PSG : le retour aux affaires timide du malheureux Achraf Hakimi
De retour de la finale de la CAN, Achraf Hakimi a livré un retour timide avec le PSG, montrant qu’il n’a pas encore retrouvé toutes ses sensations sur le flanc droit face à Newcastle (1-1).
Au Parc des Princes face à Newcastle ce mercredi soir, le PSG a vécu une soirée pleine de contrastes entre enjeu, intensité et frustration. Dans ce match décisif de la 8e journée de Ligue des Champions, Paris a ouvert le score avant de se faire rejoindre au score, concédant le nul (1‑1) face à une équipe anglaise bien organisée. Alors que l’enjeu était de sécuriser une place dans le top 8 pour éviter les barrages, les Parisiens n’ont pas trouvé la continuité nécessaire pour tenir ce résultat, et ce, malgré quelques retours importants dans le onze de départ. Dans ce contexte, le retour sur la pelouse d’Achraf Hakimi, après son aventure en sélection, était scruté de près, surtout après les belles promesses de Luis Enrique en conférence de presse d’avant-match : «il a fait les deux-trois derniers entraînements avec l’équipe. C’est plus un thème physique ou mental parce que chaque joueur, quand il est de retour, a une histoire particulière. J’ai vu Hakimi dans un parfait état physique. Il a fait ce dernier entraînement».
Revenu tout juste de la finale de la CAN, Hakimi n’a pas encore tourné la page du rendez‑vous continental qui a profondément marqué sa saison. Le Maroc, pays hôte de l’édition 2025, s’est incliné (1‑0) en finale face au Sénégal après prolongation, dans une rencontre haletante entre deux grandes nations du football africain, qui s’est achevée sur un but de Pape Gueye en toute fin de match. L’issue douloureuse de cette finale, disputée devant un public fervent au Prince Moulay Abdellah Stadium de Rabat, a laissé un goût amer à Hakimi et à ses coéquipiers, les privant d’un second trophée continental depuis 1976 pour le Maroc. Malgré l’émotion et les controverses entourant ce match crucial, le latéral droit avait dû rapidement se projeter vers son retour en club pour aider Paris dans sa quête européenne.
Encore un peu de patience…
Pour sa première titularisation avec le PSG depuis la CAN, les attentes étaient élevées, tant ses capacités de percussion sur le flanc droit peuvent faire la différence dans un match serré. Pourtant, la performance d’Hakimi face à Newcastle a confirmé que le Marocain n’avait pas encore retrouvé toutes ses sensations après cette longue série de matchs internationaux survenue après une blessure sérieuse. Si son volume de jeu et son implication technique restent visibles, son déchet en première période et la difficulté à transformer ses incursions en actions décisives ont marqué son visage. Statistiquement, Hakimi a réussi 66 passes sur 75, soit un total très bon de 88 % de réussite avec un bon taux de passes dans la moitié adverse (89 %), mais ses contributions directes offensives avec notamment peu de centres tentés n’ont pas suffi à dynamiser le couloir droit parisien, et son impact s’est estompé au fil de la rencontre. De retour dans le couloir droit dix jours seulement après la finale de la CAN, l’international marocain a livré un match sans prise de risque offensive majeure, ni erreur défensive flagrante, mais aussi sans l’étincelle qui fait sa marque de fabrique.
En effet, l’ancien joueur de Dortmund et de l’Inter n’a pas su s’aventurer dans de grandes chevauchées vers l’attaque, préférant des solutions mesurées, ce qui n’a pas permis au PSG d’exploiter pleinement les transitions rapides qui pouvaient faire la différence face à une équipe anglaise bien organisée. Déjà moins dominant en seconde période et moins influent défensivement au fil du match, sa prestation, bien qu’honnête et respectueuse de ses tâches, laisse entrevoir que le retour aux affaires de Hakimi est encore timide et incomplet. Pas de quoi inquiéter le capitaine Marquinhos qui mise sur le travail ensemble : «on ne va jouer que des finales, que des matches importants. On a pu récupérer presque tous nos joueurs, on a Achraf qui est revenu, Ibrahim aussi. Maintenant il faut aller vers l’avant, travailler de plus en plus et gagner en confiance en tant qu’équipe». Pour le PSG, qui cherche encore à retrouver son efficacité collective et la vivacité de ses troupes offensives, la pleine réacclimatation de son latéral droit devra encore passer par une montée en puissance progressive lors des prochaines échéances.
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