Ligue 1

Méforme, mercato, dépôt de plainte et psychodrame avec Haise : Jonathan Clauss lâche ses vérités

En délicatesse à l’OGC Nice, Jonathan Clauss a finalement pris le contre-pied en prolongeant son contrat. Il a expliqué sa décision en conférence de presse, revenant au passage sur les derniers mois compliqués entre son faux départ au Bayer Leverkusen, l’altercation avec les supporters, et les tensions avec la direction.

Par Maxime Barbaud
3 min.
Jonathan Clauss @Maxppp

C’est peu de dire que Jonathan Clauss était particulièrement attendu en conférence de presse ce vendredi. L’actualité ne manque pas autour du latéral droit pour retracer son actualité immédiate (sa prolongation jusqu’en 2028 officialisée ce jeudi) et du début de saison. Entre sa frustration de ne pas partir pour le Bayer Leverkusen l’été dernier, ses prestations en nettes baisses, comme le reste de l’équipe du reste, le coup de pression médiatique à son encontre de Franck Haise ou encore l’altercation avec les supporters niçois, le latéral droit avait quelques sujets sur le feu. Sa prolongation de contrat déjà a pu étonner, lui qui voulait s’en aller il y a encore 5 mois à peine.

La suite après cette publicité

«On en a discuté. Après, il y a eu les événements que tout le monde connaît, le mercato qui a été compliqué à gérer parce que j’ai vu une grosse opportunité, assure le joueur en référence aux négociations avec le Bayer Leverkusen. J’avais fait en sorte de me battre pour l’avoir. Ça ne s’est pas fait. Ça ne voulait pas dire que les discussions autour d’une prolongation étaient scellées. Il a fallu un temps de réflexion. J’ai prolongé et j’en suis très content. Il a fallu digérer le mercato de cet été et se reconcentrer sur l’essentiel : c’est mon football, c’est l’OGC Nice. Je me sens bien ici», aborde celui qui vit encore une période délicate sur le plan sportif (22 matchs joués, 1 but et 3 passes décisives toutes compétitions confondues).

La suite après cette publicité

Clauss fait amende honorable

En octobre, il y a d’abord eu cette pique de Haise après la victoire à Rennes (2-1). «Ce qui est sûr, c’est que s’il est absent plusieurs semaines, ce n’est pas à cause du genou», ironisait le technicien. Au club, on a soupçonné le joueur de feindre une blessure pour se venger de son départ raté en Bundesliga. Clauss est finalement revenu dans le groupe après deux matchs pour se soigner mais cet épisode a mis en lumière le malaise entre les différents acteurs. D’autant qu’au même moment le club a amorcé sa chute vertigineuse de résultats avec pas moins de 10 défaites consécutives. Une série terrible qui a fini par mettre fin à l’aventure de Franck Haise mais aussi du président Fabrice Bocquet.

«Il y a eu un enchaînement de beaucoup de choses. C’est sûr que mon début de saison, avec ce mercato-là, n’était pas du tout facile à vivre, reconnaît l’international français. Je m’étais projeté sur quelque chose de grand, à savoir Leverkusen. Je m’étais imaginé beaucoup de choses. Ça ne s’est pas fait. J’ai eu du mal à le digérer. Psychologiquement, je n’étais pas à 100 %. Après, il y a eu plusieurs petits événements qui ont un peu fait ressurgir de moins bonnes choses. Je n’étais pas concentré pleinement sur ce que j’avais à faire. Mais aujourd’hui, je me suis remis la tête à l’endroit. Depuis un certain temps, je montre un autre visage.» La dernière rencontre face à Strasbourg (1-1) laisse présager de meilleures choses.

La suite après cette publicité

Objectif Mondial avec les Bleus

Il faudra aussi se faire accepter des supporters avec qui la crise est profonde depuis ce retour de Lorient. Certains joueurs comme Jérémie Boga et Terem Moffi sont en arrêt de travail depuis et une enquête a été ouverte après les violences commises. Clauss, lui, a voulu déposer plainte avant de se rétracter. «Ça s’est passé dans le feu de l’action. Il y a eu cette question qui s’est posée, comme certains ont pu le faire. Mais le fait de se poser la question ne veut pas dire qu’on va le faire. J’ai juste pris la décision de ne pas le faire parce que j’estimais que ça ne servait à rien. C’est entré dans un coin de ma tête et c’est ressorti très vite», explique-t-il. C’est désormais sous la houlette de Claude Puel que le latéral doit se remettre dans le bon sens de la marche pour atteindre son grand objectif : la Coupe du Monde.

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Copié dans le presse-papier