Un joueur dénonce les méthodes inhumaines des Girondins de Bordeaux pour le virer
Etienne Beugre, attaquant ivoirien qui vient de quitter les Girondins, s’est offert une sacrée sortie médiatique dénonçant les pratiques de la direction…
Actuellement leaders du Groupe A de National 2, les Girondins se rapprochent, peu à peu, d’un retour vers les sommets du football français. Tombés très bas, les Bordelais vivent une saison particulièrement réussie. Mais voilà qu’Etienne Beugre vient de s’offrir une sortie médiatique assez remarquée. L’attaquant ivoirien, qui a récemment quitté le club au scapulaire pour rejoindre Qyzyljar au Kazakhstan, a dénoncé les méthodes bordelaises, avec des dirigeants « qui n’ont pas été humains ».
Selon lui, le club a voulu se débarrasser de lui tout au long du mois de janvier, employant des méthodes fortes. « Déjà, quand je suis arrivé, j’ai salué tout le monde, j’étais tranquille, et on m’a interdit de participer aux séances vidéo, en avant match. Ils partaient et moi je restais dans le vestiaire, seul. C’est là que j’ai compris que Bordeaux n’avait plus besoin de moi. Je ne participais plus aux séances vidéo. Je pouvais rester dans le vestiaire, ou aller sur le terrain », a-t-il expliqué à Le Kpakpato Sportif, dont les propos sont rapportés par Girondins4Ever.
Une mise au placard totale
« John Williams est venu me voir en me disant "‘"ce n’est pas de notre faute mais on va fermer le centre (où il vivait, NDLR), il faut que tu trouves un appartement"’". Mais non, car dans mon contrat il était écrit que c’était Bordeaux qui me logeait, donc si je prenais un appartement c’était à Bordeaux de le payer. J’ai tellement vécu de situations… Mais ceux qui ne savent pas vont dire "il gagne bien sa vie", etc…. La carte de séjour c’est moi qui l’ai faite. Ils ont pris le rendez-vous pour ça, ils m’ont coupé dans mon salaire pour financer ma carte de séjour. Mais je ne l’ai jamais dit, c’est uniquement aujourd’hui que j’en parle. On a dit des trucs sur moi, c’est de trop, il fallait que j’en parle. Bordeaux est un grand club… Mais il faut que les dirigeants voient le mal qui a été fait. Bordeaux est un grand club, je respecte le club, raison pour laquelle je n’ai pas voulu dire quoi que ce soit sur le moment », a dénoncé le joueur formé à l’AS Denguélé, qui vient d’ailleurs de marquer lors de sa première apparition au Kazakhstan.
« Quand je suis revenu, ils voulaient tellement me faire partir, qu’ils m’ont supprimé du groupe WhatsApp du club. Ils m’ont dit qu’à partir de maintenant, je m’entrainais avec la réserve… Bruno Irles a dit qu’on me donnait jusqu’au 31 janvier pour partir, mais on ne m’a jamais dit ça en face, il n’a jamais osé. Pendant les fêtes, on s’est fait des petits cadeaux. On a essayé de faire de bons cadeaux et la femme de Bruno Irles… (rires). Chacun en fait tirait un papier pour savoir à qui il devait faire un cadeau. Et sa femme tombe sur moi… Elle m’a fait un cadeau, c’était ce truc que l’on met au cou pour partir en avion… Là, je me suis dit qu’ils savent vraiment que je dois partir (rires) », a conclu le joueur qui était arrivé à Bordeaux en hiver 2025. Il a aussi expliqué que son arrivée dans le vestiaire à l’époque, avec le plus gros salaire du club, avait déjà fait polémique en interne et posé problème avec un coéquipier. Une aventure bordelaise qu’il voudra logiquement laisser derrière lui le plus rapidement possible…
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