Amiens SC : Bernard Joannin crie à l'injustice

Catapulté en Ligue 2 après la décision prise par le conseil d'administration de la LFP, Amiens ne compte pas en rester là.

Le président de l'Amiens SC, Bernard Joannin.
Le président de l'Amiens SC, Bernard Joannin. ©Maxppp

L’Amiens SC l’a mauvaise. Victime collatérale de la décision de la LFP de geler le classement, la formation picarde, dix-neuvième au moment de la coupure liée au coronavirus, est reléguée en Ligue 2 et ce alors qu’il restait dix journées de championnat à disputer et donc pas moins de trente points à distribuer. La pilule est d’autant plus dure à avaler sachant que Nîmes (dix-huitième après 28 journées) n’est qu’à quatre points et qu’une confrontation directe aurait du avoir lieu à l’occasion de la 33e journée de Ligue 1.

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Interrogé par la communication du club lors d’un live sur la page Facebook de l’ASC, le président Bernard Joannin n’y est d’ailleurs pas allé par quatre chemins : « Une injustice ? Oui car sur les matches retours nous avions joués les équipes les plus fortes. Nous avons joué le PSG, Marseille, Lyon et nos concurrents ne les ont pas joué. Donc il y a une forme d’injustice dans ce jugement. L’équité sportive n’est pas respectée. » En effet, le Nîmes Olympique devait encore croiser le fer avec l’Olympique Lyonnais (à Lyon) et recevoir le Paris Saint-Germain d’ici à la fin de championnat. Pas une mince affaire.

Un recours juridique envisagé

Mais comme l’AC Ajaccio plus tôt dans la journée ou l’OL il y a quelques heures, Amiens ne compte pas se laisser faire. « Je vais me battre avec toutes mes équipes pour faire valoir nos droits parce que je pense que cette décision n’est pas juste », a encore lâché le président amiénois, avant d’ajouter : « nous allons attendre le procès-verbal de ce conseil d’administration, il y aura aussi un passage à l’assemblée générale et nous nous réservons le droit d’aller plus loin pour que la justice passe. »

Ainsi, le club - qui assure au passage qu’il est toujours suivi par ses sponsors - va devoir mener un double jeu : d’un côté combattre cette « injustice » et de l’autre préparer une éventuelle descente : « je suis déjà dans l’après. Dans l’après pour défendre notre cause, mais dans l’après pour aussi construire autour de Luka Elsner (l’entraîneur) et de John Williams (le directeur sportif) et de tous mes actionnaires, une autre équipe, une belle équipe pour l’année prochaine. »

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