Les déclarations très fortes de l'OL sur le mercato et l'échec Malacia

En marge de la présentation de Corentin Tolisso à presse, la direction de l'OL a fait un point sur le mercato et en a profité pour évoquer l'échec du dossier Malacia. Si le président Aulas acte la chose, Vincent Ponsot est lui beaucoup plus amer.

Jean-Michel Aulas et Vincent Ponsot
Jean-Michel Aulas et Vincent Ponsot ©Maxppp
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Les conférences de presse de l'OL sont souvent les lieux pour faire un point sur les nombreux dossiers chauds du club. La présentation de Corentin Tolisso n'a pas fait exception à la règle. Nouvelle recrue du mercato de son club formateur, il se veut, avec Alexandre Lacazette, comme le porte-étendard de la nouvelle politique sportive ambitieuse des Gones. «C'est le retour d'un très grand joueur, qui a gagné énormément de choses, pour ne pas dire tout. (...) On a un très grand joueur, qui revient dans son club de formation, d'origine», entame Aulas.

Le président lyonnais, aidé par le nouvel actionnaire majoritaire du club, John Textor, est doté de nouveaux moyens plus importants. «On a d'abord défini un projet. On s'y est tenu. Ce projet supposait des moyens. On en avait une partie. L'arrivée de John Textor vient confirmer sur le moyen et le long terme. Qu'on ait pu mener à bien toutes nos négociations a conforté le projet. On a développé cet engagement sur le futur, parce qu'on avait les moyens de le faire avant même l'arrivée de John. (...) Il y aura encore un certain nombre de choses», promet le président.

Tetê et Cherki en très bonne voie

À commencer par le nouveau "prêt" de Tetê, tout juste bouclé. Un accord avec le Shakhtar a été trouvé pour l'ailier brésilien. Mais le mercato n'est visiblement pas fini encore. «On va continuer de rechercher un certain nombre de postes. On a eu la confirmation de la signature de Thiago Mendes. Le coach veut le faire jouer défenseur central, avec Lukeba et Jérôme (Boateng).» Aulas a également affirmé que la prolongation de Cherki était en très bonne voie. «Je confirme qu'on lui a proposé d'être dans le projet. Il m'a répondu oui. Je suis sûr que ça va bien se passer».

Reste un échec, celui de Tyrell Malacia qui est finalement en route vers Manchester United alors que tout semblait bouclé pour un transfert à l'OL. «Ce n’est pas un dossier facile à réaliser», a concédé poliment le patron lyonnais. Son directeur général prend lui beaucoup moins de pincettes. «Si on n'a pas les moyens de recruter, on ne peut pas faire venir des joueurs de ce niveau... Ici, ce n'est pas un sujet de moyens. L'institution est toujours plus forte que n'importe quel joueur. On a des demandes du milieu du foot, parfois, qu'on ne fait pas», explique Vincent Ponsot, avant de poursuivre.

Les raisons de l'échec Malacia ne passent pas chez Ponsot

«Je pense que le président est content de pouvoir dormir sereinement le soir, et de ne pas voir la police débarquer le matin. On ne mettra jamais en danger l'institution pour un joueur. Les demandes qu'on a, de montants de commission... On ne fait pas. C'est vrai que ça fait parfois capoter les deals, mais on trouvera un bon arrière gauche. Pour nous, c'est clos. Parce que la probité du club est plus importante. On est fiers de travailler pour un club comme ça», conclut-il, visiblement très agacé par ce revirement de situation et des commentaires qu'il a pu lire.

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