Metz : ça explose à tous les étages !
Battu par Auxerre ce dimanche (3-1), Metz a enchaîné un dixième match consécutif sans la moindre victoire en championnat. Les Grenats foncent tout droit vers la Ligue 2.
Avec le FC Metz, on tourne en rond d’une remontée à l’autre. Depuis une décennie, personne ne représente mieux le yoyo club que l’équipe messine, comme en témoignent ses quatre relégations en Ligue 2 depuis 2014. A ce jour, pas besoin de lunettes pour deviner que la cinquième approche inexorablement. Cet après-midi, les hommes de Benoît Tavenot ont encore laissé filer une occasion de stopper l’hémorragie en gagnant un match de foot.
Battus par Auxerre (1-3), un concurrent direct au maintien qui n’avait encore jamais marqué en 2026, ils en sont désormais à 10 matchs consécutifs sans victoire en championnat (2 matchs nuls, 8 défaites). Malgré les arrivées libres de Bouna Sarr cet hiver après deux ans sans jouer, de l’expérimenté Géorgien Giorgi Kvilitaia, ou encore celle en prêt du prometteur Lucas Michal, le talent manque visiblement plus que la volonté dans cette équipe, chez qui il est difficile de trouver des raisons d’espérer.
Un effectif trop juste pour la Ligue 1, encore une fois
Depuis trois mois, Metz collectionne les signes d’un futur relégué, sur le terrain comme en dehors. Gauthier Hein a par exemple été déchu (temporairement ?) de son brassard de capitaine ces dernières semaines. Le gamin formé au club avait suscité certaines crispations en interne après la gifle subie face à Montpellier en 16es de Coupe de France (0-4) : «il faut être lucide : c’est tout le club, à tous les étages, qui doit assumer ce moment difficile», avait-il déclaré.
Ses célébrations maladroites face à Lens (2-0) ou Strasbourg (1-2) auraient aussi été mal perçues, tandis que les scènes de tension avec des supporters agacés après la défaite à Angers (0-1) auraient accéléré la réflexion de confier le brassard à Habib Diallo. Le fossé continue également de se creuser avec les supporters, ulcérés par la gestion du club et le comportement de leurs joueurs. Ils ont appris dans le même temps qu’ils allaient devoir faire sans Benjamin Stambouli, absent pour 4 à 6 semaines après s’être cassé une côte. Relégués à 9 points du Paris FC, premier non relégable, les Grenats s’avancent vers Paris sans certitudes. Face au PSG le week-end prochain, l’objectif sera sans doute d’en prendre le moins possible. À moins qu’un miracle ne pointe le bout de son nez.