Matchs Amicaux

Équipe de France, CdM : Didier Deschamps a-t-il trouvé son quatuor offensif ?

À quelques jours de l’entrée en lice de l’équipe de France face au Sénégal lors de la Coupe du Monde, Didier Deschamps semble avoir avancé dans sa réflexion concernant son animation offensive. Les deux rencontres de préparation face à la Côte d’Ivoire (1-2) et à l’Irlande du Nord (3-1) ont offert plusieurs enseignements, notamment sur les positionnements des attaquants, leurs complémentarités et les différentes options à disposition du sélectionneur.

Par Josué Cassé
5 min.
La joie des Bleus face à l'Irlande du Nord. @Maxppp

Une défaite face à la Côte d’Ivoire, un succès face à l’Irlande du Nord et beaucoup d’enseignements avant le début de la grande messe du football mondial, ce jeudi 11 juin. Voilà le bilan de l’équipe de France avant son entrée en lice face au Sénégal dans une semaine. Lundi soir, au stade Pierre-Mauroy, les hommes de Didier Deschamps - qui fêtait sa dernière sur le sol français - ont assuré l’essentiel grâce à un Michael Olise XXL et auteur d’un triplé historique. Alignés en 4-2-3-1 avec un quatuor offensif composé de Doué, Dembélé, Olise et Mbappé, les Bleus ont montré un visage plutôt encourageant.

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Olise et Mbappé indéboulonnables, Doué a marqué des points

Si la défense, portée par le retour de William Saliba, a retrouvé une certaine solidité malgré un nouveau but encaissé, et que le duo du milieu Tchouameni-Rabiot a tenu la baraque, un autre constat s’est imposé : la relation technique entre Michael Olise et Ousmane Dembélé a de quoi séduire. Alors que l’ailier du Bayern Munich a brillé avec un triplé, le joueur du PSG a, lui, évolué dans un rôle hybride, alternant entre l’axe et le côté droit. Une organisation qui n’a rien d’un hasard. «Il est rayonnant comme en témoigne sa saison au Bayern Munich», a d’ailleurs salué Didier Deschamps au sujet d’Olise.

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«Tout semble facile pour lui en ce moment et il se montre très efficace. Il possède une capacité impressionnante à répéter les efforts», a par ailleurs ajouté le technicien français. Une qualité précieuse qui permet au sélectionneur de confier au Bavarois un rôle plus fixe sur le côté droit tout en laissant davantage de liberté à Dembélé. Le principal intéressé ne semblait d’ailleurs pas perturbé par ces ajustements tactiques. «À droite ou dans l’axe ? Un peu des deux, on change beaucoup, cela n’a pas beaucoup d’importance», notait le Ballon d’Or après la rencontre. «On bouge beaucoup, on dézonne avec les trois, on essaie de bien se comprendre depuis mars». Après ces deux nouvelles rencontres amicales, la mobilité des attaquants tricolores semble d’ailleurs constituer l’une des principales armes des Bleus.

Deschamps cherche la cohérence avant tout

«Il y a une position de départ qui peut changer en cours de match et c’est ce qui est important. La possibilité de permuter avec Michael est intéressante, notamment grâce aux efforts défensifs qu’ils fournissent», assumait Deschamps, interrogé sur le match discret de Dembouz. Et d’ajouter : «face à un bloc bas, c’est toujours difficile, mais il y a une bonne entente entre eux. Cela nous offre différentes options, avec aussi d’autres joueurs capables d’évoluer dans plusieurs zones du terrain». Pour autant, outre le positionnement de ses hommes, une question centrale subsiste encore : quel sera le quatuor offensif titulaire des Bleus sur le sol américain ? Si le capitaine Kylian Mbappé et l’impressionnant Michael Olise semblent indiscutables, le débat reste plus ouvert pour le reste.

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Ballon d’Or en titre et auteur d’une nouvelle saison époustouflante avec le PSG, Ousmane Dembélé part, malgré tout, avec la faveur des pronostics. «C’était un galop de reprise pour être prêt le 16», rappelait d’ailleurs Deschamps, qui pourra également compter sur le talent de Rayan Cherki dans la même zone. Enfin, sur le côté gauche, Bradley Barcola conserve de solides arguments grâce à sa percussion et sa capacité à attaquer la profondeur mais Désiré Doué, qui a marqué de précieux points face à l’Irlande du Nord, pousse de plus en plus fort. Plus polyvalent, brillant techniquement et capable d’apporter davantage entre les lignes, le Golden Boy offre un profil différent susceptible de séduire dans certains contextes.

Cherki et Barcola, jokers de luxe ?

Un débat similaire à celui évoqué, plus haut, concernant le poste de meneur offensif ou de faux ailier intérieur où Rayan Cherki a tout d’une alternative crédible grâce à sa créativité et sa faculté à déséquilibrer les blocs regroupés. En conférence de presse, Didier Deschamps n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler qu’il disposait de nombreuses solutions : «même si Barcola n’a pas commencé, avec Désiré Doué et Rayan Cherki, ça laisse des options différentes avec des profils un peu différents et des joueurs qui peuvent évoluer dans plusieurs zones». Une chose est sûre, le sélectionneur des Bleus semble, plus que jamais, privilégier les complémentarités plutôt qu’une hiérarchie figée.

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En d’autres termes, l’architecte tricolore a bien l’intention de trouver la combinaison la plus cohérente selon l’adversaire et le scénario du match, plutôt que d’aligner les quatre «meilleurs» joueurs offensifs. À l’heure d’aborder le Mondial, une tendance se dégage tout de même. Olise a, sans aucun doute, gagné sa place dans le onze de départ grâce à son état de forme exceptionnel. Dembélé, malgré une préparation adaptée, conserve lui la confiance du staff français. Capitaine des Bleus, Kylian Mbappé animera lui la pointe de l’attaque française. Derrière eux, Barcola, Doué et Cherki devraient alors se partager le temps de jeu restant dans une concurrence particulièrement ouverte.

Qui sera le VRAI leader offensif de la France au Mondial ?
Génération de l'image en cours

«Oui j’ai mon onze en tête, il y a un onze qui commencera mais on aura aussi besoin d’entrants performants. Il faut une équipe de départ mais on a plusieurs options», confirmait DD en conférence de presse. Après les rencontres face à la Côte d’Ivoire et à l’Irlande du Nord, une certitude semble, quoi qu’il en soit, se dégager : rarement le sélectionneur français n’a disposé d’autant de profils complémentaires pour animer son attaque. Une richesse qui pourrait finalement devenir l’un des principaux atouts des Bleus aux États-Unis. Premiers éléments de réponse le mardi 16 juin prochain où l’équipe de France lancera sa compétition face au Sénégal au MetLife Stadium de New York.

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