Stade Rennais : quel bilan pour Julien Stéphan ?

Ce lundi matin, Julien Stéphan a démissionné de son poste d'entraîneur du Stade Rennais. Retour sur un bilan très contrasté.

Julien Stéphan au centre d'entraînement de Rennes
Julien Stéphan au centre d'entraînement de Rennes ©Maxppp
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« Ce matin, le Stade Rennais F.C. a pris acte de la démission de son entraîneur Julien Stéphan. Le club remercie Julien pour ces neuf années passées au sein des « Rouge et Noir » et pour l’ensemble des résultats exceptionnels qu’il a obtenus à la tête de l’équipe professionnelle (qualification pour les huitièmes de finale de la Ligue Europa, victoire en coupe de France et finaliste du trophée des Champions en 2019, qualification en phase de groupe de la Ligue des Champions en 2020). L’ensemble du club lui souhaite le meilleur pour la suite de sa carrière et le remercie à nouveau pour sa totale implication durant toutes ces années. » C'est par ces mots que le Stade Rennais a officialisé la nouvelle du départ de Julien Stéphan ce lundi matin après un week-end où le SRFC a concédé une défaite contre l'OGC Nice (1-2).

La série de sept matches sans victoires (cinq défaites, deux nuls) a donc sonné le glas de l'aventure du fils de Guy Stéphan, l'adjoint de Didier Deschamps chez les Bleus. En plus, rien ne dit que cette tendance allait s'inverser alors qu'arrivent les rencontres contre l'Olympique Lyonnais et celle en retard contre l'Olympique de Marseille. Ce lundi matin, le club breton pointe à une piteuse neuvième position avec seulement 38 petits points alors qu'on les annonçait comme le nouvel épouvantail de l'Hexagone.

Des terribles séries

Cette étiquette a été posée sur leur dos depuis l'arrivée de Julien Stéphan en décembre 2018 après la mise à pied de Sabri Lamouchi. Car il faut dire que si on regarde en termes de palmarès, cela n'est pas loin d'être exceptionnel pour un club comme le SRFC. D'abord, la victoire en Coupe de France face au Paris Saint-Germain (2-2, 6-5 t.a.b.). La même année, en Ligue Europa, ils éliminent le Betis Séville (3-3 puis 1-3) et filent en huitièmes pour affronter Arsenal. Ils y auront cru en l'emportant 3-1 à l'aller, mais seront défaits au retour 3-0. Enfin, il a aussi réussi à qualifier les Rennais pour la Ligue des Champions, à la fin de la saison dernière, les faisant entrer, pour la première fois dans la cour des grands.

Mais ce bilan (110 matches toutes compétitions confondues pour 49 victoires, 24 nuls et 37 défaites) qui est le meilleur depuis 10 ans pour un technicien à la tête du Stade Rennais (1,6 point par match avec 44,2 % de victoires) reste à nuancer tout de même. Car des spirales négatives, comme celle actuelle, Julien Stéphan en a connu quelques-unes. Par exemple, avant la victoire en Coupe de France contre le Paris SG, Rennes n'avait gagné qu'une seule rencontre (contre Brest) en dix rencontres (cinq défaites et quatre nuls). L'année passée, la fin de saison (en février avec la Covid-19) a été terrible. Entre le premier match de janvier et le dernier le 26 février, il y a eu dix rencontres et une nouvelle fois Rennes n'en a remporté qu'une (quatre nuls et cinq défaites).

Julien Stéphan laissera donc quoiqu’il arrive une trace au sein du club breton. Si les supporters garderont en tête la victoire en Coupe de France ou l’épopée en Ligue Europa, il restera tout de même un sentiment de gâchis et d’inachevé. Si l’éclosion Eduardo Camavinga restera l’un de ses plus beaux coups, le manque de lisibilité tactique et la difficulté à trouver une animation offensive cohérente auront plombé son expérience à la tête du banc rennais.

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