Les débuts de Maximilian Ibrahimović font déjà beaucoup parler à l’Ajax Amsterdam
Arrivé cet hiver à l’Ajax Amsterdam avec l’étiquette d’héritier et une option d’achat à la clé, Maximilian Ibrahimović devait lancer sa propre histoire loin de l’ombre de Zlatan. Un mois plus tard, entre apparitions furtives et absences inexpliquées avec le Jong Ajax, le doute s’est déjà installé autour d’un prêt qui interroge.
L’annonce de son arrivée, officialisée au cœur du mercato hivernal, a immédiatement ravivé les souvenirs d’une époque bénie pour les supporters ajacides. Voir le nom Ibrahimović réapparaître du côté de l’Ajax Amsterdam n’a rien d’anodin. Son père, Zlatan Ibrahimović, y avait lancé sa légende avant d’exploser sur la scène européenne. Cette fois, c’est Maximilian, 19 ans, qui tente d’écrire sa propre histoire. Prêté pour six mois par l’AC Milan, avec option d’achat fixée autour de 3,5 millions d’euros plus un pourcentage à la revente, le jeune attaquant suédois a débarqué à Amsterdam avec un discours clair : « Ibrahimović est seulement un nom, moi je suis Maximilian. » Une déclaration d’indépendance qui sonnait comme une promesse. L’Ajax, de son côté, précisait qu’il effectuerait des allers-retours entre l’équipe première et la réserve. Un plan de développement ambitieux pour un joueur en quête d’émancipation. Sur le papier, l’opération avait tout du pari romantique et stratégique. À Milan, sous la houlette de Massimo Oddo avec le Milan Futuro, Ibrahimović junior sortait d’une première partie de saison intéressante : 17 apparitions, 5 buts, 4 passes décisives et près de 1 000 minutes disputées. Des statistiques encourageantes pour un ailier encore en formation.
Son arrivée aux Pays-Bas était perçue comme un tremplin, un clin d’œil à l’histoire et une opportunité idéale pour franchir un cap dans un environnement réputé pour façonner les talents offensifs. Particularité notable : pour la première fois de sa jeune carrière, Maximilian évolue dans un club où son père n’a aucun rôle institutionnel. Ni propriétaire comme à Hammarby, ni dirigeant influent comme à Milan. «Je suis une personne et un joueur à part entière, et je veux écrire ma propre histoire. Je me sens bien. Je suis impatient. C’est formidable que mon père ait lui aussi joué pour l’Ajax. Je suis heureux d’avoir l’opportunité de continuer à progresser ici. Je suis ici pour faire mes propres choix. Et j’ai vraiment hâte. J’adore la philosophie de l’Ajax, son style de jeu offensif. Je pense que cela me correspond parfaitement. Je suis très rapide et j’aime dribbler. J’adore attaquer. Ce nouveau club représente un grand défi. Je vais travailler extrêmement dur chaque jour. On verra ensuite. Je veux être un bon joueur pour l’Ajax, gagner et progresser. Je travaille dur et j’aime gagner. Je pense pouvoir offrir un beau spectacle aux supporters. Je pense qu’ils prendront plaisir à me voir jouer», promettait-il. À Amsterdam, il est un joueur parmi d’autres, jugé uniquement sur ses performances. Une situation nouvelle, presque symbolique, qui devait marquer le véritable début de son autonomie sportive.
16 minutes jouées, une seule apparition
Mais un mois plus tard, le conte de fées attendu s’est transformé en brouillard épais. Intégré au Jong Ajax, lanterne rouge de son championnat avec seulement 23 points en 28 journées, Maximilian Ibrahimović peine à exister. Il n’a disputé qu’une poignée de minutes officielles, entrant en jeu le 19 janvier lors du match nul (2-2) face à Roda JC Kerkrade. Un total léger de 16 minutes pour se montrer, puis plus rien. Absent des feuilles de match suivantes, y compris contre le FC Dordrecht, le Suédois est devenu un fantôme. Aucune communication claire sur une éventuelle blessure, aucune explication détaillée. Un simple silence qui alimente les spéculations. Très peu de journalistes ne posent de questions, que ce soit Óscar García (entraîneur de la Jong) ou Fred Grim (actuel entraîneur intérimaire de l’Ajax). Certains évoquent un pépin physique mineur, d’autres un retard d’adaptation. En interne, l’étonnement domine, puisque le joueur était censé intégrer progressivement le groupe professionnel. Finalement, l’international espoir suédois peine déjà à s’installer durablement en réserve.
Alors, que se passe-t-il vraiment avec Maximilian Ibrahimović ? La question circule avec insistance du côté d’Amsterdam comme à Milan. L’option d’achat incluse dans le prêt semble aujourd’hui suspendue à un fil. Beaucoup de médias néerlandais s’interrogent sur les véritables raisons derrière cette arrivée hivernale. Comment envisager un investissement de plusieurs millions d’euros pour un joueur aussi peu utilisé ? Le contexte sportif du Jong Ajax, en grande difficulté au classement, n’aide pas non plus à installer la sérénité autour du projet, à l’heure où l’équipe première, qui a viré John Heitinga en novembre, est seulement classée à la 4e position de l’Eredivisie et s’est même fait humilier (6-0) par l’AZ en 8e de finale de la Coupe des Pays-Bas. Pour l’instant, le mystère reste entier et l’enthousiasme des premiers jours a laissé place au doute. Porter le nom Ibrahimović ouvre des portes, mais il n’offre aucune garantie sur le terrain. À Maximilian désormais de sortir de l’ombre, faute de quoi ce prêt hivernal pourrait rapidement être classé dans la catégorie des occasions manquées.
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