreur évidente ». « Une comparaison avec d’autres outils d’analyse (l’IA) pour voir comment améliorer les décisions », milite le dirigeant, soutenu par certains collègues comme Waldemar Kita.

La position de la Direction Technique de l’Arbitrage (DTA), incarnée par son président Anthony Gauthier, est pour le moment inconnue. Un autre problème structurant doit être réglé, celui du financement de l’arbitrage pour le football professionnel. La FFF a pris une grande partie des frais en charge la saison dernière (10 M€) et s’apprête à couvrir la même somme pour l’exercice en cours afin de soulager la LFP. Elle ne veut pas aller plus loin, elle qui a présenté un déficit de 8,7 M€ l’an dernier. Létang, lui, est favorable au maintien de cette aide. En attendant, il doit passer en commission de discipline, comme Genesio, après son coup de sang du week-end dernier. Coutumier des faits, il risque une suspension relativement longue, en plus d’une amende. Et pour ça, il n’y aura pas besoin d’IA.

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