Coupe du Monde

Équipe de France : la mise au point ferme de Deschamps sur les propos de Cherki

Dans un entretien accordé à M6, Didier Deschamps est revenu sur le cas Rayan Cherki. Le sélectionneur tricolore a clarifié les propos de son joueur, qui avait déclaré : « on n’ira pas à la Coupe du Monde en favori, on ira pour écraser tout le monde ».

Par Jordan Pardon
2 min.
Rayan Cherki @Maxppp

Jouer les pompiers de service, Didier Deschamps sait faire. Cette responsabilité ne figure pas noir sur blanc dans le cahier des charges du sélectionneur, mais elle relève pourtant bien de ses fonctions. Illustration la plus récente ? Sa dernière sortie dans un entretien accordé à M6 afin de clarifier la phrase "polémique" de Rayan Cherki.

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« On n’ira pas à la Coupe du Monde en favori, on ira pour écraser tout le monde », avait indiqué le joueur de Manchester City au micro de TF1 jeudi soir après la défaite des Bleus contre la Côte d’Ivoire (1-2). Une déclaration en apparence anodine, destinée avant tout à afficher les ambitions des Bleus, mais devenue rapidement virale sur les réseaux sociaux.

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Deschamps éteint le feu

Vendredi, le journal L’Équipe révélait que cette sortie avait suscité une forme d’incompréhension dans le staff tricolore, Didier Deschamps allant même jusqu’à prendre Cherki en privé. Après l’avoir félicité pour son match, le sélectionneur l’aurait ainsi averti sur les conséquences d’une sortie pareille. Le sélectionneur aurait également fait comprendre à son joueur les potentielles interprétations de ce genre de déclaration, aussi bien chez le public que chez les adversaires. Ce soir, DD a publiquement pris la parole pour évacuer le sujet.

« Quand il (Cherki) dit ça : "on n’est pas favoris, mais on va y aller pour écraser tout le monde", ce n’est pas pour dire qu’on est au-dessus de favoris, car ça voudrait dire qu’on est plus forts que tout le monde. Non non. C’est : "on va tout faire". Mais ça passera par là de toute façon, pour arriver tout en haut, il faudra battre tous ceux qui seront en face de nous. On connaît les trois premiers (Sénégal, Irak, Norvège), après, on ne sait pas. Mais restons concentrés sur les trois premiers », indique Deschamps, ensuite relancé sur les risques auxquels s’exposent les joueurs en prenant la parole. « C’est de l’interprétation, ça fait partie de la vie. Je vais vous dire une phrase, il y a sans doute beaucoup de gens qui vont écouter l’interview, et ils auront une interprétation peut-être différente. » Un fin médiateur.

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