Super League : Florentino Pérez reprend l'UEFA et Aleksander Ceferin de volée

À la télévision espagnole, Florentino Pérez a vivement répondu aux attaques d'Aleksander Ceferin, patron de l'UEFA, à l'encontre de ses partenaires Andrea Agnelli et Ed Woodward.

Florentino Pérez, le président du Real Madrid
Florentino Pérez, le président du Real Madrid ©Maxppp
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Ce lundi, le président du Real Madrid Florentino Pérez était l'invité exceptionnel du Chiringuito à la télévision espagnole. Et s'il a souhaité se montrer pédagogue au sujet du format de la Super League lancée ce dimanche, le patron de la Casa Blanca n'a pas pu éviter les questions au sujet des critiques, assez virulentes, lancées par le président de l'UEFA Aleksander Ceferin en conférence de presse à l'encontre d'Andrea Agnelli (Juventus) et Ed Woodward (Manchester United) notamment.

«Ils ne peuvent pas insulter. C’est très mauvais de parler à un grand président comme Andrea Agnelli. Je ne le ferai jamais, même pas en privé. Il faut changer ça. On ne peut pas avoir un président qui insulte. Il faut de la transparence. On ne peut pas cautionner ça. On ne peut pas dire ça. Pour le bien du football, de la société», a-t-il lâché avant de pointer du doigt l'organisation et le fonctionnement même de l'instance du football européen. «Je sais ce que gagne Lebron James, pas Ceferin. Je crois en la transparence, nous avons baissé nos salaires au Real Madrid en raison de la pandémie, je ne crois pas que cela ait été le cas au sein de la Liga et de l’UEFA. Nous, c’est publié. Il faut de la transparence, du professionnalisme. (…) Tout le monde sait combien les joueurs de la NBA touchent, ici, rien. La transparence nous offre de la force pour avancer».

Le ton monte

Il a ensuite répondu aux menaces d'exclusion des joueurs participant à ladite Super League de leurs sélections nationales. «Les joueurs peuvent être tranquilles, cela n’arrivera pas», a-t-il lâché. Idem pour les clubs en question. «Non, l’UEFA ne mettra pas le Real Madrid, Manchester City et Chelsea hors de la Champions League », a-t-il assuré, critiquant ouvertement l'UEFA. «L’UEFA gère un monopole. Il faut être transparent. L’UEFA n’a pas une bonne image, elle doit être transparente, dialoguer et ne pas menacer. Personne n’a rien fait de mal. Nous avons juste publié un communiqué pour ouvrir le dialogue avec eux. Ils ont prévu un format de Champions qui ne fonctionnera pas. Personne ne le comprend. Qui commencera en 2024. Mais en 2024, nous serons morts. Les clubs ont perdu des sommes immenses», a-t-il envoyé avant d'insister.

«Ce sont les menaces de quelqu’un qui confond le monopole avec la propriété. Il ne faut pas menacer, il faut parler, dialoguer, c’est ce que nous proposons. Nous pensons que ce format sauvera le football. (...) L’UEFA ne s’est pas distinguée par sa transparence. C’est terminé. Tout le monde doit savoir ce qui se passe. Le football est ruiné, pas seulement les grands, tout le monde. Ce qu’on veut c’est sauver le football. Je ne suis pas propriétaire du Real Madrid. Je suis devenu président pour sauver le club, où les joueurs n’étaient même plus payés. Nous avons dit dans un communiqué ce que nous pensions être le meilleur pour le football et vouloir dialoguer avec l’UEFA», a-t-il conclu. Les échanges promettent d'être savoureux.

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