Premier League : la démonstration de force ratée de West Ham

Après un mercato XXL et une 6ème place de Premier League l'an passé, West Ham n'a pas attaqué la nouvelle saison du bon pied. Les partenaires de Lucas Paqueta patinent en Angleterre.

Lucas Paquetá avec West Ham en Premier League
Lucas Paquetá avec West Ham en Premier League ©Maxppp
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C'est ce qu'on appelle une démonstration de force un peu manquée. West Ham pensait avoir frappé un grand coup de marteau sur le mercato estival en dépensant 182 millions d'euros, faisant du club londonien la 3ème écurie la plus dépensière sur le marché. Voilà déjà les Hammers, 18èmes et premiers relégables, dans une bien mauvaise posture après 8 journées de Premier League (seulement 7 matchs joués en raison du report d'une levée après le décès de la Reine Elizabeth II).

Bien lancés en Ligue Europa Conférence avec deux succès en autant de rencontres (3-1 contre le SC Fotbal Club FCSB et 3-2 face à Silkeborg IF), la réalité est tout autre en championnat, où West Ham n'a gagné qu'à une seule reprise (1-0 sur la pelouse d'Aston Villa, le 28 août dernier). S'ils ont tenu tête à Tottenham (1-1, le 31 août), les hommes de David Moyes ont déjà perdu à 5 reprises et restent sur deux défaites de rang. Cela représente déjà plus d'un tiers du total de la saison passée. Les Londoniens n'ont certes pas subi de grosses déconvenues, mais leurs difficultés offensives leur font défaut (3 buts inscrits, pire attaque de PL avec Wolverhampton).

La mayonnaise tarde à prendre à West Ham

L'énorme investissement de la direction londonienne paye à porter ses fruits. À l'image de la recrue phare de l'été, Lucas Paqueta (60 M€, OL), les nouveaux éléments offensifs (Maxwel Cornet, Gianluca Scamacca) peinent à faire la différence face au but et dans la zone dangereuse, même s'ils ont aussi fait preuve de malchance, à l'image du but de Cornet refusé contre Chelsea ou encore du poteau trouvé par Benrahma puis Scamacca à Goodison Park (0-1 contre Everton). Les cadres offensifs, comme Jarrod Bowen et Michail Antonio (1 but en championnat), ont, eux aussi, plus de mal à se montrer décisifs.

Il faut aussi dire que derrière, les nouveaux venus n'ont pas l'impact escompté. Difficile de taper sur Nayef Aguerd, rapidement blessé et qui n'a toujours pas pu faire ses débuts au Royaume de Sa Majesté. En revanche, Thilo Kherer, arrivé du PSG en échange de 12 M€, peut mieux faire. S'il réalise des débuts pas forcément catastrophiques en Premier League, affichant un visage plutôt rassurant et conquérant, il a commis quelques bévues ayant coûté cher à son équipe (1 csc contre Tottenham, penalty concédé contre Brighton, mauvaise lecture du jeu contre Chilwell à Stamford Bridge).

Moyes et les Hammers doivent rebondir

Tout cela a de quoi fragiliser la position de David Moyes, qui galère à retrouver la dynamique de la saison passée à la tête de WHU, pour la première fois depuis son retour en 2020. En regardant de plus près, on s'aperçoit même que West Ham n'a remporté que deux de ses 14 derniers matchs de Premier League. Trop peu pour un prétendant à l'Europe proclamé, désirant rivaliser avec le haut du panier à terme. « Est-ce que j'ai du mal à gérer ma nouvelle équipe ? Non, je n'ai pas du tout trouvé que c'était un problème, j'aime plutôt ça », expliquait notamment le technicien écossais il y a peu.

Toujours est-il que la patience des fans et des dirigeants a des limites. Une réaction digne de ce nom et du nouveau West Ham sera rapidement attendue dès le 1er octobre, avec la réception de Wolverhampton. Histoire de confirmer que les Hammers sont aussi capables de mettre le bleu de chauffe et de frapper très fort le rectangle vert.

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