Les prédictions de Nicolas Holveck pour les prochains mercatos de Rennes

Avec la crise du Coronavirus couplée au désistement de Mediapro, les clubs français sont dans le rouge financièrement. À Rennes, Nicolas Holveck, le président, explique tout cela.

Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais
Nicolas Holveck, le président du Stade Rennais ©Maxppp

Depuis près d'un an maintenant, le football est en crise. Le Coronavirus a touché durement les clubs, mais en France, c'est encore pire. Déjà au bord du gouffre, chaque année, les écuries hexagonales comptent sur les recettes liées au mercato pour subvenir à leurs besoins. L'arrivée de Mediapro présentait une occasion en or, puisque le groupe sino-espagnol, qui avait acquis les droits de la Ligue 1 et de la Ligue 2, assurait des revenus à hauteur du milliard d'euros.

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Mais tout est tombé en lambeau puisque le groupe de Jaume Roures va se désengager et, surtout, il n'a pas honoré toutes ses traites. Par conséquent, les formations hexagonales risquent de souffrir. Dans un entretien accordé à France Bleu, Nicolas Holveck, le président délégué du Stade Rennais, table sur de nombreuses pertes. « La perte en fin d'année va être colossale puisqu'on envisageait 50 millions d'euros de droits TV pour le Stade Rennais. On va peut-être en toucher la moitié, qui s'ajoutent aux 15 millions précédents. Au total, 25 plus 15 millions d'euros ça fait 40 millions d'euros, ce peut être l'ordre de grandeur des pertes du Stade Rennais cette saison », explique-t-il.

François Pinault dans la boucle ?

Par conséquent, il faudra se montrer intelligent et créatif comme l'ont expliqué Pablo Longoria, le head of football de l'Olympique de Marseille, et Leonardo, le directeur sportif du Paris Saint-Germain, sur les mercatos. « La chance qu'on a, c'est qu'on part sur des bases saines à Rennes : le club n'est pas endetté du tout, de par notre actionnariat. Ces pertes devront forcément être comblées, ça c'est une évidence », poursuit-il.

Toutefois, il annonce aussi des discussions avec Monsieur Pinault pour éventuellement avoir un peu d'aide : «après, est-ce qu'on devra les combler sur un an ou sur plusieurs années ? On en discute avec l'actionnaire. Mais c'est certain que l'ensemble du football français va être impacté de façon incroyable parce qu'en plus de la crise du Covid, que vivent aussi les autres championnats, nous, on a la problématique Mediapro ». De toute manière, avec Eduardo Camavinga en énorme valeur marchande, les Bretons ont de quoi voir venir.

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