L’Espagne veut sévir contre les supporters qui huent les hymnes nationaux

Par Valentin Feuillette
2 min.
Aymeric Laporte @Maxppp

Les huées entendues lors de l’hymne espagnol avant la finale de la Coupe du Roi à Séville ont relancé le débat en Espagne sur les sanctions contre les supporters qui s’en prennent aux symboles nationaux. La législation actuelle prévoit déjà des mesures : la loi 39/1981 protège notamment le drapeau et les institutions de l’État, tandis que l’article 543 du Code pénal sanctionne publiquement les offenses à l’Espagne ou à ses emblèmes par des amendes pouvant aller de sept à douze mois. Dans le cadre des événements sportifs, la loi sur la sécurité citoyenne autorise aussi des sanctions administratives pouvant atteindre 30 000 euros après enquête de la commission contre la violence dans le sport. Malgré ce cadre juridique, les poursuites restent rares. En 2009, le tribunal national avait estimé que le fait de siffler l’hymne ne constituait ni une incitation à la haine ni une insulte directe à l’État. En ce sens, l’Espagne est prête à lancer un mouvement sur la planète foot à l’approche de la Coupe du Monde.

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Dans d’autres pays, les sanctions peuvent être plus sévères ou au contraire inexistantes. En France, huer La Marseillaise lors d’un événement public peut entraîner une amende pouvant atteindre 7 500 euros et jusqu’à six mois de prison, avec la possibilité de suspendre un match. En Chine, le manque de respect envers l’hymne peut être assimilé à un trouble à l’ordre public et entraîner de lourdes peines. Aux États-Unis, en revanche, la liberté d’expression empêche toute sanction malgré un code de conduite recommandant de se tenir debout, la main sur le cœur. D’autres pays prévoient aussi des sanctions comme en Italie et au Portugal, des amendes ou des peines de prison sont possibles en cas d’irrespect envers les symboles nationaux, tandis qu’en Russie des amendes importantes peuvent être infligées. En Argentine, la loi prévoit même des peines pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison pour outrage à l’hymne ou au drapeau, alors qu’au Venezuela de telles sanctions existent aussi, même si ce type de comportement reste extrêmement rare.

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