Stade Rennais : le constat d’impuissance d’Habib Beye dans les départs de Kader Meïté et Jérémy Jacquet
La fin de mercato est agitée pour le Stade Rennais. Le club breton qui a déjà vendu Kader Meïté à Al-Hilal pour 30 millions d’euros est sur le point de gratter un joli chèque de 72M€ pour Jérémy Jacquet. En conférence de presse, le coach Habib Beye est revenu sur ces deux transferts qui vont changer la face du Stade Rennais sur la deuxième partie de saison.
L’hiver est caniculaire du côté de la Bretagne. Pas de microclimat, mais un mercato agité dans le sens des départs. Ainsi, Seko Fofana vient de quitter le club pour le FC Porto, mais surtout Kader Meïté (18 ans) et Jérémy Jacquet (20 ans) vont rejoindre respectivement Al-Hilal et Liverpool pour 30 M€ et 72 M€. Deux gros départs importants en cette fin de mercato - même si Jérémy Jacquet va finir la saison au club - dont le coach Habib Beye a été amené à commenter. En conférence de presse avant le match de Coupe de France de ce mardi contre l’Olympique de Marseille, le technicien sénégalais de 48 ans est revenu sur le choix de Kader Meïté de partir aussi jeune pour l’Arabie saoudite et s’est montré compréhensif.
« Ce n’est pas moi qui ouvre la porte au départ de Kader Meïté, c’est le marché, c’est la volonté du joueur aussi. Lorsque vous avez un joueur qui ne veut pas rester au club et qui veut partir, il faut prendre considération de tout ça. Je pense qu’à un moment donné, le marché détermine aussi la réalité de ce qu’on vit, et ce marché-là sur un joueur comme ça est une somme vraiment très importante. Quand un joueur ne veut pas rester, à un moment, vous prenez la décision de (le vendre ndlr), tout simplement. Je n’ai pas à le comprendre, c’est leur choix. Ils dictent leur carrière, comme j’ai dicté la mienne et comme on la dicte tous professionnellement, vous y compris. Il faut respecter son choix, tout simplement. Je n’ai pas à comprendre ce choix-là », a-t-il ainsi confié.
Rennes ne pouvait pas rivaliser
Interrogé sur la position du Stade Rennais dans les départs de Kader Meïté et de Jérémy Jacquet, Habib Beye a expliqué qu’il ne fallait pas se faire d’illusions et que le club n’avait pas la possibilité de conserver ses meilleurs éléments : « je comprends qu’il y ait de la déception de la part des supporters, je la comprends totalement. Mais ce que je veux dire aux supporters, c’est qu’on ne doit pas être des bénis-oui-oui, on ne doit pas être naïfs sur la situation du Stade rennais. Nous sommes un club formateur. Et aujourd’hui, penser qu’on peut garder ce type de joueurs comme pourrait le faire l’Olympique de Marseille, comme pourrait le faire le Paris Saint-Germain, comme pourraient le faire des équipes qui sont beaucoup plus sur cette scène européenne tous les ans… Même si je le dis toujours, ça fait deux ans que Rennes n’a pas connu l’Europe, mais avant ça, il y avait eu six ans d’Europe. La réalité, c’est que, sur ces joueurs-là, on ne peut pas les garder. C’est une réalité, on aimerait, mais on ne peut pas. Lorsqu’il y a ces sommes-là, il y a aussi la volonté des joueurs de connaître autre chose. »
Un constat d’impuissance pour le club breton qui n’aura compté sur Kader Meïté et Jérémy Jacquet que pendant un an avant que des clubs plus fortunés passent à l’action. Néanmoins, Habib Beye explique qu’il était impossible de faire changer d’avis Kader Meïté, qui avait déjà pris sa décision : « j’ai parlé avec Kader, j’ai discuté avec lui, il était hors de question pour lui de rester au club. Qu’est-ce qu’on peut faire ? Le garder ? Mais aujourd’hui, vous avez quoi du joueur si vous le privez d’aller chercher ce qu’il pense être le contrat de sa vie ou l’opportunité de sa vie ? » Des chiffres fous comme ceux du transfert de Jérémy Jacquet vers Liverpool que Rennes ne pourra pas concurrencer, comme l’a ajouté Habib Bèye : « on ne peut pas rivaliser sur ça, donc je comprends les supporters et je suis tout à fait en phase avec ce qu’ils peuvent ressentir, sur l’identité, sur l’attachement, mais il faut comprendre une chose : à ces montants-là, il est impossible de garder un Jérémy Jacquet, par exemple. »
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