Nantes : Raymond Domenech expose ses plans et donne la tendance pour le mercato

Ce jeudi après-midi, Raymond Domenech a été présenté aux médias. Le nouvel entraîneur du FC Nantes, qui ne fait pas l'unanimité, a exposé son plan pour relancer une formation en pleine crise.

Raymond Domenech et Waldemar Kita, le président de Nantes
Raymond Domenech et Waldemar Kita, le président de Nantes ©Maxppp
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Pour le FC Nantes, 2021 va être l'occasion de prendre de bonnes résolutions et de repartir du bon pied. Car l'année 2020 ne s'est pas vraiment bien terminée. L'écurie française est, en effet, en pleine crise. La gestion du clan Kita est plus que jamais pointée du doigt par les supporters. Les résultats ne suivent pas non plus avec un jeu peu emballant, une série de 8 matches sans victoire et une seizième place au classement à la mi-saison. C'est dans ce contexte anxiogène que Raymond Domenech (68 ans) a été nommé à la tête de l'équipe fanion. Un choix qui n'a pas du tout fait l'unanimité auprès des fans des Canaris. Hier, l'ancien sélectionneur des Bleus a dirigé sa première séance à la Jonelière. Une séance qui a été troublée par quelques supporters.

Domenech veut prendre du plaisir

Pas le meilleur accueil donc pour Domenech, qui a enchaîné ce jeudi avec sa conférence de presse de présentation. Et c'est seul, sans le président ou un autre membre de la direction, qu'il est apparu face à la presse. «Je crois que ça devait se faire hier, le président Kita a des occupations. Il travaille aussi. Mais ça ne me pose aucun problème dans la mesure où je veux parler de football, de sport. J'ai un âge où j'ai vu certaines choses, je me comporte en grand garçon et je n'ai pas besoin d'être accompagné pour parler», a-t-il lâché avant d'enchaîner : «je veux dire à quel point je suis heureux d'être là, de vous retrouver, c'est un vrai plaisir. Je comprends mieux peut-être vos problématiques, je vais essayer de tout faire pour ne pas reproduire des erreurs que j'ai commises. Je suis dans le partage, le plaisir de me dire que je suis dans un club qui a un passé et une histoire.»

Puis il a ajouté : «je suis heureux que Monsieur Kita m'ait donné cette fonction pour retrouver du plaisir et faire que cette équipe soit joyeuse. Je veux que le club soit heureux ainsi que les supporters pour qu'on vive un bon moment jusqu'à la fin de la saison. Je sais que vous aurez des questions sur le passé, j'y répondrai.» Celles-ci sont arrivées rapidement, notamment le fait de savoir pourquoi il n'avait pas repris du service depuis 10 ans et la fin de son expérience à la tête des Bleus. Il a simplement répondu : «pour des raisons personnelles». Sa réponse a été pratiquement similaire quand on lui a demandé pourquoi il avait répondu positivement aux Canaris. «Pour des raisons personnelles qui ne sont plus les mêmes. Je n'ai jamais fait de croix sur ma carrière d'entraîneur.» Un métier qu'il exerce avec joie et bonheur.

Relancer un club en pleine crise

«J'ai pris du plaisir depuis deux jours. C'est un vrai coup de cœur, un vrai plaisir ce que j'ai vécu ici depuis deux jours. C'est quelque chose d'extraordinaire. C'est l'essence de ce que je suis, d'être coach. J'ai eu l'impression quand j'ai fait le premier entraînement d'être ici depuis toujours. Je ne me suis pas posé de questions et je suis foncièrement entraîneur, éducateur. C'est pour moi un plaisir que je vais prendre et j'espère le faire partager à tout le monde. (...) J'espère réunir tout le monde à travers ce qu'on va montrer sur le terrain. On ne changera pas certaines choses. Je ne suis pas inquiet, j'ai envie que ça se passe bien. Ils (les supporters) étaient là, on s'est entraînés. Je trouve que les joueurs sont bien dans l'esprit, ils ont envie. C'est ce qui m'intéresse, le reste...»

Pourtant, il a vite été mis dans le bain puisque le club est en crise et les supporters insatisfaits. «Il y a des problèmes dans tous les clubs. Demandez à certains clubs qui sont derrière. Il y a des soucis partout, même dans les clubs qui sont devant. Si tout était rose, vous n'auriez plus rien à écrire. Il faut prendre en compte le contexte, sinon on n'avance pas. Je fais confiance, je ne connais personne dans ce club qui a envie que ça ne marche pas (cette saison). On doit vivre dans une relation de confiance. Moi, je dois connaître plus les joueurs, ce qui est bien avancé. Je dois connaître les gens, le public, l'histoire du club. C'est ce rapprochement qui fait qu'on va bien vivre ensemble. On va tout faire pour que ça marche bien pour le club.»

Un mercato d'hiver à gérer

Il a ajouté : «on n'a pas d'objectifs particuliers, on veut redonner du plaisir à cette équipe, faire quelque chose de cohérent. Je pense que la manière est importante. Si on est tous d'accord sur la façon de faire les choses, on obtiendra le meilleur résultat possible. Aucun entraîneur ne pense qu'il sera relégué. La question ne se pose pas.» Enfin, le coach tricolore a évoqué le mercato à venir. «C'est possible (que ça bouge), mais pas à n'importe quel prix. Je veux faire un vrai bilan ici avec les forces en présence. Je pars souvent avec un a priori favorable sur les joueurs, à eux de montrer. Quand ils ont un nouveau coach, ils veulent montrer ce qu'ils savent faire. On va voir aussi au niveau du centre de formation. Ensuite, on fera un bilan. On avance avec ceux qui sont là.» Abdoulaye Touré, courtisé par le Torino, n'est pas encore parti à l'écouter. Giannelli Imbula, lui, va être mis à l'essai.

Des premiers dossiers chauds à gérer pour Raymond Domenech, qui a signé jusqu'à la fin de la saison. «J'ai envie de lancer quelque chose, je ne me suis pas posé la question (de son avenir à Nantes). J'ai dit oui sans réfléchir, sans penser à tout ce qui va arriver après. J'ai envie de vivre au jour le jour. Je n'ai pas de plan de carrière, je fais ce que j'ai envie sur le moment et là j'en ai envie.» Mais à 68 ans, celui qui a tourné la page Knysna vit certainement sa dernière expérience sur un banc. «Je ne me pose pas la question», a répondu un Domenech qui a lancé une vraie opération séduction auprès des supporters et de la presse. Après la parole, place aux actes dès le 6 janvier avec un premier test face à Rennes.

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