En toute fin de match, l’OL a arraché le nul face au Paris FC (1-1). Voilà les notes de ce nul heureux pour Lyon et frustrant pour les Parisiens.
En clôture de la 25e journée de Ligue 1, l’Olympique Lyonnais accueillait le Paris FC. Quatrièmes au coup d’envoi, les Rhodaniens se devaient de l’emporter pour repasser devant l’OM, tombeur de Toulouse plus tôt dans le week-end. De son côté, le club francilien avait une belle opportunité de marquer les esprits dans la course au maintien. Pour ce match, Paulo Fonseca optait pour un 4-3-1-2 avec Merah en soutien du duo Karabec-Himbert.
En face, Antoine Kombouaré, privé de Kebbal, Otavio et De Smet (suspendus), alignait, lui, un 4-3-3 où Ikoné et Simon entouraient Krasso. Dans cette affiche du dimanche soir, les Lyonnais prenaient rapidement le contrôle des opérations, mais butaient sur une défense francilienne bien regroupée. Et les débats allaient progressivement tourner à l’ennui… L’OL cherchait la faille, Merah se signalait en vain (23e), le Paris FC résistait et les deux formations rentraient logiquement dos à dos à la pause.
L’OL miraculé
Après un premier acte totalement insipide (1 seul tir cadré en 45 minutes), les débats s’enflammaient au retour des vestiaires. Bien servi par Ikoné dans l’intervalle, Krasso se présentait seul devant Greif mais envoyait sa frappe à côté (48e). Plus tranchant, le PFC poussait encore et se signalait à nouveau, mais Simon tombait sur un Greif impérial (53e). Peu avant l’heure de jeu, Yaremchuk et Tolisso faisaient leur apparition, mais la physionomie de cette rencontre ne changeait guère.
Les visiteurs continuaient de pousser. Et ce qui devait arriver arriva. Après une lourde frappe de Matondo, Munetsi, opportuniste, profitait du ballon relâché de Greif pour ouvrir le score. Si le but était dans un premier temps refusé, la VAR validait finalement la réalisation du milieu de terrain de 29 ans (0-1, 62e). Dans la dernière demi-heure, Fonseca lançait Endrick et Nartey, mais rien n’y faisait. Le Paris FC manquait même le break sur une tête de Koleosho qui heurtait la barre (90+2e).
Alors que l’OL se dirigeait vers une troisième défaite d’affilée en championnat, Alimani Gory allait finalement commettre l’irréparable en touchant le ballon de la main dans sa propre surface. Après consultation des images, l’arbitre du soir accordait un penalty et Tolisso ne se faisait pas prier pour égaliser au bout du temps additionnel (1-1, 90+6e) et offrir le point du match nul aux siens. Score final : 1-1. Au classement, l’OL réalise malgré tout la mauvaise opération et reste 4e. Le PFC est 13e.
L’homme du match : Rudy Matondo (7) : le joueur de 17 ans, qui a pourtant eu du mal à faire des différences et des décalages au milieu de terrain pendant l’entame, s’est finalement illustré en patron avec sa fraîcheur. Celui-ci à effectuer des retours importants lorsque les Lyonnais sont revenus des vestiaires. Le Parisien a pu mettre de la lumière dans le jeu petit à petit, résistant surtout dans les duels. Avec une maîtrise technique qui s’est révélée tout au long de la partie, le numéro 23 a pu rester appliqué dans les tâches offensives. C’est grâce à sa frappe puissante que Munetsi a pu ouvrir le score. Avec sa jeunesse, celui-ci a donc fait la différence pendant les derniers instants de la partie. Il est l’homme de cette soirée. Remplacé par Vicent Marchetti (87e).
OL :
- Greif (6) : en première période, il n’a rien eu à faire hormis quelques interventions excellentes et un jeu au pied impeccable. C’est au retour des vestiaires que cela s’est gâté pour le Slovaque. Avec le retour en force du PFC, il a réalisé plusieurs parades précieuses et sa parade sur la frappe de Matondo a malheureusement profité à Munetsi. Après plusieurs parades utiles, il a été très important pour éviter que Lyon ne concède pas plus de buts. Un bon match personnel malgré ce nul agaçant.
- Hateboer (5) : avec Moses Simon sur son côté, le Néerlandais a plutôt tenu son rang. Faisant son travail défensivement en étant valeureux dans les duels, il a gratté quelques ballons et a été intéressant offensivement avec plusieurs centres (23e, 38e) qui auraient pu être mieux exploitées par ses coéquipiers. En seconde période, il a été moins en vue.
- Mata (5) : l’Angolais a bien suppléé Hateboer dans la gestion du problème Simon lors du premier acte. Parfois dépassé ou pas assez prompt sur certaines situations, sa qualité pour couvrir la profondeur a été utile. Même s’il devrait être plus ferme sur certains duels, il a réalisé un match honnête.
- Niakhaté (5,5) : patron de la défense lyonnaise depuis le début de saison, le Sénégalais a eu beaucoup de travail en seconde période. Et même s’il ne peut rien faire sur le but de Munetsi, plusieurs gestes ont évité d’autres buts aux Gones. Il n’a rien à se reprocher même s’il aurait pu prendre plus d’initiatives à la relance.
- Tagliafico (5) : valeureux comme d’habitude, il est le seul à avoir répondu à l’intensité digne d’un match de Ligue 1. Toujours solide dans les duels et rusé sur certaines situations (28e), il a été fiable. Offensivement, il s’est parfois projeté mais n’a pas eu l’apport nécessaire pour faire des différences. Averti à la 50e minute puis remplacé par Yaremchuk (61e), qui a parfois semblé jouer avec des Timberland et n’a pas remporté de duels aériens, là où il est censé être utile.
- Abner (4) : un match neutre, voire mauvais pour le Brésilien. Dans un rôle bizarre entre le milieu de terrain et une position de piston gauche, il a été invisible lors du premier acte. Intéressant sur quelques projections, il a été précieux offensivement au retour des vestiaires pendant 15 minutes avant de disparaître à nouveau. Replacé en tant que défenseur gauche à la sortie de Tagliafico, il a tenu son rang.
- Morton (4) : il enchaîne dans l’entrejeu et montre quelques signes d’épuisement. Pour autant, l’Anglais continue de faire les efforts et d’avaler les kilomètres tel un marathonien. Techniquement, il a frustré avec des ouvertures qui n’ont pas été suffisamment précises et plusieurs ballons perdus. Valeureux dans les duels, il a fait parler son sens de l’interception à de nombreuses reprises. Malheureux, c’est lui qui couvre Marshall Munetsi sur l’ouverture du score parisienne. L’enfant de Liverpool nous a habitués à mieux. Averti à la 27e minute.
- Tessmann (3) : aligné au milieu de terrain, l’Américain n’a pas semblé plus inspiré qu’à l’accoutumée. Toujours aussi lent dans ses prises de décisions et ses gestes, il a été inspiré sur certaines ouvertures. Il a été trop haut lors du premier acte et a été un poids à tous les étages pour des Gones cataclysmiques. Plus tranchant au retour des vestiaires, il a remporté plus de duels et a gratté beaucoup de ballons. Avec l’entrée en jeu de Tolisso, il est descendu sur le terrain avant d’être remplacé par Noah Nartey (66e). Le Danois a montré plus de personnalité que son prédécesseur. Cela dit, ce n’était pas très compliqué.
- Merah (4) : de retour dans le onze après des semaines de banc, le jeune talent lyonnais a été mi-figue mi-raisin. Auteur de plusieurs retours défensifs très importants pour son équipe, il a travaillé défensivement. Offensivement, il a montré une certaine qualité technique et a tenté sa chance sur quelques frappes (23e) qui n’ont pas fait mouche. Sur les duels, il a parfois été bousculé et il a perdu quelques ballons évitables. Il doit encore montrer plus d’initiatives en phase offensive pour passer un cap. Remplacé par Tolisso (59e), qui a montré beaucoup de détermination et qui est l’auteur du but de l’égalisation sur penalty en toute fin de soirée.
- Karabec (3,5) : titularisé dans un rôle d’ailier, Karabec a montré une certaine assurance technique. Néanmoins, il aurait dû innover plus, lui qui a passé toute sa première période à enchaîner les centres à destination de Merah (1,78m), Himbert (1,78m) et Tagliafico (1,72m). Pour autant, certains de ses centres ont été intéressants même s’il aurait été bien plus dangereux en apportant plus de variété et en faisant de meilleurs choix. Un match très neutre pour un ailier qui a perdu la bagatelle de 14 ballons. Remplacé par Endrick (64e), auteur d’une entrée ridicule. Caricatural, le Brésilien a tenté des tirs lunaires et a fait des choix qui ont irrité le Groupama Stadium.
- Himbert (6) : dans la morosité de la première période, il a été le seul souffle inspiré du côté de Lyon. Véritable aimant à ballons, il a tenté sa chance à de nombreuses reprises mais il a manqué de précision (20e, 38e, 40e). Avec beaucoup d’activité, il a su faire parler sa technique à plusieurs reprises. Avec les entrées de Yaremchuk et Tolisso, il a eu encore plus d’espaces et a pu faire parler ses qualités. Toujours très volontaire, il a réalisé un match plein d’envie et montre qu’il peut être l’un des acteurs de cette fin de saison à Lyon. Remplacé par Hamdani (82e), qui a montré beaucoup de personnalité offensivement et a été l’auteur du centre qui a amené le penalty de l’égalisation pour l’OL.
Paris FC
- Trapp (5) : le portier de la capitale n’a pas réellement été inquiété pendant les premiers instants de la rencontre. Hormis une frappe cadrée de Tessmann (18e), puis un tir mal enveloppé de Merah (22e), l’Allemand a pu rester serein sur sa ligne. Ensuite, les Lyonnais ont essayé de mettre de l’intensité, notamment avec Himbert (41e), cependant le rempart a fait preuve d’une certaine vigilance dans sa cage. Appliqué et concentré devant les assauts lyonnais après la pause, il a sauvé les siens comme il a pu. En fin de match, le rempart de la capitale encaisse un but sur penalty et cette égalisation ne lui permet pas de faire un clean-sheet (90+6).
- Camara (5) : placé dans le couloir droit, le latéral n’a pas eu beaucoup de travail a effectué durant le premier quart d’heure. Quelques centres offensifs sont venus de sa zone, mais celui-ci a fait preuve de rigueur. Sans se précipiter, le duo qu’il formait avec Ikoné sur son couloir a plutôt bien fonctionné, et ce, malgré le peu d’occasions créées par les Parisiens durant le premier acte. Au retour des vestiaires, le numéro 17 a commencé à fatiguer. Devant les centres fuyants des locaux, il a tout de même gardé la tête froide, démontrant une vraie force de caractère (71e).
- Coppola (6) : l’Italien de 22 ans s’est montré solide et irréprochable durant la première période. Tel un capitaine dans sa zone, il a porté les siens avec des dégagements rassurants de la tête, et cela a rassuré sa formation. Lorsque les Lyonnais s’approchaient du but parisien, l’arrière garde a fait preuve de volonté et de professionnalisme. Également capable d’avoir un coup d’avance sur ses adversaires, celui-ci a anticipé les déplacements des locaux. Au retour des vestiaires, il a continué à mettre de l’impact, presque infranchissable.
- Mbow (6) : dans la charnière centrale parisienne avec Coppola, le Sénégalais est resté calme, rassurant devant son gardien. Peu inquiété par les assauts rhodaniens durant les quarante-cinq premières minutes, il a pu prendre confiance en lui et ressortir les ballons qui pénétraient sa surface de réparation. À l’image de ses partenaires en défense, le numéro 5 n’a pas vraiment tremblé et a su mettre le trio d’attaque lyonnais dans sa poche avant la pause. Puis, les Rhodaniens sont rentrés dans leur match avec l’entrée de Tolisso, ce qui ne l’a pas arrangé. Gêné par les centres et l’intensité lyonnaises, il a dû rester costaud.
- Sangui (5,5) : le jeune tricolore a maîtrisé son couloir gauche ce soir. Auteur de nombreuses courses, il s’est montré volontaire et dynamique, même plus que ses partenaires en première période. Aidant les siens à aller de l’avant, sans forcément casser des lignes, celui-ci a fait preuve d’équilibre et de sécurité. Face à Karabec, rien n’a semblé le fragiliser tant il a été impactant avec son jeu de corps. Après la pause, il a été moins sollicité, mais a aidé ses partenaires dans les différentes tâches avec du caractère, tout comme l’autre latéral de la capitale.
- Lees-Melou (4) : l’expérimenté parisien, positionné dans le cœur du jeu avec Munetsi, n’a absolument pas brillé ce soir. Pourtant dans de bonnes conditions, puisque les Lyonnais ont semblé mou dans sa zone, sa mobilité l’a laissé dans l’ombre durant le premier acte. Peu présent dans les circuits de passes, le joueur de 33 ans a fait preuve d’une faible volonté, démontrant une intensité presque pitoyable sur le rectangle vert. En seconde période, il a semblé de moins en moins frais. Quelques retours importants de sa part l’ont aidé à retrouver le moral.
- Munetsi (6) : placé dans l’entrejeu parisien, le joueur de 29 ans n’a pas été flamboyant, mais a ajouté de la volonté et de la combativité dans l’effectif parisien. Présent dans les contre-attaques, puisqu’il montait haut sur le terrain dans les projections, celui-ci a montré un meilleur football que Lees-Melou dans sa zone. Malgré quarante-cinq premières minutes assez nonchalantes de la part des siens, il s’est mis en mouvement plusieurs fois, changeant le rythme comme il le pouvait. Puis, contre toute attente, il a inscrit le premier but de la soirée après l’heure de jeu. Bien placé, l’opportuniste a repris un ballon relâché par Greif (63e). À l’aise dans les circuits de passes en fin de match, celui-ci a également aidé lors des tâches défensives. Juste avant le temps additionnel, celui-ci manque le 2-0 devant un mur lyonnais (90e). Remplacé par Tuomas Ollila (90+1)
- Ikoné (4,5) : avec son numéro 93 dans le dos, l’ailier droit n’a pas pu se montrer décisif en première période, incapable de faire des différences balle au pied. Cependant, il a apporté du rythme dans la surface parisienne avec son jeu de corps. Sans réellement perturber Tagliafico en fin de compte, il a couru et poursuivi ses efforts sans rechigner. Au retour des vestiaires, il a offert un cadeau à Krasso dans l’intervalle, qui n’a malheureusement pas utilisé cette offrande pour ouvrir le score devant Greif (47e). Sans peser durant les offensives parisiennes, il a finalement rejoint le banc. Remplacé par Ciro Immobile (73e) qui n’a pas grandement participé au jeu.
- Matondo (7) : voir ci-dessus.
- Simon (5) : placé sur son habituelle aile gauche, le Nigérian a parfaitement lancé son match avec des débordements osés. Provoquant, agile et capable de se projeter vers l’avant assez rapidement malgré un marquage individuel sur celui-ci, le joueur de 30 ans a gardé le ballon avec une certaine aisance technique. Il a centré dans la surface de réparation lyonnaise de manière régulière, mais malheureusement ses passes n’arrivaient pas dans les pieds de ses partenaires lors du premier acte. Ensuite, il a poursuivi ses efforts, faisant preuve d’un joli dynamisme. Devant un Greif appliqué, il a notamment manqué l’ouverture du score (48e). Bien en jambe, son apport dans les temps forts restait à notifier lors de sa sortie. Remplacé par Alimani Gory (73e) qui a essayé de créer du danger dans les contres attaques. Il est malheureux en touchant le ballon de la main dans le temps additionnel, ce qui a provoqué l’égalisation de Tolisso sur penalty (90+6).
- Krasso (3,5) : le buteur ivoirien, qui avait effectué une bonne entrée contre Nice la semaine passée, a eu du mal à se montrer durant la première période. Loin des ballons, incapable de se démarquer pour en récupérer, celui-ci a manqué de situations concrètes et d’occasion franches. Dos au jeu, il n’a pas su impacter la défense lyonnaise. Non titularisé depuis 16 matchs, il avait pourtant l’opportunité de se présenter en leader d’attaque, mais ses coéquipiers ont été dans le dur, ce qui n’a pas aidé le buteur à être décisif. Après la pause, Ikoné lui a offert une magnifique passe dans l’intervalle, laissé seul dans la surface de Greif, mais l’attaquant n’a même pas cadré (47e). Remplacé par Luca Koleosho (73) qui a réalisé de belles enjambées et montré de la volonté pendant les dix dernières minutes.