Équipe de France : Deschamps réagit aux propos de Mbappé contre le RN

Quelques jours après la nouvelle sortie de Kylian Mbappé contre le RN, Didier Deschamps a été invité à commenter les propos de son joueur.

Par Jordan Pardon
2 min.

Dans un long entretien accordé à Vanity Fair et réalisé lors de la tournée américaine des Bleus au mois de mars, Kylian Mbappé a réaffirmé son opposition au Rassemblement National comme il l’avait déjà exprimé lors des législatives de 2024. Le capitaine de l’équipe de France s’est dit inquiet d’une possible victoire de l’extrême droite lors des présidentielles de 2027.

La suite après cette publicité

«Moi, ça me touche, je sais ce que ça signifie et quelles conséquences cela peut avoir pour mon pays lorsque des gens comme eux arrivent aux commandes», a confié l’attaquant du Real Madrid, qui dit combattre «l’idée selon laquelle un footballeur devrait se contenter de jouer et de se taire». Cette sortie a aussitôt provoqué une levée de boucliers du côté de l’extrême droite, puisque Jordan Bardella, Marine Le Pen ou encore Julien Odoul l’ont attaqué publiquement.

«Kylian, c’est un footballeur mais aussi un citoyen»

Dans la foulée de l’annonce de sa liste à TF1 ce jeudi, Didier Deschamps a été invité à commenter la prise de position politique de son joueur. «Si je regrette que des personnes estiment que Mbappé n’ait pas le droit de donner son avis ? Je sens la petite patate chaude, a souri DD. Quand il parle sur le terrain, c’est là où il est parfait. Je ne vais pas juger les joueurs. Il y a une liberté d’expression, et elle est valable pour vous, et pour mes joueurs. Je ne vais pas leur dire de ne pas parler.»

La suite après cette publicité

«Ils savent très bien qu’il y a des sujets sensibles. Mais s’ils ne parlent pas, on se demande pourquoi ils ne parlent pas. Et s’ils parlent, on se demande pourquoi ils parlent… Il y aura des pour et des contre. Kylian, c’est un footballeur mais aussi un citoyen. Ils ont le droit de se sentir concernés. Moi, jamais je ne parlerai (de ces sujets) parce que j’estime que… Mais je ne dis pas qu’il faut faire comme moi. Chacun a sa liberté, ça amène à des débats, mais le reproche il est là, qu’il parle ou non. Le seul jugement que je fais, moi, c’est par rapport à ce qu’ils doivent faire sur le terrain.»

La suite après cette publicité
La suite après cette publicité
Copié dans le presse-papier