Ligue 1

OM - OL : Igor Paixão a envoyé un sacré message à Habib Beye !

Remplaçant au coup d’envoi de ce choc entre l’Olympique de Marseille et l’Olympique Lyonnais, Igor Paixão, impliqué sur les trois buts phocéens, restera l’un des grands acteurs de cet Olympico. Un sacré message envoyé à Habib Beye.

Par Josué Cassé
4 min.
Igor Paixão à l'OM @Maxppp

9 buts et 4 passes décisives en 31 matches toutes compétitions confondues. Tel était le bilan d’Igor Paixão au coup d’envoi de ce choc de la 24e journée de Ligue 1 entre l’OM et l’OL, deux prétendants à l’Europe. Louée pour son investissement mais souvent pointée du doigt pour son manque d’impact dans les derniers mètres, la recrue la plus chère du club phocéen (30 millions d’euros + 5 de bonus) avait donc une belle opportunité de faire taire les critiques et envoyer, par la même occasion, un message fort à son nouvel entraîneur, Habib Beye. Malheureusement pour le natif de Macapá, l’ancien coach du Stade Rennais lui préférait Hamed Junior Traoré pour débuter ce match.

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Depuis le banc et dans une ambiance électrique, l’ex-joueur de Feyenoord observait finalement ses coéquipiers plonger dans une crise encore plus profonde. Un but d’entrée de jeu sur une erreur de relance, un manque de réalisme offensif et de trop nombreuses imprécisions renvoyaient alors les Marseillais au vestiaire sous une bronca appuyée de l’Orange Vélodrome. Déjà sous pression - qui plus est après la défaite à Brest le week-end dernier - Habib Beye changeait donc ses plans. Exit Quinten Timber (à la surprise générale au regard de son premier acte abouti) pour laisser place au numéro 14 auriverde de l’OM. Et que dire de ce choix…

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L’entrée déterminante de Paixão

Positionné dans son couloir gauche habituel, le droitier d’1m68 n’a pas tardé à réveiller les siens. Courses vers l’avant, percussions, décalages intelligents… Paixão semblait habité. Habité d’un certain génie. Alors que le Vélodrome voyait doucement venir l’odeur d’un deuxième revers consécutif, le Brésilien changeait le cours de cette affiche. Servi sur son côté gauche par Höjbjerg, il se jouait de Mata, repiquait dans l’axe et déclenchait une frappe magistrale du pied droit qui se logeait dans la lucarne opposée de Greif (1-1, 52e). Une réalisation splendide qui ne réveillait pourtant pas totalement les Marseillais, toujours aussi imprécis et fragiles défensivement.

Déterminé à forcer le destin, Paixão, lui, n’en démordait pas. Lancé par Greenwood, il était ainsi tout proche de délivrer un caviar à Aubameyang (70e). Une envie qui n’empêchait pas l’OM de sombrer encore défensivement et de laisser l’OL reprendre l’avantage (Himbert, 76e). De quoi démotiver le nouvel entrant marseillais ? Loin s’en faut. Dans tous les bons coups, il se muait même en passeur décisif sur le but égalisateur d’Aubameyang (2-2, 81e) et redonner (encore) espoir au peuple ciel et blanc. Avant de conclure son récital en étant au début de l’action menant au but salvateur du héros Aubameyang (3-2, 90+1e).

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Un but, une passe décisive et de précieux points marqués

Très certainement auteur de ses plus belles 45 minutes depuis son arrivée dans le sud de la France - il ne faudra pas non plus oublier sa performance face à l’Ajax - l’intéressé savourait logiquement au coup de sifflet final. «C’est un moment spécial pour moi et pour tout le monde. J’ai réussi à marquer. J’ai réussi à donner le ballon à PEA. Mon but ? C’est un super but, c’est une position que j’aime beaucoup. J’en ai mis pas mal des buts comme ça. C’était un grand moment. C’est important pour les têtes de rester en haut, de rester au contact, de suivre le rythme. Il faut qu’on arrive à enchaîner, c’est un match difficile», confiait-il au micro de L1+.

Quelques minutes plus tard, Habib Beye ne manquait pas non plus de féliciter la performance de l’ailier auriverde. «Je pense qu’Igor, on connaît toutes ses qualités, son but est fantastique. Moi, ce que j’aime chez Igor depuis que je le découvre, c’est ce que je lui ai dit, c’est que je veux le voir jouer avec le sourire, avec le plaisir. Parce que c’est un garçon qui amène énormément de joie au quotidien et qui mérite ce qu’il a vécu ce soir, un peu à l’image d’Auba et ce doublé». Quatrième de Ligue 1 et revenu à deux petites longueurs de son adversaire du soir, l’OM peut quoi qu’il en soit remercier Igor Paixão. Et les supporters phocéens ne devraient pas patienter bien longtemps avant de le revoir sur les terrains…

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