Valence : la pépite Ferran Torres lâche ses vérités sur son départ polémique à Manchester City

Dans un long entretien accordé au pays, Ferran Torres est revenu sur son polémique départ de Valence, et il en a profité pour régler ses comptes.

Ferran Torres avec Valence
Ferran Torres avec Valence ©Maxppp
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C'est le transfert qui fait parler en Espagne. À un an de la fin de son contrat avec Valence, Ferran Torres, qui est considéré comme l'un des plus grands espoirs espagnols du moment, si ce n'est le plus grand, s'est engagé avec Manchester City pour un montant avoisinant les 25 millions d'euros (plus 12 millions sous forme de bonus). De quoi faire parler, surtout à Valence, où l'on n'a pas apprécié le comportement du joueur ces derniers mois, lui qui ne souhaitait pas prolonger avec son club formateur. Dans un long entretien accordé à Marca, le concerné a donné sa version des faits.

« J'ai commencé à penser à un départ l'été dernier, quand le club m'a dit, après avoir gagné l'Euro U19, qu'il ne comptait pas sur moi. Il m'a littéralement dit que j'étais le cinquième ailier de l'effectif, que des renforts allaient arriver et que des coéquipiers évoluant à d'autres postes étaient devant moi. Ce fut un coup très dur pour moi, même si le pire, c'est que le club m'a aussi mis sur le marché. Valence m'a proposé à tous les clubs espagnols et 12 clubs m'ont appelé, dont Levante. Quand le club m'a mis sur le marché, c'est là que j'ai commencé à penser à partir », a confié l'ailier.

Ferran Torres avait fixé ses conditions

Le coronavirus - il a été testé positif - a aussi joué, alors qu'il dénonce des campagnes contre lui dans certains médias, orchestrées par le club. Et il confie avoir fixé trois conditions, étant prêt à en accepter que deux pour prolonger : « la première, c'était que Peter Lim (le propriétaire, NDLR) s'implique dans la prolongation pour me démontrer que j'étais important pour le club. Une autre, c'était d'être capitaine, mon rêve, parce que j'ai vu que d'autres clubs l'avaient fait avec des jeunes de la maison, comme Oyarzabal ou Fernando Torres. Et la troisième, c'était d'être parmi les joueurs les mieux payés de l'effectif. On en voulait deux sur trois, et aucune ne s'est réalisée ».

« Les départs de Mateu Alemany et de Pablo Longoria ont été un désastre. S'ils étaient encore au club, je suis sûr que j'aurais prolongé. Jusqu'à la fin, on a espéré que Valence réagisse pour arranger la situation, mais ce n'est pas arrivé », a-t-il conclu au sujet de son transfert. Il en a aussi profité pour régler ses comptes avec Dani Parejo, le capitaine de l'équipe. « Parejo est un grand joueur, mais je n'ai jamais eu de relation avec lui. Quand je suis monté en équipe première, à 17 ans, plusieurs semaines ont passé avant qu'il me dise un simple "bonjour". Je considère qu'il n'a pas été un bon capitaine avec moi. Et ça a été pire après le départ de Marcelino (en septembre dernier, NDLR). Kang-In Lee et moi avons été utilisés comme les coupables de ce qui se passait dans le vestiaire, et on ne nous a pas parlé pendant des semaines », a-t-il expliqué. Voilà qui est clair.

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