OM : l'ascension fulgurante de Pablo Longoria

Le dirigeant espagnol a connu une ascension pour le moins incroyable au cours de sa jeune carrière. Le point.

Pablo Longoria en pleine interview
Pablo Longoria en pleine interview ©Maxppp
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Il n'aura fallu que quelques mois à Pablo Longoria pour convaincre tout le monde à Marseille. Comme dévoilé par La Provence son édition du jour, l'Espagnol de 34 ans a séduit les équipes de Frank McCourt. De par son travail acharné et sa vision du foot, mais pas que, puisqu'il s'est parfaitement adapté à ce fameux contexte marseillais, difficile à maîtriser, surtout pour un étranger. Jacques-Henri Eyraud par exemple n'y était pas parvenu.

Une nouvelle page glorieuse dans la jeune carrière du dirigeant ibérique. Son ascension est en tout cas fulgurante. Du haut de ses 18 ans seulement, celui qui était surnommé « le gamin de la Playstation » - il a développé sa passion pour le scouting très tôt via les jeux vidéo de foot - a commencé à travailler pour l'agent Eugenio Botas, qui avait pour client l'entraîneur Marcelino, qu'il a régulièrement conseillé. Après un court passage dans la cellule de recrutement de Newcastle entamé à 21 ans, il endosse son premier rôle à haute responsabilité à 22 ans, devenant le responsable de recrutement du Recreativo Huelva, fraîchement promu en Liga. Il y frappe un premier grand coup : Florent Sinama Pongolle, arrivé de Liverpool et brillant en Andalousie avant de filer à l'Atlético.

C'est la première fois qu'il aura le rôle de patron

Son carnet d'adresses énorme et sa maîtrise de six langues lui permettent de vite se voir offrir des postes à l'étranger, et il arrive à l'Atalanta à 24 ans. Deux ans plus tard, il prend la tête de la cellule de recrutement de Sassuolo, puis, deux ans après, se voit offrir le même poste à la Juventus, du haut de ses 28 ans. En terres turinoises, il a donné une nouvelle direction à la politique mercato de la Vieille Dame, notamment sur le recrutement de jeunes joueurs, forçant pour recruter Rodrigo Bentancur par exemple, avec qui il a passé une semaine à Buenos Aires pour le convaincre de rejoindre son club. Il a montré être capable de boucler des dossiers de haut calibre comme d'être performant dans la détection et la signature de jeunes espoirs.

Ensuite à 31 ans, il rejoint Valence au poste de directeur sportif, formant un trio redoutable avec le DG Mateu Alemany et l'entraîneur Marcelino, menant l'équipe de la cote méditerranéenne au titre de Copa del Rey en 2019, avant de partir suite à des désaccords avec la polémique direction singapourienne de l'écurie de Liga. Il aura en tout cas été à l'origine de plusieurs joueurs prometteurs à Valence, à l'image de la pépite américaine Yunus Musah. Vient ensuite l'arrivée à Marseille en juillet, avant d'être propulsé au poste de président. Son poste le plus important sur son CV, mais surtout, la première fois qu'il aura une fonction administrative et pas uniquement axée sur le football. Mais nul doute qu'il aura les ressources pour s'en sortir...

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