Ligue 1

Roman Yaremchuk, le facteur X de la fin de saison de l’OL

Arrivé en catimini cet hiver sous la forme d’un prêt, Roman Yaremchuk met tout le monde d’accord depuis quelques semaines. Avec cinq buts en douze matches avec l’OL, il est l’un des éléments en forme de l’effectif rhodanien et pourrait bien s’installer au-delà de son prêt à Lyon.

Par Chemssdine Belgacem
3 min.
Yaremchuk @Maxppp

Malgré ses moyens limités, l’OL s’est activé sur le marché des transferts l’hiver dernier. Outre l’arrivée du prometteur Noah Nartey et le prêt fracassant d’Endrick, Lyon a également réussi à attirer Roman Yaremchuk. L’arrivée du buteur entre Rhône et Saône ne doit rien au hasard, mais tout à l’obstination de Paulo Fonseca. Le technicien portugais suivait le colosse ukrainien depuis plusieurs saisons, ayant déjà tenté de l’attirer dans ses précédents clubs. Pour Fonseca, le profil de Yaremchuk est celui du numéro 9 moderne en étant un joueur capable de peser sur les défenses par son physique, tout en servant de point d’appui technique pour ses milieux. En somme, un profil qui manquait cruellement à son effectif et qui était particulièrement complémentaire à celui d’Endrick ou Tolisso.

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Après une phase d’adaptation nécessaire pour digérer le rythme de la Ligue 1, Yaremchuk monte enfin en puissance. Plus mobile et plus tranchant devant le but, il justifie enfin l’étiquette de "tueur de surface" que le staff lyonnais lui collait à la peau. Lors des trois derniers matches de championnat au Groupama Stadium face à Lorient, Auxerre et Rennes, Yaremchuk compte quatre buts. Avec 12 apparitions sous la tunique lyonnaise toutes compétitions confondues, Yaremchuk collectionne désormais cinq buts et une passe décisive. Au-delà de ce rendement statistique plus que satisfaisant, l’Ukrainien est précieux avec son profil qui apporte beaucoup de bien au sein de l’attaque rhodanienne. Ce regain de forme coïncide avec la série de victoires du club, faisant de lui l’un des éléments-moteur de cette fin de saison.

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Yaremchuk dispose d’une clause d’achat à 5 millions d’euros

Interrogé sur cette métamorphose et sur son intégration vendredi en conférence de presse, l’attaquant ukrainien s’est livré sans détours sur sa venue à Lyon et sur son état de forme actuel. «Quand j’ai joué dans différents clubs, Paulo a déjà essayé de me faire venir. C’était le cas à Lille. Quand il était au Shakhtar, je jouais contre lui, donc il connaît mon profil. Paulo est un entraîneur qui aime jouer avec un numéro 9 de mon style. C’est pour cela qu’il m’a appelé et que le club m’a demandé de venir. Bien sûr que j’étais ouvert à ce transfert et finalement il a eu lieu. Non, je n’ai pas été surpris par cet intérêt. J’ai joué dans plusieurs grands clubs ces dernières saisons. J’ai eu un peu de malchance avec mes blessures et avec la guerre en Ukraine, qui a aussi été difficile mentalement pour moi, notamment à Benfica. Mais la saison dernière, j’ai réalisé une très bonne saison à l’Olympiakos. J’étais un joueur clé de cette équipe, nous avons gagné un trophée et j’ai marqué beaucoup de buts. C’est logique que des clubs te suivent quand tu joues bien.»».

Désormais, la balle est dans le camp de la direction lyonnaise. Avec une option d’achat estimée à seulement 5 millions d’euros, le transfert définitif de Yaremchuk ressemble à une opportunité économique rare sur un marché des attaquants souvent surévalué. Si ses performances continuent de valider les choix de Paulo Fonseca, l’OL pourrait sécuriser un élément de poids pour l’avenir à moindre coût. De son côté, Paulo Fonseca est déjà sous le charme : «ce n’est pas facile quand un attaquant arrive dans une nouvelle équipe. Il a besoin de temps pour comprendre notre jeu. Roman est un joueur fort dans la surface. L’équipe a adapté son jeu et Roman a aussi compris notre façon de jouer. Il a appris à connaître ses coéquipiers. C’est un processus normal, mais c’est toujours difficile pour un attaquant. Je suis très content de lui et de sa progression parce que nous jouons un football totalement différent de celui qu’il pratiquait à l’Olympiakos.» La décision finale dépendra sans doute de la qualification en Ligue des Champions, mais le buteur de 30 ans a déjà fait une grande partie du chemin pour convaincre les supporters et ses dirigeants. Nul doute que ce dernier souhaitera rester encore longtemps dans le Rhône.

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