OM : André Villas-Boas se place en première ligne

Très cash après la défaite face à Porto, l'entraîneur de l'OM André Villas-Boas s'est de nouveau présenté face à la presse. S'il a reconnu la honte éprouvée devant la prestation de ses hommes en Ligue des Champions, le Portugais n'a pas voulu les accabler et s'est placé en première ligne.

Steve Mandanda et André Villas-Boas discutent lors d'un entraînement de l'OM
Steve Mandanda et André Villas-Boas discutent lors d'un entraînement de l'OM ©Maxppp
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C'était une conférence de presse très attendue ce jeudi au centre d'entraînement Robert Louis-Dreyfus. Deux jours après la débandade face à Porto, qui avait déjà généré des commentaires forts de la part de l'entraîneur olympien, André Villas-Boas savait qu'il serait confronté à des questions sur le match loupé de ses hommes et sur la manière de redresser la barre, dès vendredi contre Strasbourg. Tout de suite, il a évoqué une réunion plus longue que d'habitude avec les joueurs dans la foulée de sa conférence de presse. Pour pousser un coup de gueule ? « J'ai besoin d'un peu de jours pour digérer les choses, je ne parle jamais à la fin des rencontres. C'est mon style. Même pas hier. J'ai un peu de choses sur lesquelles échanger », a-t-il assuré.

Il va donc longuement débriefer ses ouailles après un match qui a laissé un goût plus qu'amer à tous les amoureux de l'OM. AVB, qui n'avait pas spécialement envie de s'étendre sur la défaite, est quand même revenu à plusieurs reprises sur le sujet. « C'était un match pathétique de toute façon, on n'était pas au niveau. Ce n'est pas le système, ou Payet en 10. À chaque fois, vous cherchez les solutions pour les problèmes. Le foot reste le foot. On a perdu car on était tellement mauvais qu'on a rapporté une défaite honteuse et ridicule. Rien à ajouter. On doit faire mieux, travailler. Ce n'est pas à cause des supporters et journalistes, des amis de Di Meco, des textos de Di Meco, des entraîneurs qui veulent venir ici, qu'on va s'arrêter de travailler. On sait qu'on n'est pas à la hauteur de l'histoire du club, moi le premier. On va continuer, match après match. »

AVB répond aux critiques et défend ses joueurs

Alors, agacé par les critiques constantes AVB ? Pas du tout à l'écouter. « J'accepte les critiques. Je suis plutôt pragmatique. Dans les matches aussi parfois. Le jour où je ne suis pas au niveau des attentes de l'OM, je suis le premier à le reconnaître. J'ai dit aux supporters que je n'étais pas ici pour l'argent, pour aller dans un autre gros club, ou améliorer ma carrière. » Pour autant, il ne veut pas donner plus de crédit que cela aux remarques permanentes sur les choses à améliorer. « Il ne faut pas faire de la démagogie. À chaque fois que je me présente ici, vous me présentez les préoccupations des supporters. Mais le foot ne fonctionne pas comme ça. Pourquoi ? Ce n'est pas parce que tu demandes quelque chose que les choses vont changer comme souhaité. Si les choses ne fonctionnent pas, ceux qui ont demandé ça vont se cacher aussi ! », répond-il aux entraîneurs d'un jour.

Relancé sur le manque d'envie pointé du doigt mardi soir, AVB s'est placé en première ligne. « On a déjà fait la problématique du système, après il y a la problématique de la psychologie, après ce sera le physique ? Ce n'est pas comme ça, c'est tout ça en même temps. Ce qui est important, c'est que l'entraîneur croit en ses joueurs, ses joueurs sont les mêmes, l'entraîneur doit faire mieux, et l'entraîneur doit prouver qu'il est au niveau. » Un constat qu'il applique aussi sur le cas personnel de Dimitri Payet. « Si je ne suis pas capable de le remettre au niveau de la saison dernière, c'est moi qui ne suis pas au niveau pour l'entraîner. » Est-ce que les joueurs lui rendront la monnaie de sa pièce après cette nouvelle tribune digne d'un avocat de la défense ?

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