Mercato OM : Pablo Longoria justifie les nombreuses ventes de l’été
Habitué à effectuer un roulement de ses troupes presque tous les ans, l’Olympique de Marseille a encore beaucoup vendu et acheté de joueurs cet été. Une pratique critiquée par certains, pour qui elle serait synonyme d’instabilité au sein de l’effectif marseillais, mais jugée essentielle par Pablo Longoria lui-même. Dans un long entretien accordé à La Provence, le président de l’OM s’est félicité du montant des ventes réalisé chaque année : « Certains se focalisent sur le dernier événement qui s’est produit, et c’est normal, mais si on regarde le développement depuis trois ans, beaucoup d’indicateurs sont dans le positif. La vente des joueurs en fait aussi partie. Un jour en conférence de presse, quand j’étais directeur du football, j’avais évoqué "le championnat des ventes" mais à l’OM, quand je suis arrivé, on ne vendait pas de joueurs, c’était très difficile. Aujourd’hui, on se positionne en moyenne autour de 100M€ de ventes par an. C’est fondamental pour la trésorerie. Cette stabilité nous permet ensuite de fixer un certain type de prix. Ce n’était pas non plus le cas avant. Si vous vous souvenez du mercato estival de (Jorge) Sampaoli, il n’y avait pas de gros chiffres de ventes. C’est tout le travail de la section sportive, et de Medhi Benatia. Quand je regarde notre évolution, je vois beaucoup de situations dans lesquelles on a réussi à grandir. »
Il a ensuite poursuivi avec un exemple précis : « Quand tu fais une vente comme celle de Luis Henrique, c’est important pour la trésorerie. Le cas de Luis Henrique, dont tu as complètement amorti la venue et que tu vends, est intéressant. Il faudra voir avec les Bilal (Nadir), (Darryl) Bakola, Robinio Vaz. Des espoirs qui commencent à avoir une visibilité, qui sortent des équipes de jeunes et arrivent en équipe première. Ça nous a manqué par le passé. Ce sera le prochain pas : voir s’ils peuvent continuer à s’épanouir dans notre effectif, les valoriser et éventuellement les laisser partir pour améliorer nos résultats financiers et réinvestir dans notre effectif. Mais vendre, c’est important pour pouvoir te renforcer. C’est le cas de Jonathan Rowe. Si tu te projettes dans l’avenir, tu te dis que tu aurais pu le vendre peut-être encore plus cher plus tard, mais tu ne peux jamais savoir dans le football. N’était-ce pas le meilleur moment que de le vendre après l’Euro Espoirs disputé cet été ? On a fait un investissement fort sur lui et c’était un excellent joueur, mais on savait que si on le vendait, on pourrait améliorer l’effectif. »