Bundesliga : la Ligue se tourne vers les fonds d'investissement pour éviter la catastrophe

Avec la pandémie de coronavirus, le football est à l'arrêt. En Allemagne, plusieurs clubs optent pour le chômage partiel et les prochaines semaines risquent d'être compliquées financièrement. Et pour éviter le pire, la Ligue allemande de football (DFL) va peut-être travailler avec des fonds d’investissement.

Christian Seifert, directeur général de la DFL, en pleine conférence de presse le 16 mars dernier
Christian Seifert, directeur général de la DFL, en pleine conférence de presse le 16 mars dernier ©Maxppp

Le Covid-19 continue de se propager partout dans le monde et aucun pays n'est vraiment épargné. Nos voisins allemands sont bien évidemment touchés eux aussi, avec un peu de 42 000 cas dans le pays recensés vendredi soir. Comme la plupart des instances sportives, la Ligue allemande de football a donc décidé de suspendre la Bundesliga ou encore la 2. Bundesliga et aux dernières nouvelles, les matches ne reprendront pas avant le 30 avril, comme en Angleterre. Et cet arrêt total du football provoque forcément des dégâts, notamment sur le plan financier.

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Comme dans la majeure partie des pays, plusieurs formations allemandes ont opté pour le chômage partiel, alors que dans certaines équipes, les joueurs ont décidé de suspendre leurs revenus, comme c'est le cas du côté de Schalke 04. En effet, sans les droits TV, les revenus liés aux matches ou encore à la vente de produits, les clubs n'ont pas vraiment d'entrées d'argent. La situation se complique donc forcément mais la DFL est en train de travailler sur une piste pour éviter la catastrophe.

La DFL à la recherche de 300M€ !

D'après les informations de Bloomberg, média spécialisé dans l'économie et la finance, la Ligue allemande de football tenterait de collaborer avec deux sociétés de fonds d'investissement, à savoir Apollo Global Management Inc. et KKR & Co.. La DFL cherche à récolter 300 millions d'euros pour résister à la crise actuelle, alors que les diffuseurs pourraient, comme en France, ne pas payer les prochaines factures s'il n'y a pas de match.

Cependant, comme le précise le site américain, aucune discussion n'aurait encore eu lieu, mais l'intérêt existerait bel et bien. La saison dernière, avec un chiffre d'affaires d'environ 4 milliards d'euros, les clubs allemands avaient affiché une croissance de 5% par rapport à l'année précédente. Un chiffre intéressant qui pourrait donc permettre à la DFL de séduire les fonds d'investissement. Reste désormais à savoir si les sociétés concernées verraient cet investissement dans le foot allemand d'un bon œil.

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