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Moustapha Mbow, Senegal : « jouer la Coupe du Monde, c’est un rêve d’enfant… »

Par Sebastien Denis
3 min.
Moustapha Mbow avec le Paris FC @Maxppp

C’est l’une des belles surprises de Pape Thiaw. Moustapha Mbow fait aujourd’hui partie de la liste des 28 Lions retenus par le sélectionneur du Sénégal pour le Mondial 2026. Une véritable récompense pour un joueur qui a réalisé une première saison de Ligue 1 de très bonne facture sous les couleurs du Paris FC, avec 34 apparitions dont 33 titularisations. Avant de prendre l’avion pour partager cette grande nouvelle avec sa famille, puis de rallier dès lundi le stage de préparation avec les Lions de la Téranga, le roc défensif de 26 ans nous a accordé un entretien exclusif.

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Foot Mercato : Comment avez-vous appris la nouvelle de votre sélection ?

Moustapha Mbow : Je l’ai apprise hier, comme tout le monde. J’étais devant ma télé pour suivre l’annonce, car je ne savais vraiment pas si j’allais y être ou non. Franchement, j’avais confiance en moi, mais j’appréhendais un peu. Comme on dit dans le foot, on ne sait jamais : on peut penser avoir bien fait les choses sans pour autant être récompensé au bout du compte. De mon côté, je me disais que j’avais fait tout mon possible et que la décision finale revenait au sélectionneur.

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FM : Dans quel état d’esprit se trouve-t-on lorsqu’on est appelé par son pays pour disputer la Coupe du Monde ? Cela doit être un sentiment très fort…

MM : C’est beau et, sincèrement, c’est très puissant. Je suis extrêmement heureux de faire partie de cette aventure pour la Coupe du Monde. C’est vraiment quelque chose de spécial pour moi et pour mes proches, on attendait cela avec impatience. C’est un rêve d’enfant. Depuis tout petit, je me suis toujours fixé comme objectif de disputer un Mondial avec le Sénégal, et aujourd’hui, c’est devenu une réalité.

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FM : Cette saison a été riche pour vous avec la découverte de la Ligue 1 au Paris FC. Au cours de l’année, avez-vous perçu des signaux positifs ou eu des contacts avec la sélection ?

MM : Honnêtement, je n’avais pas de contacts directs. Sauf récemment, lorsque le sélectionneur est venu échanger avec notre entraîneur. Je ne sais pas de quoi ils ont discuté, car mon coach n’a rien voulu me dire sur le moment ! Mais à la fin, nous nous sommes vus : il m’a expliqué qu’il regardait mes matchs avec le Paris FC, qu’il était satisfait de mes performances, et il m’a encouragé à continuer sur cette lancée.

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FM : Vous avez déjà été appelé par le passé, vous n’arrivez donc pas en terrain totalement inconnu ?

MM : C’est ça, je connais pas mal de monde puisque j’y suis déjà allé à deux reprises. Je suis vraiment ravi d’avoir l’opportunité de les retrouver, car pour être franc, ils m’ont un peu manqué ! (rires)

FM : Et du côté des supporters, sentez-vous déjà l’engouement monter ? J’imagine que vous avez reçu beaucoup de messages depuis l’annonce…

MM : Depuis hier, je reçois énormément de messages, que ce soit de la famille ou des supporters, pour m’encourager. Ils me disent qu’ils m’attendent de pied ferme pour la Coupe du Monde et qu’il faut que je sois prêt à défendre fièrement les couleurs de l’équipe nationale. C’est quelque chose d’inédit et de très spécial à vivre, ça fait sacrément plaisir.

FM : Si vous deviez penser à quelqu’un qui a particulièrement contribué à faire de vous un mondialiste aujourd’hui, de qui s’agirait-il ?

MM : C’est difficile d’isoler une seule personne, mais si je devais remercier quelqu’un en particulier, ce serait les deux entraîneurs que j’ai eus cette saison au Paris FC : Stéphane Gilli et Antoine Kombouaré. Ils m’ont tous les deux accordé leur confiance, et j’ai tout fait pour la leur rendre sur le terrain.

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