La FIFA annonce une grosse révolution sur le mercato !
Alors que la Coupe du Monde 2026 débute ce jeudi, la FIFA a annoncé également un accord avec la FIFPRO (le syndicat mondial des footballeurs) et l’EFC (l’association des clubs) sur les transferts. Cela modifiera le déroulement des prochains mercatos.
La planète football a les yeux tournés vers la Coupe du Monde 2026 qui débute aujourd’hui et va s’étendre jusqu’au 19 juillet. Néanmoins, la FIFA ne chôme pas et vient d’annoncer un accord historique avec la FIFPRO (le syndicat mondial des footballeurs) et l’EFC (l’association des clubs) sur certaines résolutions. Des décisions qui ont été prises suite à l’affaire Lassana Diarra qui vient de trouver son épilogue lors de ces derniers jours. Le but est ainsi de protéger davantage les joueurs et cela se traduit par deux grandes mesures, une sur le mercato et l’autre sur le calendrier.
Ainsi, les joueurs auront la possibilité d’intervenir dans l’élaboration des calendriers et notamment au niveau du calendrier international après 2030. Une petite avancée certes, mais saluée par la FIFPRO comme une évolution positive : «aux termes de l’accord conclu avec la FIFA, les joueurs et leurs représentants contribueront à définir les futures normes relatives aux périodes de repos, aux trêves saisonnières, aux fenêtres de récupération et au délai minimal entre les matchs. Ces normes orienteront les décisions futures concernant la charge de travail et le bien-être des joueurs et joueuses, ainsi que le calendrier international des rencontres après 2030.» Un mémorandum d’entente avec la FIFA, qui va durer au moins jusqu’en 2031, a été mis en place.
Des mesures pour protéger les joueurs
La protection des joueurs sur le mercato est l’autre grosse évolution comme l’a annoncé en conférence de presse le président de la FIFA Gianni Infantino : «nous avons signé un protocole d’accord avec la FIFPRO afin de réglementer le statut et les transferts des footballeurs.» Cela se traduit par des grosses modifications qui vont démarrer à partir du 1er janvier 2027. Autrement dit, le mercato estival restera dans sa forme actuelle, mais les clubs devront vite rectifier le tir pour le prochain mercato hivernal. La FIFA, la FIFPRO, l’EFC mais aussi la WLA (qui régit les principales ligues mondiales), l’UEFA (confédération européenne) et la CONMEBOL (confédération sud-américaine) ont participé à cet accord.
Celui-ci prévoit des rétributions sur les transferts pour les joueurs, principaux concernés par ses mouvements. En effet, une part de minimum 5% obligatoire sera versée par le club vendeur pour les transferts concernant des joueurs avec des salaires annuels inférieurs ou égaux à 150 000 euros par saison. Le talent des joueurs crée de la valeur et il est jugé normal que les principaux acteurs puissent en bénéficier. De même, des réductions de salaire pour un joueur ayant trouvé un nouveau club (par exemple ceux rentrant dans les six derniers mois de contrat) ne seront pas possibles. Des pénalités et des dommages et intérêts seront donnés contre les comportements abusifs.
Des sanctions financières
Outre cela, les rétrogradations de joueurs, les lofts, les rétentions de passeports et autres abus seront interdits. «Ces pratiques ont touché trop de joueurs pendant trop longtemps et n’ont plus leur place dans le football moderne», souligne la FIFPRO. Les joueurs voient leurs droits augmenter et leurs situations contractuelles renforcées. Les clauses libératoires seront également encouragées au moment de la signature pour offrir plus de liberté. Les premiers contrats professionnels seront également étendus de 3 à 5 ans pour baisser la précarité des jeunes joueurs.
Seule sanction pouvant concerner les joueurs, le refus de s’entraîner pour forcer un transfert. Que ce soit le club qui empêche un élément de s’entraîner ou que ce dernier refuse de s’entraîner, les deux comportements sont jugés comme inadaptés et amèneront des dommages et intérêts financiers : «en cas de rupture de contrat, les dommages et intérêts dus doivent refléter le préjudice réel subi par le club et le joueur, avec une indemnisation minimale garantie pour les deux parties, égales à la valeur résiduelle du contrat du joueur.» Nul doute que les prochains mois risquent de changer drastiquement les relations entre les parties.