Premier League

Tottenham : Igor Tudor répond aux critiques

Fracassé par les médias anglais après la déroute à Madrid en Ligue des Champions, Igor Tudor a été confirmé par la direction de Tottenham et a tenu sa conférence de presse à deux jours de se déplacer à Liverpool. L’occasion de répondre aux nombreuses critiques sur son management.

Par Aurélien Léger-Moëc
3 min.
Igor Tudor @Maxppp

Quatre défaites en quatre matches. Voilà le bilan d’Igor Tudor sur le banc de Tottenham depuis sa nomination le 14 février dernier. L’histoire d’amour n’a pas vraiment pris entre le club londonien et le coach croate, à tel point que de nombreux journalistes et consultants anglais ont réclamé sa tête après l’épisode de mardi soir, avec la défaite 5-2 sur la pelouse de l’Atlético Madrid, marquée par le remplacement traumatisant du gardien Kinsky, titularisé à la surprise générale. Critiqué pour ses résultats, mais aussi son manque d’humanité, Igor Tudor était particulièrement attendu ce vendredi en conférence de presse.

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La première (demi) surprise était de le voir tenir cette conférence, puisque cela signifie que la direction des Spurs lui maintient sa confiance pour au moins le match à venir. Pas n’importe quel match puisqu’il s’agit d’un déplacement à Liverpool en Premier League. Pas de quoi imaginer un redressement immédiat, même si Igor Tudor a tenu à livrer un discours volontaire. « C’est certain, ça a été difficile. Pas seulement à cause du dernier match, mais aussi de toute cette période. Ce n’est ni une situation facile, ni un moment facile. C’est un défi de taille de changer les choses. Comme pour tout dans la vie, on peut choisir comment on perçoit la situation. On peut pleurer ou se battre. On peut se laisser abattre ou changer les choses. Voici le message que je veux transmettre aux joueurs. La bouteille est soit à moitié pleine, soit à moitié vide. Ici, rien n’est plein. Il y a beaucoup de vide, mais les moments difficiles ne durent pas. Ça va passer et je crois que les joueurs prendront cela comme un défi et une opportunité. Nous devons nous relever avec courage pour changer les choses et, après cette période, ils en ressortiront grandis, aussi bien sur le plan personnel que sportif. »

Tudor vole au secours de Kinsky

Pourtant, les problèmes continuent de s’accumuler, notamment dans la construction du onze. « On a beaucoup de mal à composer un onze de départ. C’est comme ça dans ce club. Ça arrive tout le temps. On commence à construire quelque chose et puis il y a un imprévu, comme un carton rouge lors du dernier match, ou trois ou quatre blessures. C’est très rare, je n’ai jamais connu une telle situation : deux joueurs (titulaires, ndlr) absents à chaque match. C’est très inhabituel, mais il faut l’accepter et essayer de changer ce qu’on peut. Ce qu’on ne peut pas changer, c’est autre chose. » Romero, Van de Ven, Palhinha et Bissouma sont tous forfaits pour le déplacement à venir, ce qui ne facilitera pas la tâche des Spurs.

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Et dans les buts, Vicario va retrouver sa place de titulaire, comme Tudor l’a assuré. Il en a profité pour revenir sur le cas Antonin Kinsky, le numéro 2 qu’il avait envoyé au charbon contre l’Atlético avant de le sortir 17 minutes plus tard après deux boulettes. « Il jouera à nouveau, c’est sûr. Il est revenu le lendemain et était très en forme et positif à l’entraînement. Rien de plus. C’est probablement la première et la dernière fois que cela m’arrive, et à beaucoup d’autres aussi. C’est le même message qu’avant. Tu peux te laisser aller et te faire passer pour la victime – tout le monde envoyait des messages de soutien et de « je suis avec toi », et c’est gentil aussi. Mais parfois, en 2026, avec les réseaux sociaux, ce que tu dis compte plus que ce que tu fais. Comme je l’ai dit, c’est une erreur, il en fera sûrement d’autres dans sa carrière – mais je pense qu’il a le potentiel et les qualités pour faire une très belle carrière », a lancé Tudor. La sienne sera-t-elle encore à Tottenham en cas de nouvelle défaite à Liverpool dimanche ?

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