Le Real Madrid prend encore cher en Espagne !
Diminué et secoué par le Celta de Vigo hier, le Real Madrid a remporté une victoire aussi précieuse que miraculeuse (2-1). Il n’est pas épargné par les critiques non plus.
C’est encore un petit miracle qui a sauvé le Real Madrid hier. Vainqueur in extremis 2-1 sur la pelouse du Celta grâce à un but à la 4e minute du temps additionnel de Fede Valverde. Comme souvent, c’est avec une frappe à mi-distance que l’Uruguayen a fait la différence. Il a en plus eu la chance de voir sa tentative être déviée par Marcos Alonso, pour trouver la lucarne de Radu, pris à contre-pied. Avant le déplacement du Barça ce soir sur la pelouse de l’Athletic, la Casa Blanca revient à un point du leader, et n’a pas dit son dernier mot.
Le titre en Liga n’est pas joué mais pour ce qui est du jeu, le Real Madrid est évidemment encore très loin de ses standards habituels. Certes très diminué entre les blessures d’Alaba, Bellingham, Ceballos, Camavinga, Militao, Mbappé, Rodrygo, et les suspensions de Carreras, Huijsen et Mastantuono, Arbeloa a dû bricoler avec les moyens du bord. Il a par exemple titularisé Ferland Mendy pour la première fois de la saison au poste de latéral gauche, ou encore fait confiance à Güler, passeur décisif pour Tchouaméni, premier buteur de la soirée.
« Quel était le plan de jeu du Real Madrid aujourd’hui ? »
Le jeune Thiago Pitarch, titulaire pour la 2e fois consécutive, a lui aussi donné satisfaction par son abnégation et son énergie. Des doutes demeurent tout de même à 4 jours de recevoir Manchester City en 8e de finale aller de Ligue des Champions. Les observateurs ne s’y sont pas trompés en conférence de presse. «Quel était le plan de jeu du Real Madrid aujourd’hui ?», a-t-on demandé d’emblée à Arbeloa, comme si cela manquait d’évidence. Le technicien a souri avant de répondre. «Gagner le match, c’est pour ça que joue le Real Madrid».
«Il n’y a pas de meilleure façon de célébrer l’anniversaire du club (le Real fêtait ses 124 ans d’existence hier, ndlr), en se battant contre vents et marées. (…) Nous méritions de gagner, malgré tout ce qui s’est passé pendant le match». La victoire est donc tout ce qu’il faut retenir. La Casa Blanca a encore affiché une prestation insuffisante entre un début de match maitrisé avant de s’éteindre, d’ouvrir le score contre le cours du jeu, de rallumer la flamme, avant de voir Trent Alexander-Arnold perdre curieusement son duel sur l’égalisation.
La presse ne comprend pas ce Real Madrid
«Un match à l’image de cette équipe, inexplicable», résume AS, qui s’étonne encore de cette irrégularité. La sortie de Güler à l’heure de jeu a affaibli l’attaque madrilène. La défense a pris le relais, elle qui est si souvent critiquée depuis le début de la saison. Aspas a touché le poteau (87e) et les Merengues se disaient qu’avec un nul, ils ne s’en sortiraient pas si mal finalement, jusqu’au but libérateur signé Valverde à la toute fin de rencontre, offrant une victoire inespérée. «Oui, tout est absurde jusqu’au bout», résume Marca.
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