Le communiqué cinglant des ultras de l’OGC Nice après les échauffourées
Le climat du côté de Nice est toujours aussi bouillant. Alors que les différentes voix du club se lèvent ces dernières heures, une partie des ultras azuréens a également décidé de sortir du silence après les échauffourées survenues dimanche dernier. Ce jeudi soir, la Populaire Sud Nice a ainsi publié un communiqué cinglant, annonçant qu’elle allait boycotter les prochains matches du Gym… «L’association Ultra Populaire Sud Nice, fidèle depuis 40 ans au club et à son histoire, ne peut accepter que les supporters niçois soient salis. À la suite du communiqué de presse publié par les joueurs de l’OGC Nice et des nombreuses réactions médiatiques qui ont suivi, l’association Ultra Populaire Sud Nice tient à apporter des précisions concernant les événements survenus au centre d’entraînement dimanche soir. Le rassemblement, qui s’inscrit dans un climat de colère accumulée alimentée par l’attitude déconnectée, parfois méprisante, de certains joueurs envers le maillot, le club et son public, n’a en aucun cas été initié et coordonné par l’association Ultra Populaire Sud Nice. Nous avons d’ailleurs communiqué via notre avocate, Maître Lucie Lomelet, sur le sujet. Lors de ce mouvement spontané, l’ambiance était hostile. Les chants étaient virulents. II serait malhonnête de le nier. Cependant, nous réfutons catégoriquement les accusations de violences physiques. Aucun coup, aucun geste violent n’a été relevé par les forces de l’ordre. Une version confirmée par l’administration compétente elle-même: Aurélie Lebourgeois, directrice de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes, a déclaré: « les équipes de police n’ont pas constaté de scènes de violences ciblées pendant les incidents. Le soir même, il n’y a pas de constatations de blessés et aucune intervention des secours sur place ». C’est uniquement le lendemain, sur la base de déclarations individuelles, que deux plaintes ont été déposées. Nous prenons acte de l’ouverture d’une enquête, que nous appelons à être rigoureuse et impartiale, uniquement fondée sur des faits vérifiables», peut-on lire dans un premier temps.
«Nous refusons les amalgames et les surenchères. Nous refusons la calomnie. Nous aurions pu comprendre que les joueurs verbalisent une crainte ou même condamnent ce mouvement populaire, mais nous ne pouvons pas accepter qu’ils accusent les personnes présentes de violence physique. Ce qui s’est passé dimanche soir mérite d’être éclairci, pas déformé. Avec les joueurs, qui signent un communiqué aux allégations fausses, aux théories complotistes notamment celle sur la passivité des forces de l’ordre, la confiance est rompue. Avec un coach aux abois, lâché par une partie de ses joueurs, qui trouve du réconfort auprès de ses supporters mais qui dans un pseudo élan d’union sacrée et afin de feindre une unité au sein de son vestiaire tourne sa veste du jour au lendemain. Aussi. Avec des actionnaires visibles seulement par leur nom sur les murs du centre de formation devenu maison INEOS où l’identité de notre club ne persiste plus. Aussi. Avec les dirigeants qui cautionnent tout ça sans rien faire. Aussi. Nous savons que tous ceux qui n’acceptent pas le mensonge, l’irrespect et la manipulation de ces Knysna de pacotille boycotteront le prochain match. Les prochains matchs. Nous qui travaillons toute la semaine. Nous qui leur donnons nos week-ends. Nous qu’ils bafouent ce jour ne souhaitons plus nous déplacer pour assister une fois de plus à leur comportement scandaleux. Vous ne nous intéressez plus. Et puisque certains d’entre vous brandissent la loi, êtes-vous sûrs que vous la respectez ? Et puisque certains d’entre vous brandissent l’empathie et le respect, êtes-vous sûr d’être irréprochables ? A nous de vous demander des comptes sur vos nombreux dérapages qui circulent sur les réseaux sociaux et dans toutes les discussions de supporters. Face à l’inacceptable, pas sûr que le vestiaire, le club et le tribunal médiatique restent solidaires. Vous ne déshonorez pas seulement l’OGC Nice, mais le football et le sport de haut niveau dans son entièreté. Nous, maçons, étudiants, chômeurs, reprenons le chemin de nos familles, vous n’en faîtes plus partie». Ambiance…