Ligue des Champions

Bayern Munich - PSG : Michael Olise n’a pas existé

Auteur d’un match aller XXL au Parc des Princes, Michael Olise a complètement disparu au retour. Moins explosif, moins inspiré, il n’a jamais trouvé la faille face au PSG et a semblé peu inspiré.

Par Hanif Ben Berkane
2 min.

Il y a huit jours au Parc des Princes, Michael Olise avait confirmé son statut de joueur frisson en étant le véritable cauchemar du PSG. Buteur et doté d’une capacité à surgir dans les espaces et à prendre de vitesse la défense parisienne sur chaque coup de rein, il avait rendu une copie quasiment parfaite et avait surtout permis à son équipe d’avoir l’espoir d’une remontée à l’Allianz Arena. Hier soir pour le retour, les Bavarois avaient besoin de lui comme jamais. Ils attendaient qu’il soit à nouveau ce joueur incontrôlable, imprévisible, capable de résoudre par lui seul des problèmes collectifs insurmontables. Ça n’a pas eu lieu. La magie n’était tout simplement pas là ce soir.

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Le Bayern est passé par lui un nombre incalculable de fois. À chaque relance, à chaque situation de déséquilibre recherchée, le ballon revenait inlassablement vers Olise. L’équipe s’est quasi intégralement reposée sur lui pour trouver la solution offensive comme pour lui faire comprendre "allez sauve nous encore une fois". Et c’est peut-être là que le bât a blessé. À force d’être l’option systématique, il est devenu prévisible. Le PSG le savait, l’attendait, se plaçait toujours en avance sur ses appels. Ce n’est d’ailleurs pas que Nuno Mendes ait réalisé une prestation impériale, le latéral parisien a lui aussi connu ses moments de flottement. C’est simplement que de son côté, Olise n’a jamais eu ce petit quelque chose en plus, cette impulsion qui fait la différence. Moins explosif que la semaine dernière, moins tranchant dans ses prises de décision, il a donné l’impression d’un joueur à court de ressources dans le moment le plus important.

Trop sollicité, trop prévisible

Les chiffres confirment d’ailleurs cette tendance. Seulement 38% de duels gagnés et surtout 33% de dribbles réussis, le plus faible total de toute l’équipe bavaroise sur ce match. Des chiffres qui résument une soirée sans. Imprécis dans ses passes, incapable de créer la combinaison avec Kane, Musiala ou même Laimer pour faire vraiment souffrir la défense parisienne, il a tourné en rond dans un couloir droit qui n’a jamais été une menace sérieuse. Et même lorsque Kompany a tenté de l’entourer un peu plus avec l’entrée de Jackson devant, ça n’a pas porté ses fruits.

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Et forcément sans un grand Olise, le Bayern n’avait tout simplement pas les moyens de renverser ce PSG-là. Ce nul 1-1 et l’élimination du Bayern ne doivent évidemment pas effacer ce qu’Olise a produit depuis le début de la saison. Meilleur joueur de Bundesliga, 24 buts et 17 passes décisives toutes compétitions confondues, il a été l’un des tout meilleurs joueurs d’Europe en 2025-2026. Mais dans le football, les grands matchs se jouent en aller-retour, et sur ce retour le Français a été un peu éclipsé par la prestation XXL de Kvaratskhelia. C’est aussi simple que ça.

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