PSG : de doublure de Lucas Chevalier à titulaire en finale de C1, l’ascension fulgurante de Matvey Safonov
De simple doublure à titulaire lors de la finale de Ligue des Champions remportée face à Arsenal, Matvey Safonov a vécu une ascension fulgurante cette saison. À force de travail, de patience et de performances décisives, le gardien russe s’est imposé comme l’un des grands artisans du doublé européen historique du PSG.
Voir Matvey Safonov débuter une finale de Ligue des Champions avec le PSG relevait presque de l’impensable il y a un an. Recruté à l’été 2024 en provenance de Krasnodar contre environ 20 millions d’euros, le gardien russe débarquait dans la capitale avec un statut clair : celui de doublure derrière Gianluigi Donnarumma, alors indiscutable dans les cages parisiennes. Lors de sa première saison, il n’a disputé que 17 rencontres toutes compétitions confondues, mais refusait déjà de se considérer comme un simple remplaçant. Il affichait d’ailleurs une détermination sans faille : « être le gardien n°2 du PSG ? Je ne comprends pas ça. Personne ne m’a jamais dit que j’étais numéro 2. Je viens à Paris pour me battre. Je veux jouer au football. Même s’ils m’avaient dit que j’étais numéro 2, je ne les aurais pas écoutés. C’est à moi de donner le meilleur de moi-même. Je ne me vois pas comme un numéro 2. Je ne veux pas être un joueur de remplacement. » Une déclaration forte qui résumait déjà parfaitement son état d’esprit.
L’été dernier, tout bascule pourtant dans la hiérarchie parisienne. Malgré le premier sacre européen du PSG avec Donnarumma comme titulaire, Luis Enrique décide d’ouvrir un nouveau cycle dans les buts. Le club investit près de 50 millions d’euros, bonus compris, pour recruter Lucas Chevalier en provenance du LOSC avec l’idée d’en faire son nouveau numéro un. Mais entre performances irrégulières et plusieurs pépins physiques, l’international français peine à totalement s’imposer. Safonov, lui, saisit sa chance. Match après match, le Russe gagne en crédibilité jusqu’à inverser progressivement la tendance. Au terme de la saison, les chiffres illustrent parfaitement cette concurrence acharnée : 27 matches disputés pour Safonov contre 26 pour Chevalier. Une alternance presque parfaite qui finit pourtant par tourner à l’avantage du gardien russe, devenu progressivement le premier choix de Luis Enrique dans les grands rendez-vous.
Un gros tournant en faveur de Matvey Safonov
Le véritable tournant intervient en décembre dernier lors de la Coupe Intercontinentale. À Doha, face à Flamengo, Safonov est titularisé à la surprise générale malgré le retour de Lucas Chevalier. Ce soir-là, il change de dimension. Auteur de plusieurs arrêts décisifs puis héroïque lors de la séance de tirs au but remportée par le PSG (1-1, 2-1 t.a.b.), il offre un trophée majeur au club parisien et marque durablement les esprits. À partir de ce moment-là, son statut évolue. Le Russe n’est plus seulement l’homme qui profite des difficultés de son concurrent, mais un gardien capable de faire gagner son équipe dans les moments les plus importants.
Cette montée en puissance se confirme notamment lors du déplacement à Lens, où ses multiples parades permettent au PSG de décrocher un succès capital et de se rapprocher du titre de Champion de France. Après la rencontre, il assume pleinement son rôle : « l’adversaire a créé beaucoup d’occasions. J’ai eu du travail aujourd’hui. Ce n’est pas tous les matchs comme ça. C’est le fruit de mon travail, notre mentalité, parce que je n’ai pas arrêté de travailler. Je suis ici depuis deux ans et je pense que je n’ai pas eu un seul jour sans travailler. Les performances de notre équipe cette saison sont aussi le résultat de mon travail. »
Jusqu’à être titulaire en finale de Ligue des Champions
Ce samedi soir à Budapest, Safonov a finalement atteint le sommet. Titulaire lors de la finale remportée face à Arsenal (1-1, 4-3 t.a.b.), le gardien russe a participé à un nouvel exploit historique du PSG, devenu la première équipe française à conserver sa Ligue des Champions. Un accomplissement immense pour un joueur qui n’a jamais cessé de croire en ses chances. Son parcours force le respect tant il s’est construit dans l’ombre avant d’exploser au plus haut niveau avec le PSG. Désormais, reste à savoir si Luis Enrique lui fera encore confiance la saison prochaine…
En savoir plus sur