Donald Trump veut accueillir les joueuses iraniennes menacées par la République islamique

Par Valentin Feuillette
2 min.
Iran sélection féminine @Maxppp

La situation de la sélection nationale iranienne suscite une vive inquiétude internationale, lors de la Coupe d’Asie organisée en Australie. Le prince héritier en exil Reza Pahlavi a appelé les autorités australiennes à assurer la protection des joueuses, affirmant qu’elles subissaient de fortes pressions de la part de la République islamique d’Iran après avoir refusé de chanter l’hymne national avant un match du tournoi. Certaines footballeuses auraient été menacées et pourraient faire face à de graves représailles à leur retour en Iran, prévu en ce début de semaine. L’affaire intervient alors que les frappes américano-israéliennes ayant conduit notamment à la mort de l’ancien guide suprême Ali Khamenei se poursuivent au Moyen-Orient. Selon les informations relayées par CNN, cinq membres de la délégation iranienne auraient déjà quitté leur hôtel et seraient désormais sous protection policière. Et selon la presse américaine, Donald Trump aurait également fait des demandes d’asile pour l’intégralité de l’équipe iranienne.

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La controverse s’est amplifiée après que les joueuses sont restées silencieuses lors de l’hymne avant leur premier match, un geste interprété comme un acte de protestation politique. Par la suite, elles ont de nouveau chanté l’hymne et effectué un salut militaire lors d’une rencontre face à l’Australie, tandis que des manifestants se rassemblaient devant le stade de Gold Coast pour demander l’asile des joueuses et dénoncer le régime iranien. Donald Trump a également appelé le gouvernement du Premier ministre Anthony Albanese à accorder l’asile aux sportives, affirmant qu’elles risqueraient leur vie si elles étaient renvoyées dans leur pays. Selon des militants d’Amnesty International, certaines familles des joueuses auraient déjà subi des intimidations, renforçant les craintes de persécutions si les athlètes retournaient en Iran. Entre-temps, cinq joueuses, Fatemeh Pasandideh, Zahra Ghanbari, Zahra Sarbali, Atefeh Ramazanzadeh et Mona Hamoudi, auraient quitté l’équipe et demandé refuge en Australie dans le but de rejoindre le mouvement d’opposition connu sous le nom de « Lion and Sun Revolution ».

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