Les 50 pépites à suivre lors de la Coupe du Monde 2026
Pendant plus d’un mois la planète football va se tourner du côté de l’Amérique du Nord avec cette Coupe du Monde 2026 co-organisée par le Canada, les États-Unis et le Mexique du 11 juin au 19 juillet. L’occasion de voir de nombreux jeunes talents s’illustrer. Foot Mercato a décidé de vous présenter 50 pépites de 21 ans ou moins qui risquent de faire parler d’eux durant la compétition.
Groupe A :
Afrique du Sud : déja vu lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations où il s’est imposé dans le onze des Bafana Bafana, Mbekezeli Mbokazi (Chicago Fire, 20 ans) a pris de l’importance. Parti des Orlando Pirates pour aller en Major League Soccer où il fait déjà son trou. Doté de belles qualités physiques et d’anticipation, il n’est pas en délicatesse avec le ballon et a déjà su s’imposer comme une évidence pour Hugo Broos.
Tchéquie : parmi les joueurs évoluant au sein de la sélection tchèque, le petit dernier se nomme Hugo Sochurek (Sparta Prague, 18 ans). Révélation de la saison au sein de son équipe où il n’a disputé que 10 matches, ce milieu de terrain a su obtenir son ticket pour le Mondial au dernier moment. Lancé contre le Kosovo le 31 mai, il est devenu le plus jeune joueur de l’histoire de la sélection tchèque. Dribbleur et box-to-box, il incarne parfaitement l’avenir et tentera d’être un atout en sortie de banc.
Mexique : surnommé le "Pedri mexicain", le jeune milieu de terrain de Club Tijuana Gilberto Mora (Tijuana, 17 ans) s’est imposé comme la nouvelle sensation de la Liga MX grâce à sa maturité précoce, sa justesse technique et son calme sous pression. Révélé aux yeux du monde lors du Mondial U20 l’année dernière, son profil de joueur créatif attire déjà l’attention des plus grands clubs européens, dont le Real Madrid, Barcelone, Arsenal et Manchester United. Dans le pays-hôte, il sera assurément l’un des grands noms à suivre.
Groupe B :
Bosnie-Herzégovine : qualifié surprise de la Coupe du Monde 2026 car elle a su écarter l’Italie en barrages, la Bosnie-Herzégovine pourra s’appuyer sur deux gros talents sur les ailes. On retrouve évidemment Esmir Bajraktarevic (PSV Eindhoven, 21 ans) qui a été un des acteurs majeurs de la qualification et une vraie menace dans son couloir. Remuant, créatif et doté d’une belle patte gauche, celui qui était né aux États-Unis dans le Wisconsin et qui a même porté le maillot américain à une reprise en 2024 voudra briller sur un territoire qu’il connaît bien. Cette saison, il compte 7 buts et 5 passes décisives en 36 matches. Dernier produit de l’usine à talents du RB Salzbourg, Kerim Alajbegovic (Salzbourg, 18 ans) s’est révélé cette saison grâce à une excellente vision du jeu et une capacité rare à se muer en second attaquant. Inconnu de la plupart des défenseurs internationaux, Alajbegovic arrive dans ce Mondial avec un statut de facteur X pour la Bosnie. Ses déplacements intelligents entre les lignes et sa belle qualité de frappe pourraient faire des ravages avant de jouer sous les couleurs du Bayer Leverkusen la saison prochaine.
Suisse : on l’a vu prendre une autre dimension grâce à la Ligue Europa. Grand artisan de l’épopée de son club jusqu’en finale, Johan Manzambi (Fribourg, 20 ans) a livré un exercice de haute volée qui s’est aussi traduit via la Bundesliga. Avec 47 apparitions pour 7 buts et 7 passes décisives, ce milieu box-to-box va apporter de la vivacité et de l’énergie au milieu de terrain de la Nati. Une nouvelle tête qui s’est déjà bien intégrée et qui voudra aider les Helvètes à aller loin dans ce Mondial.
Canada : au Canada, il faudra surveiller Luc De Fougerolles (Dender, 20 ans). Parti chercher du temps de jeu en Belgique pour s’aguerrir, le jeune international canadien a réalisé une saison pleine de rigueur et de régularité, prouvant qu’il avait la caisse physique pour enchaîner les matchs de haut niveau. De Fougerolles est le couteau suisse défensif du Canada. Capable d’évoluer avec la même efficacité dans l’axe d’une défense à trois ou de verrouiller le couloir droit, sa polyvalence tactique est une bénédiction pour son sélectionneur dans la gestion d’un tournoi aussi court et intense.
Groupe C :
Maroc : cet été, les Lions de l’Atlas auront un accent alsacien. Déjà au milieu du terrain, Samir El Mourabet (Strasbourg, 20 ans) apportera sa technique et son abattage. Devenu incontournable sous les ordres de Liam Rosenior et Gary O’Neill, celui qui compte désormais trois capes avec le Maroc sera l’une des alternatives à Sofyan Amrabat et Neil El Aynaoui dans l’aspect défensif de l’entrejeu. Plus haut sur le terrain, Gessime Yassine (Strasbourg, 20 ans) sera l’un des détonateurs du Maroc. Encore à Dunkerque il y a six mois, le vainqueur de la dernière Coupe du Monde U20 voudra briller cette fois avec les grands. Remuant et technique, il a su briller dans ce rôle de joker avec Strasbourg et Mohamed Ouahbi devrait lui donner ce statut. Enfin, Ayyoub Bouaddi (18 ans, Lille) est un crack. Le jeune milieu de terrain lillois continue de brûler les étapes à une vitesse folle. Loin d’être un simple espoir en apprentissage du haut de ses 18 ans, il s’est installé comme le véritable métronome du LOSC lors de la saison qui vient de s’écouler et il est devenu l’un des profils les plus surveillés d’Europe. Avec sa maturité tactique donnant l’impression qu’il évolue au plus haut niveau depuis dix ans, il aura à cœur de rayonner pour sa première grande compétition avec le Maroc.
Écosse : initialement absent de la liste écossaise et malgré seulement 17 minutes de jeu cette saison avec l’équipe première des Red Devils, Tyler Fletcher (Manchester United, 19 ans) est bien de l’aventure. Appelé en renfort suite à la blessure de Billy Gilmour, le fils de Darren Fletcher, ancienne gloire de Manchester United sera un élément à surveiller. Milieu relayeur comme son géniteur, il a convaincu lors d’un match amical contre Curaçao (4-1), le faisant passer de réserviste à mondialiste. Après avoir vu sa progression freinée par des blessures à Liverpool, Ben Gannon-Doak (Bournmouth, 20 ans) a brillamment relancé sa carrière à Bournemouth. Désormais pilier de l’Écosse pour le Mondial, l’ailier à la vitesse électrique et au jeu ultra-direct s’impose comme un véritable facteur X pour sa sélection. Porté par une foi profonde qui l’aide à garder les pieds sur terre depuis son départ de chez lui à 16 ans, le jeune crack de 20 ans est prêt à faire de grandes différences sur la scène internationale.
Brésil : la Seleçao ne manque pas de talents. Comment ne pas parler d’Endrick (Real Madrid/Lyon, 19 ans) ? Arrivé en Europe avec l’étiquette de phénomène, le jeune attaquant brésilien a rapidement été confronté à l’exigence du Real Madrid. Face à un temps de jeu trop limité sous Xabi Alonso, il a pris la décision mature de s’exiler temporairement en Ligue 1. Son prêt à l’Olympique Lyonnais s’avère être une réussite totale : il y a retrouvé son sens clinique du but, une condition physique optimale et une confiance qui lui rouvre en grand les portes de la sélection brésilienne pour la Coupe du Monde. L’autre pépite s’appelle Rayan (Bournemouth, 19 ans). Repéré dès ses 11 ans au Vasco da Gama pour ses statistiques ahurissantes, il confirme aujourd’hui tout son potentiel de phénomène. Transféré à Bournemouth en janvier pour près de 30 millions d’euros, l’attaquant brésilien a immédiatement flambé en Premier League, profitant du départ d’Antoine Semenyo pour s’imposer en Angleterre. Tout juste récompensé par ses premières sélections avec la Seleção, le jeune talent de 19 ans aborde sa première Coupe du Monde avec des ambitions claires : briller sur la scène internationale avant de rejoindre, pourquoi pas, un plus grand club dans les prochains mois.
Groupe D :
Australie : jeune talent australien né dans un camp de réfugiés en Tanzanie, Nestory Irankunda (Watford, 20 ans) dispose d’une histoire particulièrement belle. Arrivé à sa majorité au Bayern Munich, l’ailier n’a pas réussi à se frayer un chemin en Allemagne, mais a brillé en Championship avec Watford (4 buts et 5 passes décisives en 42 matches). Plutôt un joker de luxe avec l’Australie, il tentera de faire valoir sa vitesse et sa percussion pour semer la zizanie.
Turquie : prenant plus de place en club avec une saison de qualité (6 buts et 14 passes décisives en 51 matches), Arda Güler (Real Madrid, 21 ans) commence à lâcher le profil de jeune talent pour celui de référence européenne. Avec la Turquie, il a celui de leader technique, lui qui a aidé la sélection à atteindre les quarts de finale de l’Euro 2024. Régulier et précieux en sélection, il sera l’un des éléments clefs pour espérer chercher un gros parcours. Souvent éclipsé par l’attente autour d’Arda Güler, Kenan Yildiz (Juventus, 21 ans) s’avance vers le Mondial prêt à crever l’écran avec la Turquie grâce à sa puissance et sa vitesse. En pleine forme après une saison réussie à la Juventus (11 buts, 10 passes décisives en 47 matches), l’attaquant de 21 ans a reçu l’onction de la légende Alessandro Del Piero, qui salue sa maturité bluffante. Né en Allemagne mais international turc, le jeune prodige compte bien faire de ce tournoi sa grande scène de confirmation.
États-Unis : étoile montante du football américain, formé à Orlando City, Alex Freeman (Villarreal, 21 ans) vient de rejoindre l’Europe à l’hiver dernier. S’il n’a disputé que neuf matches en Liga, il a eu l’occasion de se montrer et dispose d’un autre statut en sélection. Restant sur quinze matches de sélection de suite avec du temps de jeu, il a su convaincre Mauricio Pochettino d’en faire une belle option.
Groupe E :
Équateur : déception du côté de Strasbourg où il a été prêté six mois avant d’être prêté six mois en Amérique du Sud sans briller davantage, Kendry Paez (River Plate, 19 ans) s’est surtout illustré dans les soirées nocturnes que sur les terrains de football. Initialement absent de la liste équatorienne et finalement intégré de justesse, il devra se faire pardonner d’une longue période de néant. A 19 ans, il doit profiter de cette Coupe du Monde pour relancer au mieux sa carrière. Grand espoir de l’Équateur né en Espagne, Jeremy Arévalo (Stuttgart, 21 ans) allie puissance physique et intelligence tactique moderne. Formé au Racing Santander avant d’être transféré à Stuttgart en janvier, l’attaquant a choisi de représenter La Tri après avoir évolué avec les jeunes espagnols. Déterminé à exploiter son immense potentiel, il aborde ce Mondial avec la fierté de défendre ses couleurs sur la plus grande scène.
Allemagne : belle surprise de la saison du côté du Bayern Munich, Lennart Karl (Bayern Munich, 18 ans) était le nom que l’on avait coché à la base mais il est finalement forfait pour la compétition. Remplacé par Assan Ouédraogo (RB Leipzig, 20 ans), il laisse un autre joueur talentueux découvrir la compétition. Malgré des pépins physiques qui l’ont freiné, le jeune milieu allemand brille dans la Saxe dès qu’il a l’occasion. Auteur de 4 buts et 4 offrandes en 20 matches, ce profil puissant, technique et endurant ressemble à celui d’un certain Paul Pogba. Il espère bien avoir la même réussite que le Français en Coupe du Monde.
Côte d’Ivoire : cet été, les Ivoiriens ne manqueront pas de talents avec un trio magique qui commence à faire son trou. Ailier gauche, Yan Diomande (RB Leipzig, 19 ans) a été l’une des attractions de la saison. Le joueur suivi par Liverpool et le Paris Saint-Germain a particulièrement été décisif avec 13 buts et 10 offrandes en 36 matches. Remuant, technique et efficace, il voudra marquer sa première Coupe du Monde de son empreinte, avant d’animer le mercato estival. Sa doublure, Bazoumana Touré (Hoffenheim, 20 ans) n’est pas en reste. Lui aussi, il s’est révélé en sélection lors de la dernière Coupe d’Afrique des Nations et sort d’un solide exercice en Bundesliga également (5 buts et 12 passes décisives en 32 matches). Provoquant et doté d’une belle qualité de centre, il sera une option précieuse au cours des rencontres pour les Éléphants. Appelé pour la première fois pour une Coupe du Monde, Christ Inao Oulaï (Trabzonspor, 20 ans) incarne parfaitement le renouveau et l’insouciance de la Côte d’Ivoire grâce à son énergie débordante et son goût du risque. Après avoir découvert le très haut niveau lors de la CAN en janvier, le milieu de terrain de Trabzonspor s’avance vers le Mondial sans aucun complexe. Prêt à tout donner sur le terrain, il s’impose déjà comme l’un des candidats naturels au titre de révélation de cette Coupe du Monde.
Groupe F
Japon : l’histoire d’amour entre le Japon et Saint-Trond dure depuis un moment puisque le club belge a été un magnifique pont pour les talents du football nippon. Keisuke Goto (Saint-Trond, 21 ans) appartient à Anderlecht, mais c’est bien avec Saint-Trond qu’il a crevé l’écran cette saison en prêt. Auteur de 11 buts et 7 passes décisives en 38 matches de Jupiler Pro League, celui qui compte 4 capes avec les Samuraï Blue sera la doublure d’Ayase Ueda. A lui d’en profiter pour montrer qu’il peut porter le Japon vers un parcours historique.
Suède : considéré dès son plus jeune âge comme un super-talent en Suède, Lucas Bergvall (Tottenham, 20 ans) a très tôt appris à gérer l’attention médiatique avant que Tottenham ne l’arrache au Djurgården au nez et à la barbe du FC Barcelone. Après une première saison sensationnelle chez les Spurs, le milieu de terrain a vu sa dynamique freinée par une opération du genou. Revenu juste à temps en mars pour qualifier la Suède lors des barrages du Mondial face à la Pologne, il s’avance vers le tournoi prêt à assumer son statut de prodige.
Tunisie : à seulement 21 ans, le talentueux ailier Khalil Ayari (PSG, 21 ans) incarne l’avenir de la Tunisie après avoir quitté son club formateur, le Stade Tunisien, pour rejoindre le Paris Saint-Germain. En choisissant l’exigence européenne plutôt que les offres lucratives du Golfe, il s’est offert le cadre idéal pour franchir un palier. Malgré une seule sélection au compteur, les attentes des supporters sont immenses autour du jeune parisien, qui s’apprête à jouer sa carte à fond sur la plus grande des scènes.
Pays-Bas : pas forcément sur sa meilleure saison du côté des Blues où il est arrivé cet été, Jorrel Hato (20 ans) a toutefois bien dépanné avec 36 apparitions. Polyvlent et capable de jouer latéral gauche comme défenseur central, il sera utile pour cette polyvalence. Partant derrière Micky van de Ven à ce poste, il a souvent montré qu’il était capable d’assurer dans un statut de joker et ne sera pas de trop pour la solide défense des Oranjes.
Groupe G
Belgique : pur produit de la formation du FC Bruges, Joaquin Seys (FC Bruges, 21 ans) a livré une saison folle avec les Gazelles. Champion de Belgique, le latéral gauche a marqué 5 buts et délivré 8 offrandes en 55 matches. Le natif d’Oostende qui est capable d’évoluer dans les deux couloirs se distingue pour être un excellent contre-attaquant. Alors que la Belgique est en transition vers une nouvelle génération, Joaquin Seys sera l’une des nouvelles têtes à surveiller. Matias Fernandez-Pardo (LOSC, 21 ans) a confirmé tout le bien que l’on pensait de lui dans le Nord cette saison. Utilisé principalement sur les ailes, il a apporté une verticalité indispensable au jeu lillois grâce à une accélération dévastatrice. Cette saison, il a grandement amélioré son efficacité dans le dernier geste, devenant aussi bien un passeur précis qu’un finisseur capable de débloquer des situations en Ligue 1. Capable d’évoluer aussi à la pointe de l’attaque, il a décidé de représenter la Belgique. Il sera un joker utile en sortie de banc pour les Diables Rouges.
Egypte : plus jeune joueur et grand espoir de l’Égypte, Hamza Abdelkarim (FC Barcelone, 18 ans) est entré dans l’histoire en rejoignant le club catalan cet hiver. Surnommé « l’Haaland égyptien », ce grand attaquant de surface offre un profil unique et mobile au sélectionneur Hossam Hassan. Bien qu’il débute tout juste chez les seniors, ce pari calculé pourrait s’avérer décisif comme joker dans les fins de matchs du Mondial.
Groupe H
Espagne : homme fort du sacre de la Roja lors de l’Euro 2024, Lamine Yamal (FC Barcelone, 18 ans) ne sera pas doté du même statut puisqu’il est désormais une star mondiale. Cependant, la Coupe du Monde sera un tout nouveau défi pour lui. Sorti d’une saison folle avec les Blaugranas où il a inscrit 24 buts et délivré 17 offrandes en 45 matches, il a toutefois terminé blessé. Une déchirure musculaire qui ne lui fera pas manquer la Coupe du monde, mais il faudra bien surveiller ses prestations lors de ses premières sorties. Titulaire indiscutable au cœur de la défense du FC Barcelone, Pau Cubarsi (FC Barcelone, 19 ans) a bluffé toute l’Europe par sa sérénité et sa maturité. Malgré un déficit de puissance athlétique, il compense par une lecture du jeu largement supérieure à la moyenne et un sens du placement inné. Il aborde ce tournoi dans la peau du patron technique de l’arrière-garde de la Roja. Au-delà de ses interventions défensives, c’est sa qualité de relance qui sera la rampe de lancement du jeu de possession espagnol. À seulement 19 ans, la solidité de l’Espagne reposera en grande partie sur ses épaules.
Groupe I
France : sacré champion d’Europe pour la deuxième fois de sa carrière avec le Paris Saint-Germain, Désiré Doué (Paris Saint-Germain, 21 ans) est amené à être un des grands talents des prochaines saisons. Un statut incontournable en club bien différent de celui en sélection puisque c’est son tout premier tournoi avec les Bleus puisqu’il n’a pas disputé l’Euro 2024. Certes vice-champion olympique avec les Bleus de Thierry Henry, il vise cette fois l’or du Trophée Mondial. Depuis deux ans, il rafle tout ou presque et sera un des joueurs à chercher un poste de titulaire auprès du trio composé de Dembélé, Mbappé et Olise. Il a remis tout le monde d’accord cette saison. Présenté comme le nouveau phénomène du football français après des débuts précoces au PSG et en bleu, Warren Zaïre-Emery (PSG, 20 ans) a connu un sérieux coup d’arrêt et une perte de confiance en 2025, le renvoyant temporairement chez les Espoirs. Face à ce premier défi mental, le milieu de terrain a su faire preuve de résilience pour retrouver son niveau et sa place dans le onze parisien. Désormais de retour chez les Bleus à 20 ans, il aborde la Coupe du Monde déterminé à retrouver l’insouciance de ses débuts pour briller au plus haut niveau.
Norvège : si le monde du football va se tourner vers Erling Haaland, la star de la sélection norvégienne, Antonio Nusa (RB Leipzig, 21 ans) peut profiter pour mieux briller. Continuant de se perfectionner en Bundesliga, le natif de Langhus est en revanche impressionnant en sélection avec pas moins de 8 buts et 9 passes décisives en 23 capes, le tout avec un statut de titulaire incontournable sur l’aile gauche.
Sénégal : grand absent de la Coupe d’Afrique des Nations 2025 sur blessure, Assane Diao (Côme, 20 ans) est apte pour la Coupe du Monde 2026. L’ancien du Real Betis Balompié sort d’une saison plutôt compliquée du côté de Côme suite à ses pépins physiques, mais cela ne l’empêche pas d’être une option intéressante pour Pape Thiaw. Remuant et percutant quand il en a l’occasion, il pourrait être la doublure idéale de Sadio Mané, mais peut aussi jouer à droite et dépanner dans l’axe. Calme et élégant balle au pied, Mamadou Sarr (Chelsea, 20 ans) incarne l’avenir de la défense du Sénégal, marchant dans les pas de son père, l’ex-international Pape Sarr. Formé à Lyon et passé par Strasbourg avant de rejoindre Chelsea, le joueur de 20 ans est déjà annoncé comme le successeur de Kalidou Koulibaly, dont il a pallié l’absence avec brio en disputant l’intégralité de la finale de la CAN en janvier. Fort de cette expérience XXL, le jeune Lion de la Téranga s’avance vers le Mondial avec une confiance totale. Avec le PSG, Ibrahim Mbaye (PSG, 18 ans) a brillé avec le peu de temps de jeu qu’il a eu. Ses entrées dynamiques et sa folie balle au pied avec le PSG ont convaincu le staff de l’intégrer dans le groupe et le jeune feu follet de 18 ans a rendu de nombreux services. S’il part dans un rôle de supersub avec le Sénégal, sa pointe de vitesse et son audace dans le un-contre-un font de lui le parfait joker de fin de match pour faire sauter les verrous adverses. Comme il l’avait fait avec le Sénégal lors de la dernière CAN.
Groupe J
Argentine : artisan majeur de la qualification de Côme en Ligue des Champions, Nico Paz (Côme, 21 ans) a été le meilleur joueur U23 des deux dernières saisons de Serie A et a encore fait mieux lors du dernier exercice (13 buts et 8 offrandes en 40 matches). S’il n’est pas attendu comme titulaire avec l’Argentine, il sera un joker intéressant pouvant évoluer dans l’entrejeu et sur tout le secteur offensif. Le gaucher qui est attendu au Real Madrid la saison prochaine entend briller avec l’Albiceleste auparavant. L’histoire de Valentin Barco (Strasbourg, 21 ans) est celle d’une résilience hors norme, lui qui parcourait enfant 450 km plusieurs fois par semaine pour s’entraîner à Boca Juniors. Lancé chez les pros dès ses 16 ans, le prodige argentin a profité de son passage à Brighton puis à Strasbourg pour se faire un nom, passant de latéral gauche à un milieu de terrain total capable, selon Lionel Scaloni, de porter le jeu de l’Albiceleste à sa guise. Déjà incontournable en sélection pour ce Mondial, le jeune homme de 21 ans devrait franchir un nouveau cap majeur dès la fin du tournoi, puisqu’un transfert vers Chelsea l’attend après la compétition.
Autriche : attendu comme le futur grand talent de l’Allemagne et du Bayern Munich, Paul Wanner (PSV Eindhoven, 20 ans) n’a décidément pas suivi ce chemin, mais le talent reste présent. Parti aux Pays-Bas où il a été champion avec le PSV Eindhoven, il n’a pas toujours été indiscutable, mais il a été souvent titulaire avec 5 buts et 4 passes décisives en 33 apparitions. Convaincu par Ralf Rangnick de rejoindre la sélection autrichienne, il doit amener du sang frais, d’autant que les Autrichiens ont perdu un cadre sur blessure avec Christoph Baumgartner, le joueur du RB Leipzig.
Algérie : chez les Fennecs, l’avenir s’appelle Ibrahim Maza (Bayer Leverkusen, 20 ans). À seulement 20 ans, le milieu offensif impressionne au Bayer Leverkusen par sa science du placement, sa qualité technique et ses dribbles audacieux. Souvent comparé à Florian Wirtz après une très belle saison sous ses nouvelles couleurs, le natif de Berlin a fait un choix audacieux en ayant quitté les sélections de jeunes allemandes pour les Fennecs. Un calcul sportif mûrement réfléchi qui lui permet aujourd’hui de concrétiser son rêve : disputer la Coupe du Monde au plus haut niveau avec son pays de cœur même s’il aurait pu la disputer également avec la Mannschaft dans un moindre rôle. Surnommé "Mazadona" par les supporters algériens, il aura à cœur de briller face à l’Argentine dès le match d’ouverture.
Groupe K
Portugal : il n’est plus vraiment à présenter, d’autant qu’il vient de gagner sa deuxième Ligue des Champions d’affilée, mais Joao Neves (Paris Saint-Germain, 21 ans) va vivre sa première Coupe du Monde. Après avoir découvert l’Euro en 2024, l’ancien du Benfica sera l’un des joueurs à suivre dans l’entrejeu du Portugal auprès de Vitinha et Bruno Fernandes. Prenant une autre dimension, il sera l’un des jeunes talents à surveiller, lui qui cherche sa première compétition référence avec son pays.
RD Congo : en choisissant la RD Congo avant ses 20 ans au détriment de la Belgique, Noah Sadiki (Sunderland, 21 ans) est devenu le chouchou des supporters congolais qui voient déjà en lui un futur capitaine. Surnommé le "cadet national", le milieu de terrain brille par sa maturité, son leadership et son profil box-to-box infatigable. Après une première saison remarquable en Premier League sous les couleurs de Sunderland, cette Coupe du Monde s’offre à lui comme le tremplin idéal pour changer définitivement de dimension.
Groupe L
Angleterre : devenu titulaire au fil de l’Euro 2024 après une première saison folle, Kobbie Mainoo (Manchester United, 21 ans) a ensuite totalement disparu chez les Red Devils sous les ordres de Ruben Amorim. Profitant de la nomination de Michael Carrick pour redevenir incontournable, il réalise une année 2026 probante et a su gagner sa place dans le groupe de justesse. Les Anglais visent la victoire finale et nul doute que son profil peut être utile pour Thomas Tuchel pour y parvenir. Nico O’Reilly (Manchester City, 21 ans) est forcément à surveiller. Formé à l’école Pep Guardiola, ce milieu longiligne a profité de chaque minute de temps de jeu à Manchester City pour se révéler. Intégré au groupe des Three Lions, O’Reilly apporte un profil très spécifique. Sa taille, combinée à une grande finesse technique, offre une excellente alternative à Thomas Tuchel car il est aussi capable d’évoluer en tant que défenseur gauche ou au milieu de terrain. Celui qui a été élu jeune joueur de la saison de Premier League a les armes pour être l’un des meilleurs jeunes du tournoi.
Ghana : déjà suivi par le FC Porto et Strasbourg, Caleb Yirenkyi (Nordsjaelland, 20 ans) sera la prochaine grosse vente du club danois. Comme de nombreux talents ghanéens passés de l’académie Right to Dream à Nordsjaelland, il a explosé à son arrivée en Europe et va désormais se révéler à la face du monde. Polyvalent milieu box-to-box doté d’un solide abattage, il est voué à avoir un rôle précieux, d’autant que les Ghanéens devront se passer du créatif Mohammed Kudus. Parlons désormais de Kojo Peprah Oppong (Nice, 21 ans). Malgré la saison cataclysmique de Nice, le défenseur s’est révélé. En seulement trois ans, Oppong a connu une ascension fulgurante, passant de la deuxième division ghanéenne à la Ligue 1. Séduit par sa vitesse, son agressivité dans les duels et sa polyvalence tactique, le club azuréen en a rapidement fait un titulaire indiscutable, attirant déjà l’intérêt de plusieurs clubs. Devenu international avec le Ghana en octobre dernier, le jeune défenseur aborde ce Mondial avec de grandes attentes envers lui-même et un avenir qui s’annonce radieux.
Croatie : Chez les Vatreni, les regards seront rivés sur Luka Vuskovic (Hambourg, 19 ans). Prêté à Hambourg par Tottenham pour parfaire sa formation, le très jeune géant croate a éclaboussé la Bundesliga de son talent. Du haut de ses deux mètres, il affiche une maturité et une autorité dans sa surface qui ont impressionné tous les observateurs. Loué de tous de l’autre côté du Rhin, il devrait agiter le mercato cet été. Vuskovic s’avance vers ce Mondial comme la nouvelle muraille de l’arrière-garde de la Croatie. Impérial dans les duels aériens, il apporte également une énorme plus-value offensive sur les coups de pied arrêtés. Il est assurément l’un des symboles de la jeune garde croate.
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