Super League : Aleksander Ceferin règle de nouveau ses comptes et dézingue Andrea Agnelli

Trahi par Andrea Agnelli lors du projet de Super League, le président de l'UEFA Aleksander Ceferin a une nouvelle sorti la sulfateuse pour charger l'Italien et les dirigeants à l'origine de tout ça.

Aleksander Ceferin lors du Congrés de l'UEFA le 20 avril 2021
Aleksander Ceferin lors du Congrés de l'UEFA le 20 avril 2021 ©Maxppp
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Il y a déjà plusieurs semaines, la planète football vivait un petit séisme avec la création un dimanche soir de la Super League réunissant les plus grosses écuries du continent. Face à la fronde des supporters et à la colère de plusieurs dirigeants, la plupart des formations se sont retirées du projet tandis que trois autres ne sont pas officiellement sorties : le FC Barcelone, le Real Madrid et la Juventus. Justement, concernant la Vieille Dame, un homme avait fait beaucoup parler, à savoir Andrea Agnelli.

Patron de l'Association européenne des clubs (ECA) au moment des faits, le président du club italien avait surpris son ami Aleksander Ceferin, le boss de l'UEFA qui a défendu corps et âme la Ligue des Champions. Derrière, leur relation s'est complètement rompue et les deux hommes ont enchaîné les sorties médiatiques dans la presse pour tirer à boulets rouges sur l'autre. Et il faut croire que Ceferin l'a encore en travers de la gorge. Dans un entretien accordé à So Foot, le patron de l'instance européenne n'a pas mâché ses mots envers Agnelli.

«À mes yeux, Agnelli n'existe plus»

«Dans cette affaire, on peut classer les protagonistes en trois catégories. Je mets Andrea Agnelli dans la première. Là, c'est personnel. À mes yeux, cet homme n'existe plus. Je pensais que nous étions amis, mais il m’a menti droit dans les yeux jusqu'à la dernière minute du dernier jour, en m’assurant qu'il n'y avait pas de quoi s'inquiéter. Alors que la veille, il avait déjà signé tous les documents nécessaires au lancement de la Super League. Dans la deuxième catégorie, je place un groupe de dirigeants que j’estimais assez proches de moi et dont je regrette qu'ils ne m'aient pas dit à l'avance ce qu'ils prévoyaient de faire. Enfin, dans la dernière catégorie, il y a les dirigeants avec qui je n'avais pas de contacts privilégiés. Je ne les blâme pas, mais ils devront eux aussi subir les conséquences de leurs actes», a d'abord lancé le Slovène.

Derrière, Aleksander Ceferin en a remis une couche en évoquant plus largement le projet de cette nouvelle compétition : «en fait, c'était un combat sociétal qui se jouait en toile de fond et c’est précisément pour cela que les réactions ont été aussi brutales. Est-ce que douze milliardaires ont le droit de débouler comme ça et nous priver de notre sport ? Est-ce que l'argent achète tout ? Le football est bien plus qu’un simple jeu, il fait partie intégrante de nos nations, de nos cultures et de nos sociétés. C’est pour ça que leur lecture de la situation était complètement à côté de la plaque. Par la suite, je leur ai demandé : « Comment n'avez-vous pas réalisé que vous marchiez dans la merde ? » Je veux dire, avec tous leurs conseillers, tout l’argent que ces clubs peuvent mobiliser...» Le message est bien passé.

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