L’OL fusille l’arbitrage face au PSG !
Défaits dans les derniers instants de la rencontre face au PSG (2-3), les Lyonnais ont de quoi être frustrés. Parmi leurs nombreux griefs, un arbitrage qu’ils n’ont clairement pas approuvé comme ils l’ont expliqué après la rencontre.
Un choc des Lumières attendu ! Ce dimanche, l’OL recevait le PSG en clôture de la 12e journée de Ligue 1. Un match tendu entre deux équipes qui avaient de grands enjeux comptables au classement avec des Gones désireux de rester au contact des leaders quand les Parisiens se devaient de récupérer le trône de leader. Finalement, ce choc a tenu toutes ses promesses. Dans une ambiance remarquable, Lyonnais et Parisiens se sont rendus coup pour coup. Pourtant, ce sont les Parisiens qui ont asséné le coup de grâce à leurs adversaires. Sur un dernier corner, Joao Neves, du haut de son mètre 74, s’est élevé plus haut que tout le monde pour offrir un succès précieux aux ouailles de Luis Enrique (2-3).
Maciel est remonté
De son côté, l’OL a de quoi être frustré. Timides en début de match et peureux en fin de rencontre, les coéquipiers de Tanner Tessmann ont fait plus que rivaliser avec les Franciliens sur cette rencontre. Supérieurs lors du dernier quart d’heure et ayant souvent l’opportunité pour inscrire ce troisième but, les hommes de Paulo Fonseca se sont finalement effondrés au pire des moments. Un terrible dénouement qui a eu le don d’irriter le vestiaire lyonnais. Conscient d’être passé à côté d’un succès de prestige, Lyon a ressassé ce qui n’a pas si bien marché lors de cette rencontre. Et parmi leurs contestations, l’arbitrage a été érigé en plainte prioritaire. Jorge Maciel, l’adjoint de Paulo Fonseca qui était très énervé dès le coup de sifflet final, a été le premier à dégainer sur Ligue 1+.
«Faire des analyses arbitrales tous les week-ends et dans tous les stades du pays, ça va être difficile. C’est à nous de faire le travail avec notre équipe et on est très fiers du travail qu’on a fait. Je pense qu’il y a 59 000 personnes au stade, il n’y en a que quatre qui n’ont pas regardé les fautes qu’on a analysées. On n’a même pas besoin de regarder les ralentis. Quand ça se passe dans un sens, on ne comprend pas. Quand ça se passe dans l’arrogance de ne même pas avoir la possibilité de discuter, on ne comprend pas. On voit Nico (Tagliafico), il est bien expulsé. Mais combien de fautes Afonso (Moreira) a subi ? Ils n’ont pas pris des cartons. Je pense qu’en face, c’est la meilleure équipe d’Europe. Je pense qu’ils n’ont pas besoin de jouer à 16, parce que je compte la VAR aussi, contre une équipe qui a joué jeudi, qui a très bien préparé le match et qui fait un beau match. On est fiers et je pense que le stade peut être fier du spectacle.»
Tolisso en a ras-le-bol
Comme lui, Corentin Tolisso, qui ne voulait pas dire tout ce qu’il avait sur le cœur pour éviter de déraper, était remonté en zone mixte. « C’est totalement rageant de prendre un but comme ça à la fin. On a fait un bon match et on va retenir ça. Pour l’arbitrage, je n’ai pas revu toutes les images. Au-delà de tout ça, on doit faire mieux sur l’arbitrage en général car il y a des erreurs tous les week-ends. J’ai encore vu le rouge de Monaco, c’est n’importe quoi, alors que Khalis Merah à Rennes se prend une semelle énorme et il n’y a rien. On ne comprend pas tout ce qu’il se passe, il y a besoin de plus de dialogue. On nous explique des choses au début de l’année mais ce n’est pas ce qui est appliqué. Cette saison, on paye très cher le niveau arbitral.»
Matthieu Louis-Jean était également agacé. «Je voudrais commencer par vraiment féliciter l’équipe. On a vu un très beau visage de l’Olympique lyonnais ce soir. On est très fiers de la performance de notre équipe. Le coach a fait un grand match aussi. L’équipe a posé des problèmes au PSG. Ce soir, il y a extrêmement de déception parce qu’on considère qu’il y a des fautes d’arbitrage important. Et encore une fois, on est dans l’incompréhension totale (…) Écoutez, il y a pénalty de Zabarnyi. Il y a une main qui est claire, à mon avis, on a vu les ralentis. Sur Tanner Tessmann, il y a une faute, il touche le genou. C’est flagrant. À un moment donné, je ne sais pas ce qu’il faut faire. On a tout essayé. On a discuté. On a échangé avec eux. On est même allé les voir. Mais ça continue. On ne comprend pas. Il y a un vrai problème de cohérence dans l’arbitrage. Mais ça, on le répète tous les week-ends. Il n’y a pas que nous. Je regarde le match samedi de Monaco - Lens.»
MLJ achève Monsieur Bastien
Le directeur technique lyonnais a ajouté : «il y a un carton rouge pour Monaco qui est incompréhensible. À un moment donné, il faut se poser des questions. À un moment donné, il va falloir s’asseoir autour d’une table et réfléchir à notre arbitrage. Parce que tous les week-ends, ce n’est pas que nous. Je pense que c’est toutes les équipes de Ligue 1 qui considèrent qu’il y a des soucis. Encore une fois, je suis dans l’incompréhension. Que faut-il faire ? Que faut-il faire pour avoir un arbitrage correct tous les week-ends en Ligue 1 ? (…) Les faits de jeu, on les a connus par le passé. Je vais revenir, par exemple, sur le match de Rennes. On aura probablement des points supplémentaires. Et ce (dimanche) soir, encore une fois, l’arbitrage de Monsieur Bastien est une catastrophe (…) Non, je n’ai pas vu les arbitres après le match. De toute façon, ils ne disent jamais rien. Et lundi, la semaine commencera sans problème.»
MLJ, pour qui ce n’est pas une habitude de se plaindre de l’arbitrage, a conclu : «ça commence à faire beaucoup. Encore une fois, que peut-on faire ? Que doit-on faire ? On a tout essayé. On a essayé les échanges, on est allé les voir. Ils nous expliquent des choses. Et là, ça commence à faire beaucoup. Beaucoup pour nous. On se bat avec nos moyens. Ce n’est pas facile. On n’a pas un effectif pléthorique, mais on nous met des cartons rouges, encore une fois. Et quand je vois le dernier match de Strasbourg, il a fallu cinq minutes pour expulser le joueur de Strasbourg pour un attentat sur Malick Fofana, etc. C’est ce que je ne comprends pas. Pourquoi, sur la faute de Tessmann, la VAR n’appelle pas M. Bastien ? C’est de l’incompréhension totale au vu de l’arbitrage de ce soir.» Le message est passé…