Notes du match Ligue des Champions

PSG - Arsenal : les notes de la finale

Au terme d’une finale sous pression, le Paris Saint-Germain remporte sa deuxième Ligue des Champions consécutive en venant à bout d’Arsenal, aux tirs au but (1-1, 5-4 t-à-b).

Par La Rédaction FM
14 min.
PSG vs. Arsenal @Maxppp

C’était l’affiche tant attendue de cette fin de saison. Ce samedi, le PSG avait rendez-vous avec son histoire en disputant sa deuxième finale de Ligue des champions consécutive. En face, Arsenal, meilleure défense d’Europe et qui a enfin terminé champion d’Angleterre après une saison XXL. Il fallait donc finir en beauté en remportant la première C1 de son histoire. Au-delà de deux équipes séduisantes, ce match devait aussi être une opposition entre deux tacticiens hors pair et au style bien différent. Luis Enrique, qui prône un football total, devait réussir à bousculer la discipline défensive à toute épreuve de Mikel Arteta. Et pour ça, il pouvait compter sur son équipe type avec les retours d’Hakimi et Dembélé dans le onze de départ. Le PSG se présentait avec le même onze que lors de la dernière finale face à l’Inter, à l’exception de Safonov qui remplace donc Donnarumma, parti à City.

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En face, Arteta alignait aussi son onze-type et se passait de Gyökeres sur le front de l’attaque au profit de Kai Havertz. L’international allemand, unique buteur en finale de C1 avec Chelsea en 2021, voulait récidiver et perturber le duo Marquinhos-Pacho. C’est ce qu’il a réussi à faire dès le début du match. Après un dégagement de Marquinhos directement sur Trossard, Havertz s’en allait tout seul face à Safonov et allumait la cage au premier poteau. Un but qui ne faisait pas les affaires du PSG, forcément, avec une équipe des Gunners qui allait pouvoir jouer son jeu. Dominateurs, les Parisiens ne parvenaient absolument pas à perturber le bloc anglais qui était infranchissable. D’ordinaire virevoltant sur son côté gauche, Khvicha Kvaratskhelia était peu inspiré, tout comme Ousmane Dembélé qui était quasiment sevré de ballons. Arsenal avait décidé de laisser le cuir à Paris, qui essayait tant bien que mal de contourner le bloc adverse. En vain. Surtout, à chaque tentative parisienne de mettre du rythme et d’enflammer la rencontre, les Gunners arrivaient à casser le rythme, gagner du temps avec quelques gestes d’anti-jeu qui frustraient de plus en plus les coéquipiers d’Achraf Hakimi. urtout que l’arbitre de la rencontre, qui aurait d’ailleurs pu sanctionner d’un penalty une main dans la surface de Saka, ne semblait pas mettre de l’ordre à ce sujet.

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Le PSG écrit l’histoire

À la mi-temps, les Parisiens avaient toujours un retard d’un but. La tentative avant la pause de Fabián Ruiz (40e) avait semblé être la seule occasion à se mettre sous la dent. De l’autre côté, sur son deuxième ballon dangereux et sans une bonne intervention de Marquinhos, Havertz ne passait pas loin du but du break. Preuve de la physionomie de cette rencontre, après le premier acte, Arsenal n’avait réussi que 69 passes. Le plus faible total pour une finale de C1 depuis qu’Opta analyse la compétition. Il fallait donc mettre le pied sur l’accélérateur côté parisien au retour des vestiaires. Face à une équipe anglaise disciplinée, le PSG espérait miser sur la fatigue pour pousser à la faute et profiter de quelques espaces. Et à force d’élargir petit à petit le bloc d’Arsenal, les Parisiens parvenaient à retrouver leur football sur quelques séquences. C’était d’ailleurs suffisant pour égaliser en poussant Hincapié à la faute. Après un une-deux entre Kvara et Dembélé, le défenseur espagnol taclait de manière maladroite le Géorgien. Penalty logique que transformait Dembélé pour l’égalisation (1-1, 65e). Un but qui, par la même occasion, rendait la rencontre bien plus ouverte avec une formation parisienne surmotivée et une équipe des Gunners désormais obligée de se découvrir pour espérer remporter cette finale. Cela s’illustrait avec des espaces des deux côtés qui permettaient aux ailiers de se mettre en avant. Et si Saka tentait plusieurs fois sa chance de loin, c’est bien Khvicha Kvaratskhelia qui ne passait pas loin du but décisif.

Sur une perte de balle haute d’Arsenal, le Géorgien partait seul au but et sa frappe du gauche venait terminer sa course sur le poteau de Raya (77e). Le gardien espagnol réalisait une intervention XXL quelques minutes plus tard devant Barcola qui venait de prendre de vitesse Saliba sur 40 mètres (85e). De quoi permettre à son équipe de rester en vie et de filer en prolongations puisque Barcola manquait une nouvelle occasion franche dans le temps additionnel (90e+6). Les deux équipes filaient en prolongations et le PSG devait faire sans Ousmane Dembélé, sorti après de grosses crampes et incapable de continuer la partie. Mais dans une rencontre avec un tel enjeu, les deux équipes semblaient craindre de se faire punir. Et si Mikel Arteta changeait complètement sa ligne d’attaque pour peser sur la défense parisienne, Arsenal ne parvenait pas à réellement emballer la rencontre. Et la fin de match hachée ne permettait pas d’avoir un dénouement au bout de 120 minutes. Il fallait donc se départager lors de la séance de tirs au but. Et à ce petit jeu là, c’est le PSG qui remporte la séance en gagnant (1-1, 4-3 aux t.a.b) lors de la séance malgré le raté de Nuno Mendes. Le PSG réalise le back-to-back et écrit l’histoire de la Ligue des champions en remportant sa deuxième étoile.

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L’Homme du match

- Neves (7,5) : première période compliquée pour le jeune Portugais, aussi en difficulté par le bloc adverse. Car il a eu la possession du ballon, mais cela a été difficile pour lui de l’exploiter et d’aller aider ses partenaires. Il a cependant été brillant durant la seconde période et la prolongation, avec une justesse technique (93% de passes réussies) qui a permis aux Parisiens de prendre enfin le dessus. On note également une efficacité dans les duels, avec 12 gagnés.

Paris Saint-Germain

- Safonov (5,5) : il ne peut grand-chose sur le seul tir cadré de Havertz, amenant l’ouverture du score. Il a ensuite été très peu sollicité, mis à part cette sortie où il s’est sacrifié (25e), et n’a pas eu besoin de faire d’arrêts sur la séance de tirs aux buts après les deux ratés d’Arsenal.

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- Hakimi (6) : de retour dans le onze de départ après une blessure à la cuisse en fin de saison, le Marocain a logiquement manqué de jus. Il y a eu un très bon retour défensif à noter (8e) et des tentatives pour proposer d’ouvrir le bloc des Gunners depuis son côté droit. Un coup-franc bien tiré à noter (56e) et quelques projections dangereuses, mais également beaucoup de centres manqués en raison d’une certaine fatigue physique.

- Marquinhos (4) : un début de partie compliqué pour le capitaine parisien, marqué par une erreur de relance qui a amené au but de Havertz. Malgré le peu d’occasions franches d’Arsenal, il a été encore fautif au duel avec Trossard (26e). Mais il s’est rattrapé par la suite, avec un très bon retour devant Havertz pour le priver du but du break (45e+3). Cela a été plus maitrisé le restant du match, mais le capitaine a ensuite cédé sa place et a été remplacé par Zabarnyi (105e).

- Pacho (5) : moins en difficulté que son compère de la charnière parisienne, il n’a pu éviter l’ouverture du score d’Arsenal. Il n’a pas eu grand-chose à faire le restant du match et s’est montré important et notamment sur les coups de pieds arrêtés. Un mauvais dégagement qui a mis en difficulté ses partenaires défensifs, mais sans conséquence (70e).

- Nuno Mendes (5,5) : gêné pour progresser vers l’avant, le latéral portugais en a profité pour progresser dans l’axe et faire quelques bonnes incursions pour apporter des solutions offensives. Il a d’ailleurs réussi à se faufiler devant Mosqueta (42e) et a été plus dangereux après la pause, où il a pu monter davantage et centrer. Il a même été à l’origine d’un joli dégagement pour trouver Barcola, qui s’est complètement loupé (90e+6).

- Ruiz (4) : pas au mieux dans le début de partie, il a ensuite eu beaucoup de mal à trouver des solutions face au double-rideau des Gunners. Pourtant, il a tenté de créer du danger avec une première occasion franche (13e), avant une frappe dangereuse juste avant la pause (44e). Mais l’Espagnol a également fait quelques erreurs, dont une perte de balle dangereuse (17e) et un jeu trop au ralenti. Remplacé par Zaire-Emery (96e).

- Vitinha (6,5) : pareillement en difficulté face au plan de jeu londonien proposé, le Portugais a cependant tenté d’apporter des occasions à ses attaquants, avec notamment 67 passes tentés en première période. Mais la domination stérile parisienne ne l’a pas aidé et a beaucoup gêné sa connexion avec Nuno Mendes. Une belle frappe tentée (74e), avant d’être à quelques centimètres de permettre au PSG de passer devant (90e). Remplacé par Beraldo (105e).

- Neves (7,5) : voir ci-dessus.

- Doué (4) : belle percussion en début de match, à l’image d’un beau ballon pour trouver Ruiz (13e), mais l’international français a très vite été éclipsé dans cette finale. Pendant plus d’une heure, il n’a pu faire parler sa technique et a constamment été pris par deux défenseurs londoniens. Quelques centres ont été intéressants (61e), mais il a ensuite pu davantage se montrer après l’égalisation, avec un beau duel contre Lewis-Skelly (79e) et surtout un bon ballon pour Vitinha (90e).

- Dembélé (6) : bien pris au marquage par la défense d’Arsenal et notamment par Saliba, le Ballon d’Or a réussi à se procurer quelques occasions sur le côté droit, où le jeu parisien s’est penché en première période. Peu en vue malgré quelques tentatives pour trouver ses partenaires, il a offert l’égalisation au PSG en transformant parfaitement son penalty. Légerement plus en vue après l’égalisation, il a tenté de distribuer le jeu via des centres, mais a surtout été contraint de céder sa place après une blessure inquiétante, à quelques jours de la Coupe du Monde 2026. Remplacé par Ramos (90e+6).

- Kvaratskhelia (6,5) : aussi en difficulté en début de match, il a constamment été surveillé par la défense londonienne et notamment par Mosquera, qu’il l’a bien bloqué durant toute la première période. Mais il a enfin pu débloquer son match après la pause en provoquant justement un penalty, après une faute de Mosquera, permettant au PSG d’égaliser. Le Géorgien a également effectué un superbe rush individuel, mais qui s’est terminé sur le poteau (77e). Remplacé par Barcola (83e), qui a manqué son face-à-face contre Raya (85e), avant un nouveau gros raté (90e+7).

Arsenal

- Raya (6) : le portier espagnol a vécu une première période assez stressante. Les Parisiens s’approchaient de sa cage, des deux côtés du rectangle vert, et le rempart devait anticiper les ballons. Face à un trio d’attaque régulièrement décisif, sa vigilance et son implication ont maintenu l’espoir. Avant la pause, celui-ci a notamment sauvé les siens à deux reprises (45+5). Sollicité dès les premières minutes de la seconde période, il a dû rester appliqué (57e), mais a été battu sur le penalty de Dembélé (65e). Il est resté impeccable lors de ses sorties sur Barcola (84e, 105e). Durant la séance de tirs au but, il a stoppé le penalty de Mendes.

- Hincapié (5) : placé sur le couloir gauche, l’Équatorien a eu un sacré job. Face à Doué, il a constamment reculé et a dû anticiper les quelques montées d’Hakimi. Timide durant toute la première période puisque les siens jouaient assez bas, il n’a pas tremblé, mais ne s’est pas exprimé pour autant. Incapable de se surpasser et d’enclencher la seconde, il a subi les contres après l’égalisation. Même s’il restait en jambes, le défenseur peinait à faire autre chose qu’un pressing constant.

- Saliba (6) : le Tricolore était en compagnie de Gabriel dans la charnière centrale des Gunners. Devant une attaque parisienne affamée, il a dû appeler ses coéquipiers pour défendre en bloc. À la demi-heure de jeu, il a tenté de stopper Doué à la limite de la faute dans sa surface (30e). Très attentiste, le défenseur a réussi à maîtriser les offensives parisiennes jusqu’à la pause. Très réactif dans sa zone, le pilier français semblait concerné malgré l’égalisation (76e).

- Gabriel (6,5) : titularisé dans l’axe, le Brésilien de 28 ans a réalisé les mêmes quarante-cinq premières minutes que son coéquipier dans l’axe. Il est resté derrière, attendant les Parisiens dans sa surface. Sa solidarité restait à souligner, notamment dans les airs où il plaçait sa tête sans se poser de questions. Sous pression après l’égalisation, le défenseur a continué ses efforts, mais souffrait durant chaque temps fort de ses adversaires. Solidaire et rigoureux, il a préféré un jeu simplifié sans faire d’erreurs. Il a cependant offert la victoire aux Parisiens après un penalty complètement raté.

- Mosquera (5,5) : préféré à Timber pour cette finale à Budapest, le latéral a parfaitement entamé sa rencontre face à Kvaratskhelia. Son adversaire le provoquait, mais manquait de justesse dans ses dribbles. Plutôt fébrile lorsque les Gunners souhaitaient aller vers l’avant, il est resté silencieux et a attendu la pause. Sous pression en seconde période, il a été fautif après un tacle irrégulier sur Kvaratskhelia et a offert l’égalisation aux Parisiens (65e). Remplacé par Jurriën Timber (66e) qui a été solide, impliqué défensivement et offensivement, notamment lors d’un centre-tir osé (118e).

- Rice (7) : le milieu de terrain anglais a compris qu’il devait montrer l’exemple face aux champions d’Europe 2025. Auteur de nombreux retours, il a aussi effectué des récupérations importantes en première période. Vigilant dans ses transmissions et capable de replacer son bloc, celui-ci se montrait impliqué. Avant la pause, l’expérimenté a d’ailleurs limité la casse avec un tacle maîtrisé (45e). Moins présent lorsque les Parisiens ont égalisé, il est resté dans le doute. Puis, celui-ci a poussé les siens vers l’avant en prolongation avec plusieurs circuits de passes. Ses coups de pied arrêtés n’ont rien apporté, mais il a assuré durant la séance de tirs au but.

- Lewis-Skelly (5,5) : formant un duo avec Rice dans l’entrejeu, le jeune Londonien a su s’exprimer grâce à son gabarit durant le premier acte. Il a fait circuler le ballon dans sa moitié de terrain et permettait aux siens de calmer la tempête. Malgré des phases de possession faibles, celui-ci courait dans tous les sens pour stabiliser sa zone. Tel un numéro 6, il cherchait à temporiser sans s’exposer. En mettant son corps en opposition, le milieu de terrain a poursuivi ses efforts avec une certaine solidité. Remplacé par Martín Zubimendi (91e). L’Espagnol a proposé plusieurs solutions en retrait et est resté calme durant les prolongations.

- Odegaard (4) : placé en tant que numéro 10 aux côtés de Saka et Trossard, le Norvégien n’a pas brillé durant la première période. Celui-ci semblait perdu lorsqu’il fallait provoquer la défense parisienne et a même manqué d’énergie. Trop peu disponible, le chef d’orchestre ne parvenait pas à se démarquer du pressing et devait faire des allers-retours en panique. Inexistant par la suite, il a finalement été remplacé par Viktor Gyökeres (66e) qui n’a pas été le plus impactant. Doublement fautif en prolongation, après une perte de balle et une faute, le buteur était dans l’ombre. Il a tout de même marqué son penalty.

- Saka (4) : l’Anglais et son pied gauche étaient attendus à Budapest. Dès l’entame, il s’est vite fait secouer par les Parisiens (3e) et a même failli offrir un penalty aux Parisiens après une main dans sa surface (17e). Provoquant sur son couloir droit, l’Anglais a essayé de déstabiliser la défense adverse à plusieurs reprises, mais Mendes le bousculait (34e, 36e). Au retour des vestiaires, l’attaquant paraissait fatigué. Maladroit, il a même obtenu un carton jaune (54e). Sa fin de rencontre a été amère. Remplacé par Gabriel Martinelli (83e) qui n’a pas tremblé durant la séance de tirs au but avec une frappe surpuissante.

- Trossard (3,5) : le Belge s’est montré opportuniste dès le début de la rencontre, offrant un contre à Havertz avec son dos et l’ouverture du score par la suite (5e). Puis, l’ailier a longuement attendu les ballons dans sa zone. Peu impliqué, sans faire d’appels dévastateurs, il est resté timide jusqu’à la pause. L’attaquant restait trop peu fiable en seconde période. Il devait effectuer un pressing constant dans sa moitié de terrain, sans obtenir d’occasions. Remplacé par Noni Madueke (83e) qui a vite enchaîné les courses sur le côté droit, mais manquait de justesse dans le dernier geste.

- Havertz (5) : seul en pointe pour entamer la rencontre face à l’autre capitale, l’Allemand était préféré à Gyökeres. Le buteur a d’ailleurs ouvert le score grâce à une excellente frappe sous la barre, après une contre-attaque en solitaire (6e). Seulement, c’était sa seule occasion durant le premier acte. Il n’a rien pu apporter en phase offensive et a joué dos au jeu, essayant de garder le ballon pour temporiser. Après cela, il a dû mettre des coups de coude pour s’imposer, sans réussite. Remplacé par Eberechi Eze (91e) qui n’a pas pu faire de folies, loupant complètement son penalty.

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