Le possible rachat du Séville FC par Sergio Ramos met le feu à l’Espagne
Le défenseur espagnol, en quête d’un nouveau challenge sportif, est aussi à la tête d’une offre pour racheter son club de coeur, le Séville FC.
Des sifflets, des insultes et des huées. C’est ce qu’on entend dans les travées du Sanchez Pizjuan depuis plusieurs saisons maintenant. Après avoir raflé de nombreux titres dans les années 2000 et 2010, faisant régner la loi en Europa League notamment, le Séville FC s’est engouffré dans une crise sportive, financière et institutionnelle qui en a fait un habitué de la deuxième partie de tableau. Bien loin des premières places et des derniers tours de compétition européenne auxquels on était habitués avec les Sévillans, aujourd’hui onzièmes au classement de la Liga.
Guerres de clans en interne au point où un père et un fils (les Del Nido) se sont même fait la guerre, situation financière difficile et résultats catastrophiques ; on peut le dire, le Séville FC n’est plus que l’ombre de lui-même. En ce moment, le club est d’ailleurs à un tournant de son histoire. De nombreuses offres de rachat sont arrivées sur la table, dont une qui en a interpellé plus d’un en Espagne, puisqu’on retrouve, en tête d’affiche du projet… un certain Sergio Ramos. Ancien joueur du club et grand nom du foot espagnol, celui qui est à la recherche d’un club pour relancer sa carrière entend en même temps aussi sauver son club de cœur, lui qui a grandi à Séville dans une famille sevillista, avant d’en défendre les couleurs.
Ramos veut sauver Séville
Ces dernières heures, de nombreux détails ont fuité sur ce projet de rachat auquel est lié l’ancien du Real Madrid et de la Roja. Il s’agit d’une offre de 400 millions d’euros pour s’emparer de 100% du capital du club, même si les investisseurs souhaitent d’abord faire un audit complet des comptes du club. Bien évidemment, ce n’est pas une somme que Ramos mettrait de sa poche, et le vétéran défenseur central est surtout l’image et le visage d’un projet mené par des fonds étrangers dont l’identité reste encore méconnue. A ces 400 millions d’euros, il faudrait ensuite ajouter d’autres investissements pour assainir les comptes du club et développer certains secteurs et branches de l’écurie sévillane, sans parler du mercato.
Seul hic pour l’instant, une offre faite par un groupe américain est pour l’instant supérieure à celle du projet Ramos. La mauvaise relation entre l’ancien numéro 4 du Real, qui remonte à plus de vingt ans et son départ du Real déjà et les propriétaires actuels pourrait aussi compliquer la situation. Mais comme l’indique la presse espagnole, Ramos est déterminé et il veut tout faire pour remettre son club sur le droit chemin, et il sait qu’il peut compter sur le soutien de l’opinion publique sévillane, qui est consciente de son amour pour le club et qui sait que ses intentions sont bonnes. Quoi qu’il en soit, les affaires extra footballistiques de l’Espagnol se portent plutôt bien. Sa société immobilière a dépassé les 2 millions d’euros de revenus lors de sa première année d’existence, et il aurait même monté un empire en ayant investi dans la pierre, mais aussi dans l’élevage bovin, la mode et l’art. A noter que si le club venait à être vendu au projet mené par Ramos, ce dernier n’aurait pas le droit de signer en tant que joueur dans un club de Liga… En Espagne, et pas qu’à Séville, ce dossier est suivi de très près et déchaîne déjà les passions.
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