Liga

Luis Castro est proche de réussir un véritable miracle avec Levante

Arrivé sur le banc du club de Valence cet hiver, l’ancien du FC Nantes est proche de sauver les Granotas, alors que ça semblait bien mal embarqué puiqu’ils étaient lanterne rouge au moment de son arrivée…

Par Max Franco Sanchez
4 min.
Luis Castro avec Levante @Maxppp

« Le recrutement de Luis Castro. On a beaucoup discuté et hésité avec Franck, j’aurais dû être plus vigilant. Ce coach (NDLR : aujourd’hui à Levante, 19e de Liga) va faire descendre deux clubs dans la même année. Je n’aurais pas dû prendre cet entraîneur sans expérience. Je l’ai dit et répété. On n’a jamais pris un entraîneur qui venait de Ligue 2. Ce type-là est à côté, c’est un éducateur. Il ne peut pas réussir ». Tels étaient les propos du président nantais Waldemar Kita sur Luis Castro, entraîneur des Canaris sur la première partie de saison et licencié en décembre.

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Des propos qui ont mal vieilli, c’est le cas de le dire. Effectivement, depuis, le FC Nantes a été relégué en Ligue 2. De son côté, Luis Castro est arrivé à Levante à la fin du mois de décembre, alors que le club de Liga pointait à une triste dernière position au classement du championnat espagnol. En plus d’être lanterne rouge, à six points du premier non-relégable, Levante était aussi sur une dynamique catastrophique, avec une série de 8 rencontres sans victoire au moment de la nomination du Portugais. Un panorama désolant pour les Granotas, déjà promis à la deuxième division espagnole…

Cinquième meilleure équipe de Liga en 2026

Mais aujourd’hui, à une journée de la fin, les Levantinos ont toutes les cartes en main pour se sauver. Grâce à leur série de trois victoires sur les trois dernières journées, ils ont pris de l’air en bas de classement et sont désormais quinzièmes, deux points au-dessus du premier relégable, Girona. Mieux, sur l’année civile 2026, Levante est la cinquième meilleure équipe du championnat espagnol. Le maintien n’est pas encore mathématiquement acquis, mais un match nul face au Betis - qui n’a plus rien à jouer - lors de la dernière journée suffirait, tout comme une défaite pourrait aussi permettre de se maintenir, notamment parce que plusieurs clubs du bas de tableau s’affronteront samedi. Le pourcentage de chances de descendre en D2 lors de la dernière journée est estimé à 5% d’après les calculs. C’est donc bien embarqué pour une équipe de Levante qui partait de très loin.

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Et en Espagne, l’ancien de Dunkerque est encensé. S’il a pu compter sur l’apparition et l’explosion de la pépite Carlos Espi (20 ans), auteur de 10 buts très importants sur la deuxième partie de saison, le Portugais est considéré comme le principal artisan de ce retournement de situation. Pour remettre son équipe sur les bons rails, il a tout simplement eu recours aux bases. Un pressing haut sur le terrain, de l’intensité, des discours motivants en public et privé, et le recours aux solutions maison, à savoir les jeunes du cru qui ont ce petit point d’honneur supplémentaire et si décisif dans le bas de tableau. Tout comme il n’a pas hésité à faire certains choix forts et laisser des joueurs titulaires avec ses prédécesseurs sur le banc, misant sur le principe de méritocratie. Castro a donc réussi à recréer une certaine culture de la gagne, faisant bien entrer dans la tête de ses ouailles que le maintien était possible.

Castro a séduit tout le monde

« Je ne pense pas à la relégation, je ne pense pas que nous allons descendre », a encore martelé le coach ce week-end, après la victoire de ses hommes à la maison contre Majorque (2-0). Il a aussi adopté la fameuse posture du partido a partido (match après match) de Diego Simone, si célèbre en Espagne. Des propos et un état d’esprit qu’il a répété à plusieurs reprises déjà, et qui ont trouvé preneur dans le cerveau de ses joueurs. Mais pas que. Le discours et les méthodes de Castro ont ainsi été accueillis positivement par ses joueurs, mais aussi par la presse et les supporters. D’entrée, il y a eu une sorte de communion entre le Portugais et la fanbase de Levante, très bienveillante et enthousiaste d’entrée, et, quelques mois plus tard, elle est logiquement heureuse du travail réalisé par le tacticien lusitanien.

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Son Levante est d’ailleurs assez comparable au Arsenal de Mikel Arteta, toutes proportions gardées évidemment. Une équipe très solide et difficile à manœuvrer, avec des attaques éclair et qui mise aussi beaucoup sur les coups de pied arrêtés pour marquer, ayant inscrit un quart de ses buts sur CPA. Plombée par sa défense sur la première partie de saison, l’équipe affiche d’ailleurs de bonnes statistiques dans le volet offensif, étant la dixième meilleure attaque du championnat (49 buts au total) et étant la huitième équipe qui tire le plus en direction des cages rivales (12,5 tirs par match). Samedi, sur la pelouse du Betis, Levante et Luis Castro auront l’occasion de sceller le miracle. Avant de commencer à préparer la saison 2026/2027, si possible pour le club et le Portugais, en Liga.

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