Coupe du Monde 2026 : Mauricio Pochettino et les États-Unis deviennent la risée du monde
Au cœur d’une immense polémique avant le match, les États-Unis ont finalement été balayés par la Belgique. Une élimination qui tourne au fiasco pour Mauricio Pochettino, Donald Trump et la FIFA.
L’image est terrible pour les États-Unis. Après plusieurs heures de polémique autour de la levée de la suspension de Folarin Balogun, obtenue grâce à une décision exceptionnelle de la FIFA sur fond d’intervention assumée de Donald Trump et de la Maison Blanche auprès de Gianni Infantino, la sélection américaine espérait faire taire les critiques sur le terrain. C’est tout l’inverse qui s’est produit. Devant son public, dans un huitième de finale présenté comme un rendez-vous historique, Team USA a été balayée (4-1) par une Belgique largement supérieure. Le retour de Balogun, devenu le symbole de cette affaire, n’a absolument rien changé au scénario. Pire encore, cette élimination donne aujourd’hui une tout autre lecture à une polémique qui avait déjà largement dépassé le cadre sportif.
Sur la pelouse, la Belgique n’a laissé aucune place au doute. Charles De Ketelaere a éclaboussé la rencontre de son talent avec un doublé, Hans Vanaken a profité d’une énorme erreur de Matt Freese pour alourdir le score avant que Romelu Lukaku ne termine le travail dans le temps additionnel. Les Américains n’ont jamais semblé capables de répondre à l’intensité imposée par les Diables Rouges malgré une égalisation heureuse en première période. Balogun, au centre de toutes les discussions depuis plusieurs jours, s’est procuré quelques situations sans jamais peser réellement sur le destin de son équipe. Au coup de sifflet final, les États-Unis quittent leur Coupe du Monde sur une lourde humiliation. Après avoir obtenu le retour de leur attaquant dans des circonstances inédites, Donald Trump, la Fédération américaine et la FIFA se retrouvent désormais confrontés à une réalité bien plus cruelle. La décision la plus controversée du tournoi n’aura finalement servi à rien.
Un scandale historique… pour rien
En conférence de presse, Mauricio Pochettino n’a pas cherché à masquer la supériorité belge ni les lacunes affichées par son équipe. « Je pense qu’aujourd’hui, nous n’avons tout simplement pas montré notre vraie qualité en tant qu’équipe. Je veux féliciter la Belgique car ils ont été bons. Mais je pense que nous n’étions pas à notre niveau. Nous avons commencé de manière médiocre. Nous n’avons jamais trouvé le rythme du match. Même après avoir marqué, dans l’action suivante, nous avons encaissé un but. C’était une très mauvaise journée. Nous n’avons pas montré la qualité des matchs précédents. Nous devons accepter que nous n’étions pas bons. Nous n’avons pas besoin de trouver des excuses. La FIFA et toutes les personnes impliquées différentes ont expliqué, et ce sont les règles. C’était une explication claire, donc je n’ai aucun commentaire à faire là-dessus. La Belgique a été la meilleure équipe. » Le sélectionneur américain a ainsi refusé de s’abriter derrière la polémique qui accompagne son équipe depuis plusieurs jours, préférant reconnaître sans détour l’échec sportif de cette soirée.
Longuement interrogé sur les accusations de favoritisme et sur le rôle joué par Donald Trump dans le dossier Balogun, Mauricio Pochettino a également tenu à défendre sa position personnelle. « D’une manière personnelle, quel est l’intérêt d’insulter ou de recevoir beaucoup de messages négatifs ou de menaces ? Ma position est la suivante. Je suis l’entraîneur principal et les règles disent qu’il est possible pour la fédération d’essayer de rendre le joueur disponible. Ma position était d’entraîner l’équipe. Si vous avez Balogun disponible parce que le comité de discipline de la FIFA l’a autorisé, alors ce n’est pas un problème. Mais d’une manière personnelle, je me sens tellement déçu par trop de gens qui parlent de politique et de manipulation ou d’éthique et d’intégrité. Ce n’est pas une excuse de dire que nous n’avons pas performé à cause de cela. Ce n’est pas vrai». Une prise de parole qui n’effacera sans doute pas les nombreuses interrogations nées de cette affaire. L’élimination sèche face à la Belgique transforme désormais cette séquence en immense fiasco pour les États-Unis, dont la victoire médiatique obtenue avant le match s’est finalement terminée par une lourde défaite sur le terrain.
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